CNREX-BTP : Le besoin de restructuration se fait sentir

Pour répondre aux difficultés qu’il connaît, le Centre national de recherche et d’expérimentation en bâtiment et des travaux publics (CNREX-BTP) a inscrit plusieurs actions dans son programme de 2023.

Publié vendredi 30 décembre 2022 à 07:29
CNREX-BTP : Le besoin de restructuration se fait sentir

Le Centre affiche des ambitions légitimes pour 2023

Il s’agit de l’adoption des textes régissant la cession de services rendus par le Centre, la réalisation des avant-projets sommaires des travaux d’envergure nationale et le contrôle de conformité des essais réalisés par les laboratoires privés. Autres actions importantes annoncées sont l’acquisition d’équipements techniques de laboratoire et le renforcement de la collaboration avec les institutions d’enseignement supérieur et les laboratoires étrangers.

Ces informations ont été données hier par la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, à la faveur de la 28è session du conseil d’administration du CNREX-BTP. Le directeur général dudit Centre, Amadou Coulibaly et les administrateurs y ont pris part.

Outre le projet de programme d’activités et le budget au titre de 2023, les administrateurs ont examiné le point d’exécution des recommandations de la session précédente, ainsi que le rapport d’activités et les comptes financiers du Centre au 30 novembre 2022.

Pour l’année 2022, le budget du CNREX-BTP s’élevait à 1,12 milliard Fcfa. Sur ce montant, le Centre n’a pu recouvrer qu’environ 270 millions Fcfa, soit un taux de recouvrement de 24 %. Afin d’améliorer la situation de ses caisses, le Centre compte revoir les textes relatifs à sa création et ses modalités de fonctionnement, en « instituant une redevance recherche au profit du CNREX», a annoncé le directeur général Amadou Coulibaly. Et à la ministre Mme Dembélé Madina Sissoko d’ajouter que cette relecture des textes est nécessaire pour permettre au Centre d’optimiser ses ressources humaines, matérielles et financières.

Pour la ministre des Transports et des Infrastructures, le besoin de restructuration du Centre se fait sentir ardemment. Elle a évoqué les multiples difficultés qui assaillent la structure, en soulignant sa faible implication dans les travaux d’envergure nationale et l’insuffisance des matériels et équipements de laboratoire. Mme Dembélé Madina n’a pas passé sous silence l’insuffisance des ressources humaines et financières.

« Le contexte sécuritaire et sanitaire, les sanctions illégales et injustes de la Cedeao et de l’Uemoa, la crise mondiale née du conflit en Ukraine ont impacté la réalisation du programme d’activités 2022 du CNREX-BTP », a-t-il expliqué. À cause de ces facteurs, le Centre n’a pu réaliser ni les travaux prévus avec la direction générale des routes ni les sessions de formation continue du personnel.

Cependant, des activités importantes ont été menées avec succès. Le Centre a réussi à faire adopter un décret fixant les conditions de qualification et de classification des laboratoires spécialisés dans les études géotechniques au contrôle de qualité des sols et des matériaux de construction.

Il a également réalisé des relevés de dégradations sur environs 4.700 km de routes et effectué (hors programme) des essais de déflexion à l’aide du réflectomètre à masse tombante sur la piste d’atterrissage du nouvel aéroport international de Ouagadougou. S’y ajoutent les études de sols de fondation des pylônes de haute tension entre Kati et Manantali, d’un bâtiment à l’Hôpital du Point G et d’une usine de ciment à Dio.

«Les actions réalisées se révèlent timides, par rapport à l’expérience administrative et l’activité professionnelle du Centre», a jugé la patronne des Transports et Infrastructures. Pour elle, le budget 2023 devra permettre au Centre de relancer ses activités en vue d’une meilleure adéquation entre ses missions, ses ressources, son organisation et sa gestion.

Babba COULIBALY

Lire aussi : INSP: Des résultats appréciables en 2025

Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..

Lire aussi : VIH-Sida : Sous le poids de la discrimination et de la stigmatisation

Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.

Lire aussi : École publique du Quartier/Mali: Des anciens élèves offrent des vivres à leurs enseignants

Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.

Lire aussi : Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Lire aussi : Complexe numérique de Bamako : Des difficultés persistantes

Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.

Lire aussi : Ramadan : Faible engouement pour les jus industriels

Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.

Les articles de l'auteur

Affaire Wave : Le décryptage dE Mamadou Coulibaly

L’expert en audit stratégique des filières économiques soutient que la régulation du secteur du mobile money au Mali nécessite d’équilibrer la concurrence, d’harmoniser les tarifs et de renforcer la sécurité des consommateurs.

Par Babba COULIBALY


Publié mercredi 11 mars 2026 à 08:47

Axes Bamako-Kati : Les travaux s’accélèrent après un temps d’arrêt

Le constat a été fait hier par le directeur général des routes, Cheick Oumar Diallo et son équipe. Les deux chantiers coûteront plus de 92 milliards de Fcfa.

Par Babba COULIBALY


Publié vendredi 27 février 2026 à 08:54

Modibo Mao Makalou : «Le code minier de 2024 fait bondir les recettes minières de l’État de 547 à 835 milliards de Fcfa»

Le secteur minier malien connait d’importantes réformes à travers un nouveau code qui prévoit un contenu local afin que l’or puisse briller pour tous les Maliens. Le secteur stratégique des mines contribue déjà fortement au budget national. Dans ce décryptage, l’économiste Modibo Mao Makalou aborde les questions relatives à la souveraineté minière, au nouveau code minier, ainsi que les recettes d’exportation et fiscales générées par le secteur minier.

Par Babba COULIBALY


Publié mercredi 25 février 2026 à 08:49

Assemblée consulaire de la CCIM : Plusieurs points à l’ordre du jour

L’assemblée consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), session 2026, s’est tenue hier au Parc des expositions de Bamako. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en présence du président de la CCIM, Madiou Simpara, des membres de l’institution consulaire et des délégués..

Par Babba COULIBALY


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:49

Madani Dravé, DG de EDM-SA : «Notre objectif, c’est une fourniture plus maîtrisée et plus stable»

Aujourd’hui, la priorité est la mise en service complète des infrastructures existantes, dont certaines sont à l’arrêt depuis quelques années.

Par Babba COULIBALY


Publié jeudi 19 février 2026 à 08:46

Fédération nationale des mines et de l’Énergie du Mali : Moussa Coulibaly rempile

Le secrétaire général (sortant) de la Fédération nationale des mines et de l’Énergie du Mali (FENAME), Moussa Coulibaly , a été reconduit à son poste pour un mandat de cinq ans. Il dirige un bureau de 36 membres, en plus des 7 membres de la Commission de vérification..

Par Babba COULIBALY


Publié lundi 09 février 2026 à 09:02

Foires de fin d’année : Madiou Simpara satisfait de l’organisation

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara a visité, jeudi dernier, les foires d’exposition de fin d’année. Premier site visité: l’esplanade du Stade du 26 Mars où se déroule la Foire de fin d’année (FIAMA), une initiative de l’Union des associations des commerçants détaillants du Mali..

Par Babba COULIBALY


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:51

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner