De sa profession de
ferrailleur à sa mutation au voleur dans les chantiers, il n’y avait qu’un seul
pas que le nommé O.D a allègrement franchi. Raison pour laquelle il doit
incessamment comparaitre devant les juges du Tribunal de Grande Instance de la
Commune III du District de Bamako pour répondre
de ses actes. A environ 18 ans seulement, ce garçon connu par ceux qui l’ont côtoyé
comme un ferrailleur, avait en réalité une autre corde à son arc.
Il s’était mué en véritable
voleur dans les chantiers des maisons. Pis, OD n’hésitait pas à les commettre
ses actes délictueux dans les chantiers
où lui même était employé. D’où toute la facilité pour lui d’accéder à ses
butins, notamment les fils électriques et les carreaux et autres objets qu’il
pouvait facilement écouler sur le marché noir. Ce garçon aura vécu ainsi durant
une longue période au cours de la quelle il semble avoir fait de nombreuses
victimes parmi les propriétaires de chantiers dans lesquels lui même était généralement
employé à Koulouba. Chaque chose a une fin, dit on.
L’indélicat ouvrier a été finalement découvert, coincé et pris à la suit d’une de ses opérations. Il a finalement été conduit dans les locaux du commissariat de police sus cité, que dirige le Commissaire Divisionnaire Santigui Kamissoko. Son dossier a finalement été renvoyé chez les juges.
Technique quasi
imparable
C’était un dimanche
dans un des multiples chantiers de Koulouba. Ce chantier, selon nos sources,
appartenait à un porteur d’uniforme. Cet homme avait engagé plusieurs ouvriers dont OD qui travaillait sur son
chantier en qualité de ferrailleur. Le patron des lieux savait tout, sauf que
parmi ses ouvriers que lui même avait engagé, il y’avait un véritable voleur.
Ce garçon avait une stratégie de vol classique qui lui permettait de durer dans
la commission de son acte sans que quelqu’un puisse le découvrir un jour.
Du
moins sauf par malchance. Dans la pratique, il travaillait dans les
chantiers pendant la journée. Entre
temps, il ciblait ses butins avant de revenir à la nuit tombée pour de les
faire disparaître ni vu ni connu. Puis il les écoulait au marché noir pour
empocher son argent. D’où cette idée des limiers qui ont traité son dossier,
selon laquelle « ce voleur avait une technique quasiment
imparable ». Cette façon de faire était devenue de la routine chez cet
individu qui avait fait de nombreuses victimes dans le milieu des propriétaires
de chantiers dans le quartier précédemment cité. Pendant un bon moment,
personne n’a pu suspecter en c jeune homme un voleur. Cela a duré un bon moment
jusqu’au jour où la chance l’abandonne.
Le jour des faits
donc, comme il en avait l’habitude, il avait travaillé pendant la journée et
avait déjà ciblé ses butins. A la nuit tombée, il a regagné le même endroit.
Une fois sur place, Il n’aura pas de
difficulté à accéder au chantier dont il connaissait les coins et recoins comme
la paume de ses mains. Très facilement il s’est dirigé vers l’endroit où les
carreaux et fils électriques sont entassés.
En l’absence de toute âme qui y
vive, OD s’est emparé de ces objets. Puis il a disparu dans la nuit noire avec
son butin, comme s’il n’avait jamais passé par là. Pour cette première fois,
les choses se sont bien passées pour lui. Il a très rapidement écoulé son butin
et a empoché son argent sans grand problème. Ce jeune homme est un voleur qui
semble être avide d’argent. Les choses auraient pu s’arrêter là s’il n’avait
pas tenté de revenir dans le même chantier pour commettre les mêmes
infractions. Et cela, en seulement quelques heures d’intervalle.
C’est comme cela qu’il est revenu vers les environs de 14h/15h sur le même chantier pour le même but. Une fois encore, il a facilement pu accéder au chantier. Il était seul face à ses butins certes, mais il savait tout sauf que d’autres personnes pouvaient se trouver dans l’enceinte du chantier. Totalement rassuré, il s’est emparé d’un rouleau de fils électriques entassés dans un coin.
Une posture suspecte
Comme par malheur
pour lui, cette fois-ci, il a été
surpris par ceux qui ont été identifiés plus tard comme étant des proches du
propriétaire du patron des lieux. Même si certains de ces derniers le
connaissaient de vu, le fait qu’ils l’ont surpris dans une posture suspect,
cela a réveillé leurs soupçons. Ils lui ont demandé de leur expliquer les raisons
de sa présence sur place, surtout un dimanche. Au lieu de répondre, le jeune
homme a préféré prendre la tangente pour s’échapper. Ils l’ont pourchassé et
sont parvenus à le coincer pour le prendre.
Quelques minutes d’échange entre le suspect et ses poursuivants ont convaincu ces derniers de comprendre les vraies intentions du jeune homme. Ils l’ont directement conduit dans les locaux du commissariat de police de Koulouba.
Là, chef de la
brigade de recherches (BR), l’adjudant Yacouba N’Tji Diarra dit « l’épervier »
et ses éléments se sont chargés de la suite. Ainsi, O.D a reconnu les faits qui
lui sont reprochés.
Les enquêtes qui s’en sont suivies ont révélé que ce ferrailleur d’un autre genre est en réalité un malfrat aguerri. Il avait dans son viseur les chantiers de construction de Koulouba et ses environs. Avec toutes ces preuves, les policiers n’avaient plus de raisons de s’éterniser avec son dossier. Ils l’ont diligenté pour le renvoyer au parquet du Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako.
Tiedié DOUMBIA
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