Dr Ibrahima Sangho, président de l'Observatoire
C’était à la faveur d’une audience de
présentation du rapport de la plus haute juridiction de notre pays aux deux
parties, tenue au siège de l’institution. Ainsi, après la lecture du rapport
suivi par les observations formulées par les avocats de l’Observatoire à
l’audience, la Cour a décidé de renvoyer son délibéré au 15 août prochain.
Il faut
rappeler que l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali
a été dissoute par le gouvernement le mercredi 20 décembre dernier. Le ministre
d’État, ministre de l’Administration et de la Décentralisation, le colonel
Abdoulaye Maïga a informé le Conseil des ministres de la décision. Dans le
communiqué du ministre d’État, il est reproché un manque de transparence sur
les sources de financement des projets exécutés par l’Association
«Observatoire» qui ne sont pas connues de l’Administration depuis sa création.
Selon lui, «ces agissements sont en violation des dispositions de la Loi du 5
août 2004 relative aux associations et des dispositions des statuts de ladite
association».
Le document
souligne que l’Observatoire n’a jamais informé le gouverneur du District de
Bamako des changements et modifications intervenus en son sein. Non plus, il
«n’a jamais déposé ces rapports d’activités» conformément à l’instruction
relative au dispositif commun de coordination, de suivi et de contrôle des
activités des Associations, des ONG et des Fondations sur le territoire de la
République du Mali.
Toujours selon le communiqué, «le président de cette
association s’adonne à des déclarations de nature à troubler l’ordre public, y
compris ses pronostics sur le taux de participation au référendum de juin 2023,
en violation des prérogatives de l’Autorité indépendante de gestion des élections
(Aige)».
Selon Me
Mamadou Camara, l’un des conseils de l’Observatoire, dans le cas d’espèce, la
loi prévoit clairement un certain nombre d’actes pour lesquels, une association
encourt la dissolution notamment l’organisation de manifestations armées, si
elle est constituée pour un but contraire à la loi et pouvant porter atteinte à
l’ordre public… «Et l’Observatoire n’a commis aucun de ces faits»,
argumente-il. Alors même qu’elle a été dissoute par le ministre de
l’Administration territoriale qui vise cette même loi.
Selon Me Camara, les
manquements aux formalités administratives reprochés à son client peuvent être
corrigés de diverses manières tel que le retrait de son récépissé, ou
l’invitation à se conformer aux dispositions administratives en vigueur. «Sans
jamais aboutir à la dissolution qui est une sanction ultime», a-t-il
plaidé.
Le président de l’Observatoire Dr Ibrahima Sangho, était présent à l’audience. Il faut rappeler que l’Observatoire a été créé en janvier 2015. C’est une plate-forme des organisations non gouvernementales (ONG) et des associations de la société civile.
Aboubacar TRAORE
C’est parti pour trois jours d'échanges (17 au 19 septembre), d'orientation et d'opportunités. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, a présidé, hier au Parc des expositions de Bamako, la cérémonie d’ouverture de la deuxième éd.
Face à la complexité croissante de la corruption et de la délinquance financière, le Mali mise sur une justice spécialisée. Le Pôle national économique et financier (PNEF) concentre désormais les compétences pour traquer les atteintes aux ressources publiques.
Résidant aux États-Unis depuis 26 ans, Makan Diarra a investi plus de 3 milliards de Fcfa dans l’industrie agroalimentaire au Mali. À travers son parcours et ses investissements, il entend contribuer à la transformation locale des matières premières, à la création d’emplois et au renforc.
Avec l’essor des technologies de l’information et de la communication, les infractions connaissent une progression et une diversification constantes. Pour mieux répondre à cette nouvelle forme de délinquance, notre pays a mis en place une juridiction spécialisée. Issa Coulibaly, magistrat, .
L'objectif fondamental demeure le rétablissement effectif et durable de l'autorité de l'État sur chaque portion du territoire national.
En combinant fulgurance d'exécution, protection des flux économiques et restauration progressive de la présence de l'État sur toute l'étendue du territoire, le BIR incarne avec force cet engagement souverain pour une nation pacifiée et durablement sécurisée.