Chaque année, plus de 14.000 entreprises voient le jour au Mali. Aussi, de 2016 à cette année, notre pays a enregistré 1.055 marques déposées. Ces chiffres ont été donnés par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, hier à l’ouverture de la Semaine des marques, un événement qui se déroulera jusqu’au 19 mars au Centre international de Conférences de Bamako (CICB).
Ces chiffres, a souligné le chef du gouvernement, place le Mali dans le Top 5 des gros déposants de l’Organisation africaine de la propriété industrielle (OAPI). La Semaine des marques est organisée par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle et son partenaire Spirit, avec comme thème : «Une marque compétitive : un outil de conquête de marchés».
La rencontre mettra en compétition les marques nationales protégées, établies et exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière. Les prix en compétition sont, entre autres, «la marque préférée du public», «la meilleure marque de produit», «la meilleure marque de service», «la meilleure marque à l’international», «la meilleure marque féminine», «la meilleure marque du plus jeune entrepreneur».
Pour cette grande première, il y aura une série d’activités notamment des panels qui permettront aux participants et à nos concitoyens de mieux appréhender la question de la marque, comprendre son utilité et savoir comment la protéger. Des conférences sur la contrefaçon et ses méfaits et des ateliers de formation à l’intention des jeunes et des femmes entrepreneurs et de la société civile sont aussi au menu de cette Semaine des marques.
Ce n’est pas tout, il y aura également des émissions télévisées comme «Grin de midi», des caravanes sur les deux rives du fleuve Niger avec les produits et les sponsors de l’événement, une journée porte ouverte au Cemapi, des animations et des jeux concours.
Pour le chef du gouvernement, cette manifestation économique offre l’occasion de célébrer et magnifier le secteur privé malien qui se distingue aujourd’hui par son dynamisme, sa résilience, son sens patriotique et son engagement de tout instant malgré le contexte économique et géopolitique particulièrement difficile.
Choguel Kokalla Maïga d’indiquer qu’avec la mondialisation, la concurrence constitue une menace pour les entreprises qui ne sont pas préparées. D’où la nécessité pour elles de faire recours à la propriété industrielle. En effet, a ajouté le Premier ministre, la propriété industrielle constitue un outil précieux pour le développement économique de notre pays et pour satisfaire aux impératifs du développement.
Il convient, pour ce faire, d’innover et de créer pour permettre d’améliorer constamment la qualité de vie de nos populations à travers la production et la commercialisation de nos biens de services. Selon le chef du gouvernement, derrière ces biens de services de consommation, il y a une identité, une marque qui permet de créer et de renforcer les liens entre les entreprises et les consommateurs.
MEILLEURE VISIBILITÉ- Dr Choguel Kokalla Maïga dira également que les marques sont les actifs de propriétés industrielles, donc des outils marketing et de compétitivité des entreprises par excellence. Ils permettent aux opérateurs économiques de fidéliser la clientèle et de se mettre à l’abri de la contrefaçon, en sécurisant les investissements. «La protection des marques est un élément clé de notre politique commerciale.
Il convient de renforcer les actions de sensibilisation en vue d’inciter les promoteurs à intégrer la protection de leurs identifiants commerciaux et signes distinctifs dans la gouvernance de leurs entreprises», a insisté le chef du gouvernement. Et de renchérir que s’il est vrai que la protection de marque est une nécessité pour une entreprise, il n’en demeure pas moins que la préservation de ce droit de propriété exclusif doit être une mission permanente des services de répression économique contre la contrefaçon, la piraterie et les pratiques de concurrence déloyale.
Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette Semaine des marques servira donc à donner une meilleure visibilité et sensibiliser les opérateurs économiques sur l’importance de la marque dans leur stratégie commerciale. Mahmoud Ould Mohamed a précisé que la marque, comme tout autre signe distinctif, est un enjeu incontournable et essentiel en termes de communication d’entreprise.
Elle apporte notoriété et lui confère une image positive permettant à l’entreprise de créer un lien fort avec les consommateurs. La marque a une valeur ajoutée et est un véritable capital pour les entreprises. Il s’agira, poursuivra le ministre de l’Industrie et du Commerce, de faire valoir la marque malienne qui fait face à une lourde concurrence sous régionale et internationale. Notre pays devra donc consolider une économie forte et des services forts prêts à affronter le marché continental.
De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, a indiqué que la Semaine des marques vise à inciter les opérateurs économiques à prendre conscience de l’importance de leurs marques, afin de sécuriser leurs investissements. Youssouf Bathily a saisi l’opportunité pour inviter les opérateurs et les promoteurs de marques à engager, au niveau du Cemapi, les démarches nécessaires en vue de la protection de leurs marques contre les contrefaçons et la piraterie.
Anne Marie KEITA
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