#Mali: Le pyromane prend dix ans de prison

Son patron lui vouait une confiance aveugle. Il en a profité pour le «poignarder dans le dos» avant de se retrouver derrière les barreaux

Publié lundi 08 avril 2024 à 05:38
#Mali:  Le pyromane prend dix ans de prison


De l’acte d’accusation et de renvoi en cour d’assises, il esr ressorti que le nommé Ousmane Cissé a, courant 2021, volontairement mis le feu au bureau de son patron Aliou Doumbia à qui il en voulait de le critiquer souvent avant d’emporter par la même occasion son coffre-fort. Par la suite, il a été coincé, interpellé puis conduit devant la Cour d’assises de Bamako pour répondre de son acte. Un acte prévu et puni par les dispositions des articles 305, 252, et 255 du code pénal pouvant donner lieu à des peines criminelles. Ces faits ont été commis en septembre 2021 alors qu’il officiait comme agent de sécurité au niveau du domicile de l’ancien président Alpha Oumar Konaré.

 

Un acte volontaire- Sa victime, un certain Aliou Doumbia était désigné comme intendant à la résidence de l'ancien Président Alpha Oumar Konaré. En septembre 2021, aux environs de 08 heures 30 minutes, il a garé son véhicule comme d'habitude pour ensuite prendre ses bagages puis rentrer dans son bureau. Juste avant de franchir la porte et y entrer, ce dernier senti l'odeur de la fumée venant du bureau d'à côté. Après avoir ouvert le sien, il trouva que tout était noir. Aussitôt, il appela le jeune homme chargé de nettoyer les lieux, et un élément de la sécurité pour faire le constat.

Quand Aliou Doumbia est rentré sa première intuition a été de se diriger vers son coffre-fort qui ne s'y trouvait plus. Immédiatement, sa première analyse a été de chercher à comprendre si l'incendie était d'ordre électrique. Mais c'était tout le contraire. Cet acte avait été posé par un idividu et, de façon volontaire. C’est ainsi que la victime a fait le constat suivant : uniquement c'est le dessus de la table qui a été brûlé avec des papiers notamment les reçus, les factures d’électricité entre autres. 

Il a été par la suite établi que c’est l'inculpé Ousmane CIssé qui était rentré dans le bureau nuitamment pendant que les agents de sécurité regardaient la télé. Comme lui même fait partie de ces agents de sécurité et que le jour des faits, c'était son jour de repos, il en a surement profité pour nuire en incendiant le bureau de son chef Aliou Doumbia à cause du fait que ce dernier le critiquait très souvent.

Après son forfait, le pyromane emporta le coffre-fort et s'est dirigé vers la route de Kati. Arrivé à un endroit, il a défoncé ledit coffre et y soustraire le contenu, soit la somme de Cinq million de Francs (5.000.000) FCFA. La victime Aliou Doumbia après avoir rendu des comptes à sa hiérarchie porta plainte devant les autorités compétentess afin d'ouvrir une enquête dans l’espoir de faire toute la lumière sur cette affaire.


C’est ainsi que les recherches menées ont conduit les enquêteurs sur les traces de Ousmane Cissé, agent de sécurité de la victime. Quelques jours plus tard, ce dernier sera interpellé pour clarifier de lourds soupçons qui  pesaient sur lui quant à son implication  dans l’incendie du bureau de son patron. C’est ainsi que le jeune homme a été interpellé et conduit  dans les locaux de la police pour audition avant de voir qu’une  procédure judiciaire  était  engagée contre lui pour « incendie volontaire et vol qualifié ».

 

Sans aucune raison valable- Durant toute la procédure le suspect a reconnu les faits. Même à la barre, il n’a pas cherché à se disculper. Il est resté constant dans sa logique d’aveu. Mais biezarrement l’accusé n’a pu avancer  la moindre raison valable qui l’a poussé à poser cet acte criminel. Il a tout simplement a déclaré, comme cela ressort dans son arrêt de renvoi, qu’au retour d’un de leur voyage effectué avec Aliou Doumbia sur Sélingué, il aurait subtilisé la clé de secours du bureau dans le sac dans l’optique de le nuire. C’est ainsi qu’à la date du 26 septembre de la même année, il s’est introduit dans ledit  bureau avec la clé subtilisée pour prendre le coffre-fort contenant la somme susindiquée avant d’incendier le local. Il ne lui restait plus qu’à s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à agir de la sorte.

C’est ainsi qu’il a avancé que la victime, (son patron)  le critiquait très souvent et n’hésitait pas  à l’insulter grossièrement dans le but de le nuire tout simplement. D’où les raisons qui l’auraient poussé à poser cet acte. Rien  d’autre.  Pour la Cour cette explicaton ne tient pas, car elle ne pouvait en aucun cas être une raison valable pour incendier le bureau de son patron. Un collègue agent présent à l’audience est passé à la barre pour témoigner, un temoignage qui n’a fait que charger l’accusé. Selon ce témoin, l’inculpé Ousmane était l’homme de confiance de Aliou. D’où tout son étonnement de voir l’accusé  afffirmer que son patron l’insultait grossièrement, alors qu’ils étaient complices. Pour le temoin, l’inculpé n’avait aucune raison de s’en prendre à  son patron.

Pour le parquet général, les faits sont clairs. Selon le magistrat, à la lumière des débats, tout laisse à penser que l’accusé avait volontairement mis le feu au bureau de son patron. C’est ainsi que le defenseur des citoyens a déclaré l’accusé coupable des faits. L’avocat de la défense de son côté, s’est retrouvé devant les faits accomplis. Il  ne pouvait faire autre que de solliciter la mansuétude de la Cour avant de plaider pour des circonstances atténuantes au profit de son client. Malheureusement pour lui, après délibération, la Cour a condamné l’inculpé à 10 ans de prison…

Tamba CAMARA

Lire aussi : Kayes : La police frappe dans le milieu des dealers et leurs complices

D.D et A.K sont deux jeunes du Khasso (Kayes) (20 et 22 ans) qui ont totalement versé dans le monde de la drogue. Le premier est un dealer sans scrupule alors que le second est considéré par les policiers comme un consommateur invétéré..

Lire aussi : Kayes : La police frappe dans le milieu des dealers et leurs complices

D.D et A.K sont deux jeunes du Khasso (Kayes) (20 et 22 ans) qui ont totalement versé dans le monde de la drogue. Le premier est un dealer sans scrupule alors que le second est considéré par les policiers comme un consommateur invétéré..

Lire aussi : Trafic d’armes à Bamako : Des armes saisies, des suspects interpellés

Les éléments du commissariat de police de Quinzambougou, en Commune II du District de Bamako, viennent de réussir un joli coup de filet. Ces policiers ont mis la main sur des individus louches en possession de six pistolets automatiques de fabrication artisanale améliorée dans un quartier de Ba.

Lire aussi : Sadiola : Six braqueurs d’or en prison

Ils pensaient avoir réussi leur coup. Mais ils sont tombés après plusieurs mois d’enquête et de traque.

Lire aussi : Garantiguibougou : Un écolier s’échappe des mains de ses ravisseurs

À quatorze ans, ce garçon que nous désignons par ses initiales F.S. mettra du temps à oublier ce calvaire que lui ont imposés ses ravisseurs. En effet, il y a quelques semaines, des individus avaient séquestré quelque part à Garantibougou, quartier populaire de la Commune V du District de B.

Lire aussi : Élevage : Un dispositif national pour protéger le bétail malien

Dans les zones rurales, où le bétail constitue souvent la principale richesse des ménages, les défis liés à l'insécurité, la transhumance et l'accès aux ressources demeurent importants..

Les articles de l'auteur

Kayes : La police frappe dans le milieu des dealers et leurs complices

D.D et A.K sont deux jeunes du Khasso (Kayes) (20 et 22 ans) qui ont totalement versé dans le monde de la drogue. Le premier est un dealer sans scrupule alors que le second est considéré par les policiers comme un consommateur invétéré..

Par Tamba CAMARA


Publié mercredi 10 juin 2026 à 08:54

Kayes : La police frappe dans le milieu des dealers et leurs complices

D.D et A.K sont deux jeunes du Khasso (Kayes) (20 et 22 ans) qui ont totalement versé dans le monde de la drogue. Le premier est un dealer sans scrupule alors que le second est considéré par les policiers comme un consommateur invétéré..

Par Tamba CAMARA


Publié mardi 09 juin 2026 à 13:35

Trafic d’armes à Bamako : Des armes saisies, des suspects interpellés

Les éléments du commissariat de police de Quinzambougou, en Commune II du District de Bamako, viennent de réussir un joli coup de filet. Ces policiers ont mis la main sur des individus louches en possession de six pistolets automatiques de fabrication artisanale améliorée dans un quartier de Bamako..

Par Tamba CAMARA


Publié mercredi 03 juin 2026 à 09:57

Sadiola : Six braqueurs d’or en prison

Ils pensaient avoir réussi leur coup. Mais ils sont tombés après plusieurs mois d’enquête et de traque.

Par Tamba CAMARA


Publié mercredi 13 mai 2026 à 08:13

Communauté humanitaire et médias : Un dialogue bien à propos

Une rencontre d’échange réunissant les acteurs de la communauté humanitaire et les professionnels des médias s’est tenue, hier dans un hôtel de la place, afin de renforcer la collaboration entre les deux secteurs et promouvoir une communication plus efficace autour des enjeux humanitaires..

Par Tamba CAMARA


Publié mercredi 13 mai 2026 à 08:10

Mali : Les FAMa mènent des frappes contre des groupes armés terroristes à Gao

L’État-Major Général des Armées a annoncé ce samedi 9 mai 2026, la conduite de plusieurs frappes aériennes dans la région de Gao, dans le cadre des opérations de reconnaissance offensive menées sur l’ensemble du territoire national..

Par Tamba CAMARA


Publié dimanche 10 mai 2026 à 16:28

Mali : Plusieurs terroristes neutralisés et des bases détruites lors des frappes aériennes des FAMa

Les FAMa poursuivent imperturbablement leurs missions de reconnaissance offensive en cours sur l’ensemble du territoire national. En témoignent les frappes aériennes opérées ce lundi 04 avril 2026 dans différentes zones du territoire..

Par Tamba CAMARA


Publié mardi 05 mai 2026 à 14:04

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner