En lançant hier la 2è phase du Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) dans un hôtel de Bamako, le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a affirmé que le Mali est un pays à vocation agro-pastorale avec le plus grand potentiel hydro-agricole de la zone sahélienne. D’où l’orientation de la politique agricole du gouvernement vers une vision globale de développement durable, déclinée dans le «Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma» dont la finalité est d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de notre population, à l’horizon 2063.
Le Général de division Abdoulaye Maïga a soutenu que son gouvernement fait de l’agriculture une priorité à cause de son rôle de moteur de notre économie. Selon lui, pour relever les défis des changements climatiques, le développement de l’agriculture irriguée est au cœur de notre stratégie de développement agricole, pour soutenir la résilience des populations rurales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, stimuler la croissance économique et lutter contre la pauvreté.
Le PDI-BS, étant une initiative du gouvernement malien et ses partenaires techniques et financiers, sa première phase a permis, selon le Chef du gouvernement, la réalisation des barrage-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui, tous fonctionnels; l’aménagement hydro-agricole de 36500 ha ; la production additionnelle annuelle induite de 61.085 tonnes de riz paddy, 7.657 tonnes de légumes, 1.975 tonnes de poissons, 701.140 litres de lait et 3.668 emplois créés sur les différents sites.
Sa mise en œuvre contribuera, à combler le déficit céréalier du pays et de participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES (Mali, Burkina Faso et Niger) une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région a-t-il souligné et de signaler que l’AES met en œuvre des initiatives communes visant à exploiter le potentiel agricole de l’espace sous-régional, malgré les défis liés à la sécurité alimentaire et à la gestion des ressources naturelles.
Le Général de division Abdoulaye Maïga a lancé un appel aux partenaires au développement pour leur participation au programme en vue de combler le gap du financement de cette 2e phase qui s’inscrit dans la continuité de la précédente et dont l’objectif global est de contribuer à l’accroissement de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté dans les zones de Djenné, du Moyen-Bani et de Sélingué.
Pour le coordinateur du PDI-BS, ce programme est une initiative du gouvernement dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie des populations. Amadou Diadié Daou, a indiqué que c’est un programme qui a comme stratégie d’intervention, la mise en place de grandes structures et infrastructures d’irrigation et qui s’appui sur la maitrise de l’eau pour donner aux bénéficiaires les moyens de productions, assurer la disponibilité de l’eau et l’accroissement de la production et des revenus.
«La première phase a eu comme mission la mise en place des grandes infrastructures, comme, les seuils de Kourouba, Djenné et Dalou. Au terme de cette phase, il est question de poursuivre les réalisations », a-t-il dit. «La 2e phase du PDI-BS se donne comme mission de faire de grandes aménagements hydro-agricoles, de renforcer en donnant la possibilité de produire de l’aliment bétail et en formant les producteurs dans les méthodes de cultures et de l’intensification de l’agriculture», a expliqué le coordinateur avant de conclure que ce programme intervient dans trois zones : Sélingué, Bla-San et Djenné.
Anne Marie KEITA
L’événement va réunir des experts chercheurs, des décideurs publics, des représentants des entreprises minières et énergétiques, mais aussi des institutions de formation. Les participants viendront de la Russie, du Maroc, des pays de l’AES et de la sous-région.
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