Le planning du projet prévoyait une mise en service graduelle avec l’arrivée des premiers 25 MW sur le réseau pour mi-avril 2022 et la mise en service totale pour fin juin 2022
La mise en service de la centrale de Sirakoro d’une capacité
de 100 mégawatts est prévue courant troisième trimestre 2022. L’annonce a été
faite par le directeur général de la Société énergie du Mali (EDM-SA) vendredi
dernier à la Maison de la presse. Oumar Diarra intervenait lors d’une
conférence de presse qu’il a animée à la suite de la visite du chantier par la
presse.
Ce périple a été guidé par le chef du projet de la centrale
de Sirakoro, Ousmane Coulibaly. Il a permis aux hommes des médias qui y ont
participé de s’imprégner de ce vaste chantier, dont les travaux ont démarré en
décembre 2020. Le planning du projet prévoyait une mise en service graduelle
avec l’arrivée des premiers 25 MW sur le réseau pour mi-avril 2022 et la mise
en service totale pour fin juin 2022, explique Ousmane Coulibaly.
Cette visite a concerné les trois composantes de la
centrale : stockage des hydrocarbures, salle des machines et évacuation.
Dans la salle des machines, tous les équipements (alternateurs, moteurs) ont
été installés.
Les raccordements sont en train d’être faits à l’intérieur. Il
reste à raccorder l’alternateur et le moteur. Ce travail sera fait lorsque la
salle sera entièrement couverte, précise le responsable. Le poste élévateur qui
permet d’évacuer l’énergie vers le nouveau poste est déjà terminé. Il manque le
câble devant relier les différents équipements en aérien ainsi que le câble
principal qui va relier la centrale de Sirakoro et le poste sur environ 1 km,
dit-il à la presse.
«Ces câbles ont fait les frais de l’embargo, puisqu’ils
sont arrivés au Port d’Abidjan après l’entrée en vigueur de cette sanction et
n’ont pas pu être acheminés jusqu’à présent sur Bamako», signale le chef du
projet. Selon lui, il est prévu avec l’entreprise de dérouter ces expéditions
sur Dakar pour pouvoir les acheminer vers Bamako. «À ce jour, le taux réel de
réalisation des travaux de ce projet est de 85%.
Contractuellement, la centrale
devrait être terminée le 22 avril 2022. «Malheureusement, nous avons eu des
contraintes au démarrage dues à certaines populations riveraines, les problèmes
de transport, de logistiques liés à l’encombrement du fret maritime et
l’embargo. C’est ce qui fait que le projet n’est pas achevé», indique Ousmane
Coulibaly.
De son côté le directeur général a fait le point de la
situation technique et financière d’EDM-SA. Oumar Diarra reconnaît qu’EDM-SA se
trouve dans une situation technique très précaire, avec une offre d’énergie
insuffisante pour la couverture de la demande en période de forte consommation,
de grandes difficultés de transit de l’énergie et des interruptions de
distribution d’énergie du fait de la surcharge sur son réseau de
distribution.
À l’en croire, la société est structurellement déséquilibrée
depuis des décennies, du fait des coûts supérieurs au prix de vente de
l’électricité à la clientèle. Selon lui, une partie de ce déficit est
refinancée par l’état à travers une subvention d’exploitation au bénéfice de la
clientèle. Mais, le résultat cumulé à fin 2020 présentait un déficit de plus de
200 milliards de Fcfa, avec une dette fournisseurs d’exploitation insoutenable
d’environ 150 milliards de Fcfa.
Pour y faire face, EDM-SA a élaboré un Plan de développement
quinquennal du sous-secteur de l’électricité sur la période 2022-2026, selon le
dirigeant. Ce Plan ambitionne d’atteindre à terme l’équilibre opérationnel et
financier, tout en poursuivant l’amélioration de la continuité du service et
l’augmentation du taux d’accès à l’électricité. Une place importante sera
réservée aux énergies renouvelables (hydroélectrique et solaire) et aux
interconnexions à travers l’accès aux marchés de l’électricité de la Communauté
économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). L’objectif recherché étant,
selon lui, de réduire la part de la production thermique à l’horizon 2026.
Sa mise en œuvre coûtera environ 2.300 milliards de Fcfa
dont 1.300 milliards pour les projets s’inscrivant dans le cadre du partenariat
public-privé (projets déjà dans les tuyaux : contrats de concession et
d’achat d’énergie signés), précise le directeur général.
«500 milliards de Fcfa
sont déjà mobilisés auprès des bailleurs institutionnels traditionnels
classiques que sont l’Agence française de développement (AFD), la Banque africaine
de développement (Bad), la Banque mondiale, la Banque européenne
d’investissements (BEI), la Banque islamique pour le développement (BID), la
Banque d’investissements pour le développement communautaire (BIDC), la Banque
ouest africaine de développement (Boad), Danida, Exim-Bank India et I’Union
européenne.
Le reliquat de 500 milliards de Fcfa sera mobilisé auprès
d’investisseurs lors de la table ronde des investisseurs qui se tiendra avant
fin 2022», assure Oumar Diarra. À titre de rappel, le plan de développement
quinquennal qui s’insère dans le Plan stratégique à l’horizon 2040 a été
approuvé en conseil des ministres du mercredi 30 mars 2022.
Dans le cadre de la lutte contre la fraude qui aggraverait le déséquilibre entre l’offre et la demande, 2.181 cas d’anomalies ont été détectés dont 1.206 branchements directs, sur les 37.577 contrôles effectués en 2021 par les services de sa structure, explique Oumar Diarra. Il s’agit, selon lui, des cas de connections directes sur le réseau sans passer par un compteur.
Babba COULIBALY
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.