L’évolution croissante de
l’insécurité «classique» et l’apparition de nouvelles formes de criminalité
justifient aujourd’hui que de nouvelles orientations soient données à la
politique sécuritaire de notre pays. Cela, en vue de satisfaire les précieux
besoins en matière de sécurité des populations et de leurs biens. C’est dans ce
cadre que la première session statuaire du Conseil national pour la réforme du
secteur de la sécurité (CNRSS) au titre de l’année 2023 a eu lieu, hier à la
Primature.
Les travaux se sont déroulés sous la présidence du Premier ministre
Choguel Kokalla Maïga. C’était en présence des membres du gouvernement,
notamment le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général
Daoud Aly Mohammedine, du commissaire à la Réforme du secteur de la sécurité
(RSS), le général Abdoulaye Coulibaly et de la hiérarchie militaire.
L’ordre du jour de la
rencontre portait sur l’état de mise en place des comités consultatifs de sécurité
et la stratégie nationale de la Réforme du secteur de la sécurité et son plan
d’actions 2022-2024. En effet, les comités consultatifs de sécurité, qui
constituent le dernier maillon de l’architecture institutionnelle de la Réforme
du secteur de la sécurité, sont institués par le décret n° 2019-0041/PM-RM du
29 janvier 2019.
Ils offrent l’opportunité à tous les acteurs, au niveau régional
et local, de conjuguer leurs efforts pour une coproduction de la sécurité à
travers l’implication de toutes les couches de la société. Leur opérationnalisation
permettrait de réduire significativement l’insécurité à travers les
propositions qui émaneront des populations auxquelles le gouvernement
s’efforcera d’apporter des réponses à hauteur de souhait.
Quant à la stratégie nationale de la Réforme du secteur de la sécurité, adoptée par le décret n°2022-0208/PT-RM du 04 avril 2022, elle est la base juridique qui décline la vision, les objectifs et les axes prioritaires du gouvernement en la matière. Elle constitue donc la référence pour les acteurs publics et les partenaires qui accompagnent les efforts des autorités.
DES DIFFICULTÉS- Cette
session a permis de décliner les orientations stratégiques des autorités de la
Transition sous le leadership du chef de l’État en matière de RSS. En effet,
les participants ont été édifiés sur les efforts déployés par le Commissariat à
la réforme du secteur de la sécurité avec l’appui de ses partenaires pour
installer progressivement les comités consultatifs de sécurité au niveau régional
en priorité. Mais aussi pour expérimenter des comités dans des communes de
certaines régions administratives. Toutefois, il est apparu que des difficultés
demeurent, notamment par rapport au fonctionnement des comités déjà existants.
À
ce propos, le chef du gouvernement a instruit le ministre en charge de la Sécurité
de lui faire parvenir des propositions de prise en charge des crédits de
fonctionnement pour les comités installés ainsi qu’un projet de décret fixant
les indemnités de déplacement de leurs membres lors des sessions.
Dr Choguel
Kokalla Maïga n’a pas manqué de remercier l’ensemble des partenaires qui
accompagnent le Commissariat à la RSS pour rendre opérationnels ces comités. Il
les a également invités à poursuivre leur appui. Le chef du gouvernement a, en
outre, exhorté les membres du gouvernement à diligenter la mise en œuvre de la
stratégie nationale conformément au plan d’actions prioritaires 2022-2024.
Il convient de souligner que
des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu
du processus d’Alger, notamment la Coordination des mouvements de l’Azawad
(CMA), n’ont pas participé aux travaux. Cependant, le chef du gouvernement a
rappelé que conformément aux directives données par le président de la
Transition, la mise en œuvre de l’Accord est une priorité du gouvernement.
Mieux, Dr Choguel Kokalla Maïga a salué toutes les initiatives ayant permis de
renforcer le dialogue et la confiance entre les différentes parties signataires
du document, notamment la dernière réunion de niveau décisionnel tenue du 1er
au 5 août dernier. Par ailleurs, le chef du gouvernement a rappelé que la première
préoccupation des autorités, aujourd’hui, est de garantir la sécurité et la
paix sur l’ensemble du territoire national.
Pour rappel, en vertu de l’article 4 du décret n°2016-0401/P-RM du 09 juin 2016, modifié, fixant le cadre institutionnel de la Réforme du secteur de la sécurité, le CNRSS doit évaluer périodiquement la mise en œuvre de la «réforme».
Bembablin DOUMBIA
Le projet de budget 2026 de l’Institut national de santé publique (INSP) se chiffre en recettes et en dépenses à la somme d’environ 3,88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,98 milliards de Fcfa en 2025, soit une légère diminution de 3,5%..
Malgré l’existence de textes juridiques destinés à protéger les personnes vivant avec le VIH-Sida, la discrimination et la stigmatisation restent une réalité au Mali.
Dans le cadre de l’opération Sunkalo Solidarité, l’Association des anciens élèves de l’école publique du Quartier /Mali (promotion 1988) a offert des vivres aux anciens enseignants et au personnel éducatif. La remise symbolique s’est déroulée hier dans la cour dudit établissement, e.
Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..
Outre des difficultés de trésorerie et de personnel, d’autres contraintes ont été évoquées, notamment l’incertitude autour de l’acquisition du site devant abriter le Complexe.
Beaucoup pensent que ce commerce est particulièrement rentable en période de jeûne. Pourtant, la réalité est toute autre pour nombre de commerçants.