La sécurité est un élément clé pour le vivre ensemble dans la société. Les habitants de Niamana, N’Tabacoro Attbougou et village sont confrontés à cette dure réalité. La proximité de ces villages ou quartiers avec la ville de Bamako a malheureusement favorisé le développement d’une pègre locale.
Le phénomène est en passe de devenir le quotidien des habitants de ces secteurs. Presque chaque jour qui passe, on dénombre dans le meilleur des cas, un ou deux cas de vols ou de braquages. Plus les jours passent, plus l’insécurité à tendance à s’amplifier et les habitants désemparés ne dorment plus que d’un seul œil. Les malfrats quant à eux, ne ratent aucune occasion de sévir.
Ali Coulibaly, un habitant de Niamana ne dira pas le contraire, lui qui a mis fin à ses déplacements pour la prière de l’aube (Fajr) par précaution. Selon cet enseignant, son secteur est devenu un nid de bandits. « Auparavant, les gens pouvaient circuler à leur guise, vaguer à leurs occupations, mais actuellement, c’est le contraire. Depuis le crépuscule, ce n’est pas possible de circuler dans la rue avec sa moto et le téléphone en main sans que des bandits ne viennent vous braquer avec un couteau ou une arme à feu », confie le formateur qui signale que la police est alertée quotidiennement, sans cesse.
Face à la situation, le quinquagénaire préconise l’éclairage public des rues, une collaboration étroite entre la police et la population. Il insiste aussi sur la sensibilisation des jeunes qui, pense-t-il, sont auteurs ou complices des actes. Mamadou Ganega abonde dans le même sens. Gardien d’une cour, le jeune homme de la vingtaine d’années atteste que l’insécurité est leur quotidien.
Il explique qu’il y a quelques jours, la fillette de son voisin a échappé de justesse à un enlèvement par un individu circulant à moto. La môme n’aura son salut que grâce à l’intervention d’une connaissance de passage. « C’est rare de voir les policiers dans les secteurs de Niamana, il faut la présence d’une équipe de patrouille dans les rues dans la journée et la nuit », recommande-t-il.
Autre lieu, même réalité- De l’autre côté de la voie goudronnée dans les secteurs de N’Tabacoro (Attbougou et Village), c’est la même situation d’insécurité qui prévaut. L’électricien Zoumana Konaté, domicilié dans ce secteur ne cache pas son amertume face au phénomène d’insécurité dont ils font face à longueur de journée. L’homme explique que les individus qui sèment l’effroi évoluent en groupes de deux ou trois sur une moto Djakarta et malheur à celui ou celle qui aura la malchance de croiser leur chemin.
Encore, ce qui est le plus inquiétant à N’Tabacoro Attbougou, précise-t-il, c’est la vente des stupéfiants, car dit-il, ce sont les jeunes dealers qui s’adonnent à ces infractions. « Ils le font au vu et au su de tout le monde, même le commissariat de police est au courant. Actuellement, le plus fréquent, c’est le vol à l’arrachée. Il est difficile de circuler seul avec un téléphone, un sac ou un portefeuille sans qu’on ne te les arrache. Cela est monnaie courante, ils le font à tout moment dans le secteur de N’Tabacoro Attbougou. Il y a des victimes partout ici quel que soit la nature de l’infraction : vol par effraction, cambriolage, braquage etc. », ajoute-t-il.
L’éclairage des rues du secteur, interdire la vente des stupéfiants et la présence constante des agents dans les alentours sont, entre autres, des pistes proposées par Zoumana pour contrer le phénomène qui va crescendo. Aïchata Cissé, une autre habitante de ce quartier soutient que les filles sont plus visées par l’insécurité. La juriste de formation, explique cela par la prédominance des vols à l’arrachée dont elles sont les cibles à longueur de journée.
La trentenaire indexe l’addiction des jeunes aux stupéfiants comme première source du phénomène. À N’Tabacoro Attbougou, si ces jeunes n’ont pas trouvé l’argent pour s’offrir de la drogue et calmer leur désir, forcément ils vont voler pour se le procurer, fait savoir celle qui pense qu’il faut mettre fin à la consommation des stupéfiants, cela avec la collaboration active de la population avec la police.
Pour Moumine Coulibaly, N’Tabacoro est devenu un nid de bandits, « ils viennent s’installer dans les maisons inhabitées et la nuit, ils sortent pour aller commettre leur forfait dans une autre localité. Et dans la journée, lorsque les gens sont au service, ils viennent avec de véhicules pour dévaliser les maisons ciblées ». Il est appuyé par Diakaridia Kouyaté. Cet assistant médical qui a été victime du vol de ses barres de fer indique que le phénomène le plus fréquent actuellement est le vol à l’arrachée, et celui des portes et fenêtres des habitations.
Implanter un commissariat de police- Face au phénomène qui va crescendo, les autorités ont, pour atténuer la situation, à défaut de le circonscrire définitivement, jugé nécessaire d’implanter un commissariat de police. Le premier responsable, Mamoudou Sanogo, fait savoir que son unité couvre couramment les secteurs de Niamana, N’Tabacoro Attbougou et village et Sabalibougou courani. Selon lui, c’est un vaste espace quadrillé par ses hommes, selon leurs moyens. S’il faut le croire, ses hommes sont à pied d’œuvre jour et nuit pour traquer les bandits. Ils ont fait des exploits car plusieurs délinquants ont été déférés devant qui de droit. Ces exploits ont été possibles grâce à la collaboration de la population.
« Nous faisons de notre mieux pour circonscrire le phénomène dans nos secteurs de compétence. Mais cela n’est pas efficace sans la collaboration de la population victime potentielle de ces bandits. Parce que dans ces secteurs, il y a beaucoup de maisons inhabitées et il se trouve que celles-ci sont occupées par des bandits qui, après leur forfait, partent se réfugier dans ces locales donc sans la collaboration des habitants, les résultats restent maigres, car la police à une compétence limitée pour faire sortir les gens de la maison, a-t-il indiqué précisant que l’une des forces de la police reste la collaboration de la population. Même si le principal ne le confie pas, il est patent que cette unité n’est pas en mesure de déjouer tous les coups des bandits, faute de moyens roulants.
Selon nos constats, il est très difficile qu’un seul commissariat avec peu de moyens puisse couvrir cette vaste zone de Niamana, N’Tabacoro Attbougou et village, Sabalibougou-courani. La preuve, ledit commissariat ne dispose qu’un seul véhicule pour les patrouilles, les interventions aussi bien que les déferements devant le parquet. Quant à la Brigade de recherches, maillon essentielle dans la traque de ces bandits, elle évolue sur motos Djakarta.
Toute chose qui explique certaines difficultés d’intervention. En attendant d’éradiquer le fléau, les habitants de ces secteurs continuent d’être victimes de braquages à main armée. Certains estiment que les éléments de sécurité peuvent encore mieux faire pour que leurs zones soient débarrassées de la racaille.
Tiedié DOUMBIA
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