Les Lions indomptables et les Pharaons se sont affrontés 24 fois, toutes compétitions confondues. Pour le moment, les égyptiens totalisent 12 victoires contre la moitié pour les Camerounais et 7 nuls
Les deux pays les plus titrés du continent,
l’Egypte (7 titres) et le Cameroun (5 sacres) s’affrontent aujourd’hui au stade
Olembe de Yaoundé pour une place en finale de la 33è édition de la CAN. Ce choc
des étoiles fait saliver toute la planète foot d’Afrique et s’annonce comme une
finale avant la lettre.
Il y a cinq ans (2017), les Lions indomptables et les
Pharaons s’étaient affrontés en finale et le choc avait tourné à l’avantage des
Camerounais menés 1-0 au tableau d’affichage, mais qui ont réussi à renverser
leurs adversaires grâce notamment à l’attaquant Vincent Aboubakar, auteur du
but de la victoire en toute fin de rencontre (85è min, 2-1).
Pour les
statistiques, le Cameroun et l’Egypte se sont rencontrés 24 fois, toutes
compétitions confondues pour 12 victoires égyptiennes, 6 du côté des Lions
indomptables et 7 matches nuls.
Sur le papier, la balance penche donc du côté
des Pharaons qui ont remporté leur dernier titre en 2010 en Angola (victoire
1-0 contre le Ghana), éliminant au passage le Cameroun en quart de finale (3-1
après prolongations).
Les hommes du Portugais Carlos Queiroz se sont
qualifiés pour le dernier carré, en écartant les Lions du Maroc, défaits 2-1,
au terme d’un match houleux et âprement disputé.
Menés au tableau d’affichage,
les Pharaons ont d’abord égalisé par l’inévitable Mohamed Salah, avant de
marquer le but de la victoire par Trezeguet qui concluait ainsi un coup de génie
de Moh Salah. Les sextuples champions d’Afrique arrivent en demi-finale en
étant l’une des meilleures défenses de la CAN (seulement deux buts encaissés en
cinq matches) et avec une attaque capable d’être clinique à tout moment.
La sélection égyptienne ambitionne de disputer
la finale et remporter la coupe pour faire oublier la grosse désillusion de la
précédente édition qui s’était déroulée en 2019 sur les bords du Nil
(élimination en huitième de finale).
«Vous savez, la CAN est une compétition qui
est dure pour tout le monde, souligne Mohamed Salah. L’Algérie a été éliminée
alors qu’elle avait gagné en 2019 et qu’elle a une grande équipe, le Sénégal a
eu du mal à se qualifier pour les demi-finales.
Le Nigeria était la meilleure
équipe de la phase de poules mais a perdu dès les huitièmes de finale. Pour
gagner, il faut être là à tous les matches, et pour l’instant, on est là».
Interrogé sur le futur adversaire de son équipe, le canonnier de Liverpool a
dit qu’il ne prenait pas le pays hôte à la légère.
«Le Cameroun ? Ce sera
difficile. On sait qu’ils n’ont plus perdu ici chez eux depuis plus de 40 ans…
Il faudra encore montrer cet état d’esprit affiché contre la Côte d’Ivoire et
le Maroc.
Les garçons ont été courageux. Ils ont donné 100% et on a gagné», a-t-il
ajouté. Jusque-là, l’Egypte est portée par Mohamed Salah et ses gardiens
Mohamed El Shenawy et Mohamed Abou Gabal. Blessés respectivement contre la Côte
d’Ivoire en huitième de finale et le Maroc en quart de finale, les deux
gardiens seront probablement absents et le jeune Mohamed Sobhi (22 ans) gardera
la cage égyptienne.
Du côté des Lions indomptables, c’est le duo
Karl Toko Ekambi-Vincent Aboubakar qui portent l’équipe depuis le début de la
CAN. Les deux attaquants ont inscrit tous les 11 buts de la sélection
camerounaise : 6 pour Vincent Aboubakar, 5 pour Karl Toko Ekambi.
Le Cameroun s’exprime par son potentiel
offensif mais le contenu des matches n'avait pas rassuré les observateurs. Mais
contre à la Gambie, le pays hôte de la CAN a séduit par son jeu et rassuré les
supporters, s’imposant 2-0 grâce à un doublé de Karl Toko-Ekambi.
Face aux
Pharaons qui boxent dans une catégorie supérieure à celle des Scorpions
gambiens, les Camerounais seront-ils capables de retrouver leur équilibre dans
le jeu ? Réponse dans quelques heures.
Seïbou S. KAMISSOKO
Seibou Sambri KAMISSOKO
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