« Le gouvernement nigérien a réuni à ce jour, les éléments nécessaires de preuve pour poursuivre devant les instances nationales et internationales compétentes le président déchu et ses complices locaux et étrangers, pour haute trahison et atteinte à la sûreté intérieure et extérieure du Niger », a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane, avant d’appuyer ses accusations sur des échanges de Mohamed Bazoum avec des nationaux, des chefs d’État étrangers, et des responsables d’organisations internationales.
À propos du président déchu, le régime a appelé à « s’interroger sur la sincérité de sa prétention à soutenir qu’il est séquestré, alors même que les militaires n’ont jamais investi sa résidence présidentielle et qu’il dispose encore de tous les moyens de communication ».
Le pouvoir a assuré que Bazoum reçoit régulièrement la visite de son médecin et que la dernière date du samedi 12 août 2023. « Après cette visite, le médecin n’a soulevé aucun problème quant à l’état de santé du président déchu et des membres de sa famille », a révélé le colonel-major Amadou Abdramane.
Le régime militaire a également dénoncé les sanctions « illégales, inhumaines et humiliantes » de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) prises lors d’un sommet de l’organisation le 30 juillet dernier. Faut-il rappeler que l’organisation sous régionale a infligé, entre autres, la suspension des transactions financières et commerciales avec le Niger.
Pour le colonel-major Amadou Abdramane, ces sanctions vont jusqu’à priver le pays de produits pharmaceutiques, de denrées alimentaires et de fourniture en courant électrique. Les militaires ont informé que toutes les dispositions urgentes sont en train d’être prises pour atténuer au maximum l’impact des sanctions.
Concertant les personnes proches du régime déchu arrêtées depuis le coup d’état, les nouvelles autorités ont réaffirmé leur ferme volonté de respecter les lois et règlements ainsi que les engagements du Niger en matière de droits de l’homme.
Souleymane SIDIBE
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