
Les magasins sont pleins chez plusieurs grossistes. Le ministre en charge du Commerce a fait le déplacement, vendredi dernier, pour faire le constat
Le Mali ne connaîtra pas un défaut d’approvisionnement en
denrées de première nécessité.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce en a
donné l’assurance vendredi dernier à Bamako. Mahmoud Ould Mohamed s’exprimait
au terme d’une visite qui l’a conduit dans plusieurs magasins de stockage de
ces produits de base. Il était accompagné du directeur général du commerce, de la
consommation et de la concurrence, Bakary Doumbia et de ses proches
collaborateurs.
L’objectif de cette visite était de constater de visu les
efforts consentis par l’État avec les opérateurs économiques pour rendre
disponibles ces denrées de première nécessité : sucre, lait, riz et huile,
etc.
Constat : tous les magasins visités sont presque bondés,
les camions stationnés sur place remplis de produits. C’est le cas à la Société
de distributions industrielles au Mali (Sodima). À l’entrée, 30 camions chargés
de denrées de première nécessité sont garés. Les magasins contiennent 15.000
tonnes de sucre et 40.000 tonnes de riz. De nouvelles commandes sont en cours
de route, explique Hamey Niangadou. «Aujourd’hui, nous disposons de la quantité
qu’il faut pour approvisionner les populations en sucre, riz, lait, l’huile et
d’autres produits de base», assure le responsable.
L’Office des produits agricoles du Mali (Opam) dispose d’un
stock de 4.000 tonnes de riz importé. Dans les magasins du Grand grenier du
bonheur (GGB) se trouvent 3.000 tonnes de riz. Le Grand distributeur de céréales
au Mali (GDCM) dispose de 60.000 tonnes de sucre qui sont stockées dans les
magasins, souligne son président directeur général.
Modibo Keïta ajoute que
30.000 tonnes de sucre local se trouvent au niveau de l’usine N-Sukala. «Il n’y
a pas eu de rupture de stock. On ne peut pas parler de rupture lorsque des
tonnes de sucre sont couvertes de poussière dans les magasins. Le marché est
toujours bien approvisionné. Ce petit temps de flottement est dû au fait que
des gens quittent un port pour aller dans d’autres ports.
C’est-à-dire au début
de l’embargo, c’est ce petit temps de flottement qui a posé problème mais il
n’y a jamais eu de rupture», insiste Modibo Keïta. Le patron du Groupe Keïta
assure que les opérateurs économiques du pays feront tout pour que les denrées
de première nécessité restent disponibles en abondance sur le marché.
Abondant dans le même sens, la responsable des opérations
des Établissements Kouma et frères dit que le stock de riz suffit pour
ravitailler les populations et couvrir leur consommation. «Actuellement, nous
avons 20.000 tonnes de riz dans nos magasins. 40.000 tonnes arrivent dimanche
(hier) en provenance d’Abidjan et 20.0000 autres du Sénégal. Notre soutien aux
autorités de la Transition ne fera pas défaut», assure la responsable des opérations,
Mme Fatoumata Camara.
Interrogé à la fin de la visite, le ministre en charge du
Commerce n’a pas caché sa satisfaction. «Il n’y a aucune crainte en termes de
disponibilité. Je suis comblé de voir que les opérateurs économiques et l’Opam
ont garanti la provision du pays, la disponibilité et surtout l’accessibilité
des consommateurs à ces produits», s’est réjoui Mahmoud Ould Mohamed,
invitant les populations à garder la sérénité. «Le gouvernement avait pris des
dispositions pour essayer de combler le déficit d’approvisionnement du pays en
denrées de première nécessité et aujourd’hui ces denrées sont là.
Elles sont
accessibles et disponibles à des prix moins chers que beaucoup de pays qui ne
sont pas sous embargo. Donc, il n’y a aucune raison pour les populations de
paniquer ou de perdre leur sérénité», a indiqué le ministre Mahmoud Ould
Mohamed. Selon lui, son département mettra tout en œuvre pour s’assurer que les
populations ont accès à ces produits à un prix abordable sur l’ensemble du
territoire national.
«Les brigades de surveillance travaillent nuit et jour
pour s’assurer du respect strict des prix subventionnés en se rendant dans les
magasins et les boutiques», a expliqué le chef du département en charge de
l’Industrie, précisant que rien ne peut justifier une hausse des prix.
Babba COULIBALY
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