Munie de sa truelle, le jeune Fousseyni Macalou est occupé à construire
un petit mur. Celui qui pratique la maçonnerie
il y a seulement cinq mois, souffle timidement : «Je voulais
aller en aventure en Europe, mais j’ai été rapatrié d’un pays maghrébin. Grâce
à l’accompagnement de l’Organisation internationale pour les migrants (OIM), je
suis retourné au pays. Elle m’a aidé à m’inscrire au Centre de formation
professionnelle (CFP) de Missabougou pour une durée de six mois».
Aujourd’hui, le jeune homme se dit satisfait de la formation acquise et
est surtout prêt à céder la place à ses cadets pour aller démontrer son savoir-faire
sur le terrain. Son témoignage est évocateur pour souligner les bienfaits de la
formation professionnelle. Conscientes du rôle de ce secteur dans le
développement de notre pays, les autorités ont initié la rentrée solennelle de
la formation professionnelle dont la 12è édition s’est tenue hier sur le
thème : «La formation professionnelle, un outil efficace de lutte contre
le chômage au Mali».
Organisée au Centre de formation professionnelle, la cérémonie a été
présidée par le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la
Formation professionnelle, Bakary Doumbia. C’était en présence de la présidente
de l’Association malienne des centres de formation professionnelle (AMCFP),
Khady Camara, de la cheffe de Coopération de l’ambassade du Luxembourg, Galatée
Fouquet et des représentants de la chefferie traditionnelle de Missabougou, en
Commune VI du District.
La formation professionnelle constitue un levier
important pour le développement socioéconomique de notre pays, a relevé le
ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation
professionnelle, ajoutant que doter cette formation d’outils de gestion
efficients et efficaces, permettra de favoriser son développement, de valoriser
les sortants des différents dispositifs de formation et de garantir leur
insertion sur le marché du travail. Pour Bakary Doumbia, la formation de ces
apprenants crée une des voies les plus sûres vers un emploi qualifié, durable
et décent. «C’est également une solution d’avenir pour nos entreprises, puisque
l’apprentissage permet de répondre à leurs besoins en compétences», a-t-il
affirmé.
À cet égard, a éclairé le ministre Doumbia, l’enseignement des filières
dans le sous-secteur de la formation professionnelle, doit prendre en compte
l’adéquation parfaite des curricula avec les besoins du marché du travail afin
de donner de l’espoir à cette jeunesse anxieuse de son devenir. Il a ainsi
saisi l’occasion pour inviter toutes les structures à mener des actions
vigoureuses susceptibles d’apporter leur concours dans la conduite des
programmes et stratégies de création d’emplois durables.
Selon la présidente de l’AMCFP, plus de 200.000 jeunes sont versés
chaque année sur le marché de l’emploi sans débouché ni perspective d’avenir.
Cette situation, a estimé Khady Camara, interpelle tous les acteurs de la
formation professionnelle qui est selon elle, un levier important pour
l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. «Car, la formation est la
meilleure des réponses à l’employabilité des jeunes et à la compétitivité de
nos entreprises, a fait savoir la présidente de l’AMCFP.
Quant à la cheffe de Coopération de l’ambassade du Luxembourg et
représentante des partenaires techniques et financiers (PTF), elle dira que
cette rentrée solennelle marque un moment important dans la vie du
sous-secteur.
Selon Galatée Fouquet, la rentrée engendre chaque année, un moment privilégié de communication, d’échanges et surtout de réflexion sur les avancées, notamment de prises de décisions appropriées pour renforcer le système de formation professionnelle et d’emploi au Mali. La diplomate luxembourgeoise a souhaité que cette rentrée donne un signal fort de la prise de mesure adéquat en faveur du développement du secteur.
Fadi CISSE
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