Ces études ont été réalisées par le Projet de recherche
évaluative/suivi de l’impact nutritionnel des interventions et du renforcement
des capacités de résilience des populations et communautés des zones
d’intervention du Programme Key.
La cérémonie a
enregistré la participation du représentant de l’IRD au Mali, Laurent Vidal,
d’une représentante de l’Union européenne (UE), Ioana Albulesco et du
représentant du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale, Ibrahima Aya.
Cet atelier de deux
jours avait pour objectif de présenter séparément les résultats des enquêtes
quantitatives et qualitatives aux acteurs du Programme Key. Mais aussi
d’examiner les résultats avec tous les acteurs afin de déterminer si des
analyses complémentaires pourraient être utiles. Le Programme Key vise le
développement des questions de nutrition dans le Nord et le Centre du Mali sur
financement de l’UE pour 40 millions d’euros (un peu plus de 26 milliards de
Fcfa). Ce programme couvre 54 communes
dans 6 régions, principalement dans le Septentrion.
Selon le représentant de l’IRD, sa structure a été
mobilisée par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale pour évaluer les résultats d’un programme de développement sur
les questions de nutrition dans le Nord et le Centre du Mali. Laurent Vidal dira que l’objectif de cet
atelier est de présenter ces résultats au niveau de toutes les organisations de
la société civile et des maires qui ont participé à l’étude sur le terrain.
La rencontre visait
également à avoir leur feedback sur ce qui a été réalisé. Et de dire qu’avec
cet appui financier en faveur des communautés, il y a eu une amélioration à la
fois des ressources financières des ménages et de la situation nutritionnelle
des enfants. Pour le représentant de l’UE, l’enjeu est de faire en sorte que ce
projet soit pérenne.
Quant à Ioana Albulesco,
elle a énuméré quelques résultats atteints dans la mise en œuvre du
programme Key. L’octroi de transferts monétaires à 23.000 ménages,
l’augmentation du taux de femmes ayant une diversité alimentaire minimale, de
l’allaitement maternel exclusif de 0 à 6 mois, l’augmentation des revenus des
ménages et l’inscription de 15.000 ménages au registre social unifié.
Selon la représente de l’UE, les résultats des rapports de
l’IRD sur le Programme Key relèvent que la
mesure de l’impact de paquets intégrés et de résilience n’est pas aisée.
Mais aussi qu’il faut poursuivre la réflexion sur la stratégie efficace
d’intervention. Et Ioana Albulesco d’indiquer qu’à l’heure actuelle, la
situation générale de la sécurité alimentaire au Mali est très préoccupante.
Le cluster sécurité alimentaire du mois dernier note que
près de la moitié des ménages du pays n’ont pas la capacité économique de
satisfaire à leurs besoins essentiels globaux. 30% des ménages n’ont pas la
capacité économique de satisfaire à
leurs besoins alimentaires. Et la moitié des ménages déplacés au Mali n’ont pas
la capacité de satisfaire à leurs besoins alimentaires. «Dans ce contexte, nous
voulons que l’aide de l’UE soit un tremplin pour un développement durable au
Mali», a souhaité la diplomate.
Le représentant du ministère des Affaires étrangères et de
la Coopération internationale expliquera que l’objectif de cette étude est
d’avoir une idée de l’impact de ce programme sur les bénéficiaires. Ses
résultats vont être présentés aux bénéficiaires et aussi à la structure qui a
mis en œuvre le Programme Key. Ibrahima Aya a également souligné que ces
différents acteurs vont apprécier les résultats et voir, sur cette base,
comment les ministères concernés par la question de sécurité alimentaire et
nutritionnelle pourront s’approprier ces résultats.
Baya TRAORÉ
Rédaction Lessor
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