Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités 2024 de la Journée internationale de lutte contre ces pratiques, commémorée le 30 juillet dernier
C’était hier au Centre de formation de
l’environnement et développement du tiers monde (Enda-Mali) à Sébénikoro. La
cérémonie de remise a été présidée par la chargée de mission au ministère de la
Justice et des Droits de l’Homme, Mme Yassogou Laurence Douyon, en présence du
directeur exécutif d’Enda-Mali, Baba Diarra.
Cette initiative s’inscrit
dans le cadre des activités 2024 de la Journée internationale de lutte contre
la traite des personnes, commémorée le 30 juillet dernier. Entièrement financés
par le budget national, ces dons sont composés de 20 tonnes de riz blanc,
autant de tonnes de riz étuvé, 200 paquets de pâte alimentaire, 50 bidons
d’huile de 20 litres, 100 paquets de lait en poudre de 5 kg. S’y ajoutent 100
sacs de sucre de 50 kg et autant de cartons de 20 morceaux de savon.
Le phénomène de la traite
des personnes est une triste réalité dans le monde, a relevé la chargée de
mission au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Mme Yassogou
Laurence Douyon a indiqué que le Mali, à l’instar des autres pays en Afrique,
souffre de ce crime grave qui implique plusieurs violations des droits de
l’Homme «par des trafiquants sans foi ni loi».
D’après elle, ces derniers
utilisent leurs victimes dans la prostitution ou d’autres formes d’exploitation
sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques
analogues, la servitude ou le prélèvement d’organes. «Les réseaux criminels
utilisent les aspirations de ceux qui vivent dans la pauvreté et la recherche
de meilleures vies, pour les entrainer dans des situations de pires formes
d’exploitation», a-t-elle expliqué.
Chaque année, a ajouté la
chargée de mission, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont victimes
de cette pratique. Tous les Etats sont affectés par le phénomène de la traite
des êtres humains, soit en tant que pays d’origine, de transit ou de
destination des victimes, a-t-elle relevé.
Et d’ajouter que notre pays se
trouve dans ces trois positions.
Rappelant la résolution des Nations unies
contre la criminalité transnationale organisée, la représentante du Garde des
Sceaux est revenue sur les efforts du Mali pour lutter contre la traite des
personnes sous toutes ses formes. Parmi lesquels efforts, elle a cité la mise
en place du Comité national de coordination de la lutte contre la traite des
personnes et les pratiques assimilées, la création d’autres structures de lutte
comme le Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre la cybercriminalité.
Bembablin DOUMBIA
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