Les pays concernés sont le Mali, le Burkina Faso et le
Niger. L’objectif de la mise en place du Réseau Sahel est de contribuer à
renforcer la résilience des communautés face à la crise sécuritaire et
permettre aux autorités des trois pays à prendre des décisions en vue de prévenir
les incidents sécuritaires et d’assurer la protection des civils.
La cérémonie de lancement a enregistré la présence
du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de
la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, du coordonnateur
national de Think Peace Sahel, Abdou Kola Bocoum, du directeur général de
l’EMP-ABB, le colonel Souleymane Sangaré et du représentant du Fonds d’appui
aux moteurs du changement de l’ambassade de Danemark (Famoc), Seydina Ali Cissé.
Dans son discours de bienvenue, le directeur général
de l’EMP-ABB a fait comprendre que le Sahel, notre espace commun, vit
aujourd’hui au rythme de menaces complexes multidimensionnelles et asymétriques
qui ont parfois comme noms terrorisme, extrémisme violent ou encore
fondamentalisme religieux. Pour le colonel Souleymane Sangaré, dans un tel
environnement, une compréhension commune des enjeux et une bonne évaluation des
défis s’imposent comme l’unique alternative permettant la formulation des
solutions pertinentes débouchant sur une sortie de crise durable.
La crise multidimensionnelle qui sévit dans
les pays du Sahel est la résultante, entre autres, de la mauvaise gouvernance,
la vastitude de la région, la porosité des frontières, l’insuffisance des
moyens de surveillance et de contrôle des menaces diverses. Face à tant de défis,
les autorités de Transition du Mali, du Burkina et du Niger ont décidé de
mettre en commun leurs efforts de lutte contre le terrorisme par la mise en
place de l’Alliance des États du Sahel (AES). Pour le ministre en charge des
Affaires religieuses, la paix et la sécurité restent la priorité pour le
gouvernement du Mali et son peuple.
C’est pour cette raison, dira Mamadou Koné,
que le Mali a adopté des textes législatifs, réglementaires et institutionnels
pour y faire face. Le ministre Koné a aussi exhorté les partenaires à encore
soutenir les organisations étatiques et la société civile dans le processus
visant à endiguer les effets de l’extrémisme violent et du terrorisme sous
toutes leurs formes.
Pour sa part, le ministre en charge de la
Jeunesse et des Sports a invité le Réseau à ne pas se limiter à ces
rencontres-là, mais à faire des
productions, des propositions pour le gouvernement et pour les partenaires. «Nous
avons plus besoin d’acteurs de solutions. Mettez-vous dans cette optique-là», a
exhorté Abdoul Kassim Ibrahim Fomba.
Prenant la parole, Abdou Kola Bocoum
expliquera que l’objectif global de Think Peace Sahel est de contribuer à
recoudre le tissu social pour parvenir à une paix durable au Mali et dans les
pays du Sahel à l’horizon 2028. «Nous sommes convaincus que l’implication des
acteurs de la société civile est essentielle pour amorcer une nouvelle
dynamique dans la recherche des solutions pour la paix et la stabilité au sein
des communautés du Sahel», a fait remarquer le coordonnateur national de Think
Peace Sahel.
Pour le représentant du Famoc, ce réseau est une chance unique pour renforcer les capacités, les synergies et les collaborations entre les acteurs de la société civile sahélienne qui sont en première ligne pour des questions de sécurité et des questions humanitaires. Pour Seydina Ali Cissé, il servira aussi d’un lieu d’échanges, de dialogue et de plaidoyer pour les autorités nationales, régionales ainsi que les partenaires internationaux.
Preuve de leur engagement en faveur de la paix, les officiels ont, à la fin de la cérémonie, symboliquement apposé leur signature sur une bâche de grand format.
Souleymane SIDIBE
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