Exposition à Bamako Art Gallery : À la découverte de deux talents

«Entre deux» est une exposition des œuvres de deux personnes. L’un des deux artistes est Mariam Niaré, photographe conceptuelle passionnée par l’art depuis son enfance. Celle dont le père était peintre commence la pratique du dessin et de la photographie dès son plus jeune âge.

Publié vendredi 27 mai 2022 à 05:39
Exposition à Bamako Art Gallery : À la découverte de deux talents

  Ses œuvres exposées sont, entre autres, série «héritage» de 2021, inspirée de la géomancie ouest-africaine, notamment des rites de purification par le lait mais aussi par les signes propres à la cosmogonie dogon. Il y a aussi  série «balafres» de 2021 qui a été inspirée par les pratiques de scarification traditionnelles où elle joue avec les entailles et cicatrices qui deviennent des motifs graphiques avec lesquels elle construit ses images, raconte ces visages et ces pratiques oubliées.

Enfin, il y a série « bain démaré» de 2022 fait référence au rituel de purification traditionnel par le lait qui existe dans plusieurs communautés d’Afrique mais aussi antillaises. «Démarré» signifie littéralement en créole «se libérer, se débarrasser de ses entraves».

L’autre artiste est Diakaridia Traoré, un peintre autodidacte, né en 1992 à Bougouni. Ses œuvres livrent une vision personnelle des paradoxes qui animent nos sociétés, soulevant les ambivalences qui nous habitent.

Réunies au sein de la série «Dans le bar», elles s’inscrivent dans une continuité, celle d’un processus de recherche plastique continuel qu’il mène sans relâche. Ses toiles explorent les paradoxes entre les cultures, précisément entre les cultures traditionnelles africaines et celle de l’islam, questionnant le rapport des hommes à la consommation d’alcool, qui autrefois faisait partie des rites initiatiques, aujourd’hui prohibée.

Les thèmes qu’il traite évoquent ainsi les rites qui permettent de passer d’un état à un autre, cet état intermédiaire qui permet de se rapprocher d’une certaine vérité vécue, personnelle et intime, ésotérique ou spirituelle. «Entre deux» est souligné notamment dans leurs procédés respectifs de création qui se déclinent sous une forme sérielle, où préside la recherche de textures, de couleurs, de manières, de formes et de compositions, procédant ainsi par l’exploration originelle. 

 L’ambassadeur de l’Union européenne, Bart Ouvry, a souligné que Bamako Art Gallery a bien combiné les œuvres des deux artistes. «Je trouve que c’est un travail intrinsèque qui roule bien pour la chaîne artistique et culturelle. Mariam Niaré a fait du travail. Elle parle beaucoup de la société malienne. Elle est très perméable et travaille de manière très variée. Quant à Diakaridia Traoré que je suis depuis plusieurs années, il a une démarche très profonde. C’est un homme très ancré dans la culture malienne», a dit le diplomate européen. 

Quant à la directrice déléguée de Bamako Art Gallery, Marie Doussou Sangaré, elle a expliqué que son organisation est un art contemporain qui existe depuis 2019. Elle a souligné que Bamako Art Gallery a pour vocation de donner une visibilité aux artistes maliens qui évoluent dans le domaine de l’art contemporain.

Sinè TRAORE

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Dans le cadre de la Journée mondiale de la photographie que consacre le 19 août de chaque année, le directeur artistique de l’Association Yamarou photo a accordé une interview à L’Essor. Dans les lignes qui suivent, Seydou Camara traite de plusieurs aspects de la photographie contemporaine.

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C’est dans le souci de témoigner de la reconnaissance aux hommes et femmes qui ont porté le combat de la promotion de la femme malienne que la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djènèba Sanogo, a présidé, il y a moins d’une semaine au Centre na.

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Le photographe est sélectionné parmi des dizaines de candidats dans le cadre du programme "Arts visuels" qui accueille chaque année 4 artistes du domaine. Il sera aussi probablement l’une des attractions de la 15è édition de la Biennale africaine de la photographie.

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