Photo de famille des participants après la cérémonie de lancement du projet
Le Mali fait face à une crise humanitaire
complexe provoquée essentiellement par les conflits armes, les déplacements
massifs des populations et les catastrophes naturelles. Ces fléaux affectent
profondément nos compatriotes notamment les femmes et les jeunes qui méritent
une attention particulière afin de les aider à y faire face.
Dans ce contexte difficile, l’accès aux services de santé sexuelle et
reproductive, ainsi que la prévention et la réponse aux Violences basées sur le
genre (VBG) sont nécessaires pour le développement et le bien-être de tous.
Pour répondre à ces enjeux, le Fonds des Nations unies pour la population
(UNFPA), en partenariat avec le ministère de la Promotion de la Femme, de
l’Enfant et de la Famille et le département en charge de la Santé, a lancé,
jeudi dernier, le projet dénommé : «Sauver des vies, promouvoir la résilience :
fourniture des services intégrés de santé sexuelle et reproductive, de
prévention et réponse de la violence basée sur le genre dans les contextes
humanitaires». Le projet est financé par l’Agence coréenne de coopération, en
anglais Korea International Cooperation Agency (Koica), à hauteur d’un peu plus
de plus 2 milliards de Fcfa pour le Mali sur un budget régional estimé à plus
de 14 milliards de Fcfa. D’une durée de 3 ans, le projet intervient dans les
régions de Ségou et Mopti.
La cérémonie officielle de lancement de ce
programme était présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de
l’Enfant et de la Famille, Dr Coulibaly Mariam Maïga, en présence du
représentant résident de l’UNFPA, Mohamed Lemine Mohamed Beiba, du directeur de
l’Office national de la santé de la reproduction (ONASR), Dr Ben Moulaye Idriss
Haïdara. Le directeur de Koica, Kyungmoo Jun, a participé virtuellement à la
rencontre.
L’objectif principal est d’accroitre la disponibilité de services de santé sexuelle
et reproductive (SSR), lutter contre les VBG. Mais aussi d’améliorer l’accès
aux services de SSR vitaux, y compris la planification familiale, les soins de
santé maternelle et le traitement contre le virus du Sida et les autres
infections sexuellement transmissibles (IST). Il s’agit également de renforcer
les capacités des établissements de santé et des points de prestation de
services communautaires ciblés. Cela afin de fournir des services de SSR
intégrés de qualité.
Le représentant résident de l’UNFPA a
expliqué qu’en 2024, le plan de réponse humanitaire a estimé à 7,1 millions le
nombre de personnes qui ont besoin d’une assistance humanitaire au Mali dont
23% de femmes et 54% d’enfants. Face à ces besoins immenses, ajoutera Mohamed
Lemine Mohamed Beiba, la communauté humanitaire concentre ses efforts pour
sauver des vies, alléger les souffrances causées par les chocs récurrents,
notamment les conflits, les urgences sanitaires, les sécheresses et les
inondations.
L’objectif, selon lui, étant d’améliorer
l’accès équitable et sécurisé aux services essentiels. Pour lui, la réponse
humanitaire ne suffit pas pour combler tous les besoins. Il est également
essentiel de renforcer les structures locales, de développer les capacités du
personnel et d’appuyer les réseaux communautaires de base, a-t-il suggéré. De
son côté, la ministre chargée de la Promotion de la Femme a rappelé que dans le
monde, il est prouvé que les conséquences des conflits frappent les communautés
dans leur ensemble.
Mais, elles affectent plus particulièrement les femmes et les filles du fait de
leur statut social et de leur sexe, a relevé la ministre Maïga. Selon elle, il
s’agit principalement de l’insécurité physique et économique, des risques
accrus de violences, de blessures et de la séparation des familles, etc. Elle a
rappelé que son département accompagne les femmes et les filles et est à pied
d’œuvre pour la mise en œuvre de la Politique nationale genre.
Le directeur de Koica a remercié les initiateurs du projet pour le bien-être des personnes vulnérables. Celui de l’ONASR d’ajouter que ce projet est venu à point nommé pour compléter les actions de l’État dans le domaine humanitaire.
Amsatou Oumou TRAORE
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