Dr Nango Dembélé, qui intervenait samedi dernier au terme des travaux de la 96è session du conseil d’administration de la CMDT tenue dans un hôtel de la place, a également réitéré la ferme volonté de notre pays à maintenir sa place de premier producteur de l’Or blanc en Afrique au sortir de la campagne 2022-2023.
Cette rencontre
consacrée essentiellement à l’adoption des états financiers de l’exercice clos
le 31 décembre 2021 et à l’approbation du rapport de gestion du Président
directeur général de la CMDT intervient dans un contexte marqué par une hausse
historique du coût de la tonne d’engrais sur le marché mondial.
Hausse qui est due essentiellement aux
perturbations des circuits d’approvisionnement à cause du conflit opposant la
Russie à l’Ukraine, principaux producteurs mondiaux en la matière, et à
d’autres facteurs liés aux effets encore perceptibles de la pandémie de
Covid-19. Situation face à laquelle des suspicions entretenues tenteraient de
faire croire que nos producteurs n’auront pas les intrants agricoles à temps
cette année pour pouvoir commencer leurs travaux.
En la matière, les
éclaircissements du PDG sont sans équivoque.
«Aujourd'hui, je peux dire qu’avec l’embargo, nous avons pu commencer
l’approvisionnement des zones cotonnières. À la date d’aujourd'hui, nous sommes
au-delà de 47% pour le complexe coton et les livraisons continuent. En ce qui
concerne le complexe céréales, nous sommes au-delà des 50%. Pour ce qui
concerne l’urée, l’arrivée dans le pays peut aller jusqu’à fin juin début
juillet. Si on se réfère à la campagne passée, on n’est pas tellement dans un
retard alarmant», a déclaré le président des administrateurs de la Holding
CMDT-SA.L’approvisionnement correct des producteurs en intrants est essentiel
pour la réussite du système coton.
Système qui est à l’économie malienne ce que
le thé et le football représentent pour les Maliens : une drogue nationale.
Car, l’Or blanc est un véritable catalyseur qui tire vers le haut des pans
immenses de notre économie : culture céréalière dans les zones cotonnières,
huileries, savonneries, aliment bétail, producteurs, des millions d’emplois
directs et indirects…
Une production record en coton et un résultat net positif
pour la CMDT symbolisent une année d’activités bien remplie pour tous ces
secteurs et agents économiques qui vivent du coton et ses produits dérivés. Il
suppose également la disponibilité de devises, le coton étant l’un des
principaux produits d’exportation pour notre pays. En effet, contrairement aux
prévisions prédisant un déficit de plusieurs milliards de Fcfa au terme de la
campagne 2021-2022, la Holding CMDT a, contre toute attente, réalisé un
résultat net positif.
Le budget présenté par la CMDT au début de l’année 2021,
prévoyait une carence de 15 milliards de Fcfa. À l’arrivée, «nous avons réalisé
un bénéfice net de 5,4 milliards de Fcfa à la clôture de l’exercice pour un
total bilan estimé à 237 milliards de Fcfa», a révélé son président directeur
général. Il a ajouté que le chiffré d’affaires est évalué à 204,190 milliards
de Fcfa. Ces performances saluées par les administrateurs s'expliquent, de
l’avis de Dr Nango Dembelé, par deux facteurs : la bonne tenue des cours du
coton sur le marché mondial ainsi que l’application du plan d’austérité adopté
par la Holding Compagnie.
Dr Nango Dembélé a saisi cette occasion pour
clarifier ce qu’il appelle le rôle de sa structure quant au processus
d’approvisionnement des producteurs de coton. Qui est, selon lui, géré par un
Groupement d’intérêt économique (GIE) travaillant sur le marché des intrants
agricoles depuis des années, dont la présidence est confiée à la Confédération
des producteurs de coton, a-t-il expliqué.
Précisant que la CMDT occupe la première vice-présidence, il a ajouté que la deuxième vice-présidence est assurée par l'Office de la haute vallée du Niger (OHVN). «C'est ce GIE qui donne les marchés, fait l’appel d'offres et suit l’approvisionnement en intrants», a insisté le patron de la CMDT.
Toutefois, a-t-il souligné, le rôle de la CMDT est de garantir les prêts au niveau du système bancaire et de recevoir les engrais dans ses magasins pour les distribuer ensuite au niveau des producteurs. Les administrateurs ont approuvé le procès-verbal de la précédente session tenue le 26 janvier 2022, avant de donner mandat au PDG de présenter le rapport à l’Assemblée générale ordinaire.
Fadi CISSE
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