La lettre de félicitation adressée a été présentée hier au Premier
ministre Choguel Kokalla Maïga, au cours d’une audience qu’il a accordée au
coordinateur du Programme national de santé oculaire, Pr Lamine Traoré. C’était
en présence du ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou
Sangaré. Ainsi, le Mali est désormais le 7è pays en Afrique et 17è dans le
monde à avoir éradiqué le trachome.
À sa sortie d’audience, Pr Lamine Traoré a indiqué que le
trachome est la principale cause de cécité d’origine infectieuse, qui affecte généralement
les enfants et dont les complications les importantes se voient malheureusement
chez les adultes et essentiellement chez les femmes.
Selon Pr Traoré, l’OMS a essayé beaucoup de méthodes pour éliminer
le trachome sans y parvenir. C’est en 1993 que l’Organisation a mis en œuvre
une nouvelle stratégie appelée la «stratégie chance» consistant à donner
une dernière opportunité pour qu’on puisse éliminer le trachome. C’est donc à
partir de cette stratégie que le Mali a fait une évaluation de la maladie en
1998, qui a montré que tout le pays était endémique, avec des taux de prévalence
chez les enfants de moins de 10 ans,
autour de 34, 9%, et chez les adultes de 15 ans et plus, de 2,5%, a
rappelé l’ophtalmologue.
«Mais actuellement, tous les districts sanitaires du
Mali ont une prévalence inférieure à 5% chez les enfants, et à 1% chez les
adultes de 15 ans et plus», a révélé le visiteur du jour. Il précisera que ces
statistiques constituent les recommandations de l’OMS pour valider un pays par
rapport à l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique. «Nous
avons mis en œuvre cette stratégie-chance depuis plus de 20 ans avec l’appui
des partenaires et nous sommes arrivés à ce résultat-là mais avec énormément de
sacrifices», a-t-il déclaré.
Occasion pour Pr Lamine Traoré de rappeler que le trachome
est une maladie d’abord tropicale qui était endémique pour avoir touché énormément
de personnes. « Aujourd’hui, ce n’est plus une préoccupation en matière de
santé publique. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas un seul cas de
trachome. Dans la mesure où c’est une maladie causée par une bactérie.
On ne
peut pas éradiquer la bactérie. Mais on fait en sorte que les capacités de
nuisance de la bactérie soient réduites au strict minimum. C’est-à-dire que très
peu de personnes vont être touchées par cette maladie », a expliqué le spécialiste.
Il a ensuite rassuré que la structure a déjà mis en place un système de contrôle
parce qu’il y a toujours des cas incidents, des nouveaux cas qui peuvent
arriver. « Nous avons formé du personnel non ophtalmo au dépistage, et mis
au niveau des centres de santé de référence, des kits par rapport à la
chirurgie, les complications… », a-t-il soutenu.
Pr Traoré a rappelé que l’Institut d’ophtalmologie tropicale de l’Afrique (Iota) de Bamako était appelé jadis Institut du trachome pendant la colonisation. Il était basé à Dakar avant d’être transféré dans la capitale malienne en 1953, avec comme mission principale de lutter contre le trachome.
Aboubacar TRAORE
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