La rencontre vise essentiellement à présenter le niveau d’exécution et des contraintes sur l’intégration des données sanitaires des EPES
La session était organisée alternativement par le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme (MJDH) et celui de la Santé et du Développement social (MSDS), avec l’appui technique et financier du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Mali. La rencontre vise essentiellement à identifier les obstacles et les contraintes empêchant le reversement du personnel soignant des établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée (EPES) du MJDH au MSDS ; à trouver la solution idoine pour le transfert du budget achat médicaments du MJDH au MSDS ; de présenter le niveau d’exécution et des contraintes sur l’intégration des données sanitaires des EPES…
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du MJDH, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, en présence de son collègue du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo. C’était en présence du chef de la délégation au Mali, Christoph Sutter, ainsi que des directeurs des services centraux et structures rattachées des deux ministères concernés.
Le secrétaire général du ministère en charge de la Justice a indiqué que depuis la signature d’un accord de partenariat en 2013 avec notre pays, le CICR n’a jamais cessé de faire preuve d’un témoignage de sa disponibilité, et de son engagement à soutenir les autorités dans le Droit international humanitaire et de l’amélioration des conditions de détention.
Dr Boubacar Diarrah d’indiquer que la tenue de cette 4è session sur la santé carcérale démontre la pérennisation de ce processus au fil du temps, compte tenu de son importance pratique et des résultats encourageants engrangés depuis la 1ère session. Occasion pour Dr Boubacar Sidiki Diarrah de souligner qu’il ressort des règles minima des Nations-unies sur le traitement des détenus appelés également règles Nelson Mandela (article 24) que l'État a la responsabilité d'assurer des soins de santé aux détenus. Ceux-ci devant recevoir des soins de même qualité que ceux disposant dans la société et avoir accès aux services nécessaires sans frais et sans distinction fondée sur le statut juridique.
À ce propos, le haut magistrat rappellera que plusieurs autres instruments juridiques régionaux et internationaux relatifs au respect des Droits de l’Homme et consacrant le droit à la santé des personnes détenues ont également été signés et ratifiés par le Mali. Avant d’affirmer que les détenus doivent être traités avec respect dû à la dignité et à la valeur inhérente à l'être humain. C’est pourquoi, cette rencontre participe d'une synergie d'actions pour l'amélioration continue et efficace du service de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, a-t-il affirmé.
Dans ses mots introductifs, le chef du CICR a indiqué qu’en coordination avec les deux ministères, son organisation est déterminée à poursuivre son appui financier et technique aux maisons d’arrêt prioritaires du pays, ainsi qu’à la mise en œuvre des recommandations issues des précédentes réunions du comité interministériel. Christoph Sutter est revenu sur certaines actions phares réalisées par le CICIR dans le cadre de ce partenariat. Il s’agit, entre autres, du soutien à la participation de plusieurs cadres des deux ministères à la première conférence africaine sur la santé carcérale à Nairobi en juillet dernier. Mais aussi de l’approvisionnement en médicaments essentiels dans huit maisons d’arrêt et récemment, un soutien exceptionnel dans le cadre de la sécurité alimentaire pour la prison de Kéniéroba...
Aboubacar TRAORE
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