Des participants lors des échanges
Après deux jours de
réflexions et de dialogues sur les cinq thématiques retenues, des participants
étaient encore nombreux à notre passage hier à la mairie de la Commune III du
District de Bamako. Dans la salle de conférence de cette mairie, les travaux,
dirigés par le maire, Mme Djiré Mariam Diallo, se déroulaient sous une
atmosphère calme.
Dans une interview
que le maire de la Commune III nous a accordée, elle affirme que la
participation a été de qualité. En clair, une participation massive des
différents acteurs de la Commune. Mme Djiré Mariam Diallo reconnait que les
participants ont répondu à l’appel depuis le début des travaux avec
enthousiasme. «De 8 heures à 14 heures, les gens sont là. Ils travaillent sans
condition. Ils ont accepté de faire ce travail pour le Mali et pour nous-mêmes»,
a fait remarquer le maire de la Commune III.
Selon Mme Djiré Mariam Diallo, les
recommandations qui sont entrain d’être faites, c’est pour que nous puissions
avoir un Mali émergent. Et d’insister que cela ne sera pas possible sans un
changement de paradigme, de comportement et une refondation du Mali. Pour
l’édile, il faut que les gens acceptent de travailler pour le Mali et pour la
souveraineté du pays. «On ne peut pas être souverain si on ne travaille pas»,
a-t-elle soutenu. Rappelant que les Forces de défense et de sécurité ont joué
leur partition en libérant la ville de Kidal, Mme Djiré Mariam Diallo estime
qu’aujourd’hui, «nous devons travailler, les accompagner et les aider pourque
la souveraineté puisse être acquise à tous les niveaux».
Nous nous sommes
rapprochés de Ibrahim Keïta dit Maca, représentant de la jeunesse. Il dit avoir
remarqué la participation de toutes les couches de la société. Il a révélé que
les participants ont eu à faire des propositions dans lesquelles ils se
retrouvent. Avant d’affirmer soumettre aussi des recommandations. Il s’agit de
voir en baisse les prérogatives et le pouvoir du président de la République et
ceux des personnalités qui représentent les Institutions. «C’est mieux, pour
nous, de donner plus de pouvoir aux populations. C’est ça aussi la vraie
démocratie», soutient Ibrahim Keïta, tout en proposant de renforcer les
Institutions au lieu de ceux qui les représentent. Aussi, il a souligné mettre
l’accent sur l’éducation tout en mettant fin aux questions de mendicité.
Kaba Camara,
représentant de la Fédération locale des associations de santé communautaire de
la Commune III, non moins rapporteur du groupe II, nous a rappelé la mise en
place des commissions dans lesquelles tout le monde voulait participer. Selon
lui, ces différentes commissions étaient composées de la société civile, des
partis politiques et organisations religieuses ainsi que des autorités
traditionnelles. «Nous avons pu mettre en place deux commissions pour le
traitement des cinq thématiques», a révélé Kaba Camara. Le rapporteur du groupe
II a fait montre de sa satisfaction, tout en soutenant que toutes leurs
recommandations ont été prises en compte dans le rapport.
Parmi les
recommandations formulées, il dit avoir été impressionné par les questions
politiques et institutionnelles, notamment la gestion des partis politiques. En
ce sens, Kaba Camara a plaidé pour la limitation du nombre des partis
politiques et la suspension de leur financement. Concernant l’aspect
sécuritaire, il indique avoir recommandé le renforcement des capacités des
Forces de l’ordre de la Commune III.
Abdoulaye M. Sow, représentant du Haut conseil islamique au niveau de la Commune III a souhaité que les différentes résolutions qui seront prises en charge soient adaptées. Selon lui, il faut qu’il y ait une volonté politique. Rappelant qu’il y a eu beaucoup de débats, de fora et de rencontres, il dit remarquer que les résolutions sont prises en compte mais qu’elles sont dans les tiroirs. En ce sens, il propose qu’il y ait une commission suivi-évaluation pour prendre en charge les résolutions de cette grande rencontre entre Maliens.
Souleymane SIDIBE
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