L’année dernière pour la réalisation de ses activités, le LCV a bénéficié d’un budget de 1,839 milliard de Fcfa sur une prévision de 2,745 milliards de Fcfa
La session avait pour ordre du jour
l’examen du procès-verbal de la
précédente session et la situation d’exécution des recommandations. Il
s’agissait aussi d’examiner les rapports d’activités et l’état d’exécution du
budget 2023 et de se prononcer sur le projet de budget 2024. L’année dernière pour la réalisation de ses
activités, le LCV a bénéficié d’un budget de 1,839 milliard de Fcfa sur une
prévision de 2,745 milliards de Fcfa. Pour l’exercice en cours, l’enveloppe prévisionnelle
du budget se chiffre à un peu plus de
3,005 milliards de Fcfa contre une dotation budgétaire de 2,835
milliards de Fcfa en 2022, soit un taux d’accroissement de 0,94%.
Selon le secrétaire général du ministère de
l’Élevage et de la Pêche, en plus de son expertise avérée pour le diagnostic de
certaines maladies animales transfrontalières et zoonotiques, le LCV occupe
aujourd’hui la place d’un des plus grands laboratoires producteurs de vaccins,
de recherche en santé animale, de contrôle de qualité et de formation aussi
bien dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa)
que dans la Communauté des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Pour Madi Maténé Keïta, malgré la situation
particulièrement difficile du LCV, liée à la vétusté de certaines de ses
infrastructures et équipements, aux coupures intempestives d’électricité et la
cherté des intrants de production et consommables de laboratoire avec des
délais de livraison aléatoires et plus longs, d’importants efforts ont été
consentis par le LCV pour atteindre les objectifs essentiels définis, lors de
la précédente session. «En dépit du
contexte actuel difficile, le LCV a, dans le domaine de la production des
vaccins, produit 40,247 millions de doses toutes valences confondues contre une
prévision de 60 millions de doses, soit un taux de réalisation de 67,08%»,
a-t-il révélé. Et d’ajouter que ce taux obtenu dans des conditions très
difficiles du fait des multiples pannes des équipements de production,
occasionnées par les coupures intempestives de l’électricité, est
l’aboutissement de nombreux sacrifices consentis par l’ensemble des
travailleurs.
Quant aux activités de contrôle de qualité,
a-t-il précisé, elles ont porté sur le contrôle de 161 lots de vaccins et
l’analyse d’un total de 285 échantillons de denrées alimentaires et composantes
de l’environnement afin de déterminer leur qualité bactériologique ou
toxicologique. S’agissant des activités de diagnostic, un total de 10.936
prélèvements, repartis entre 838 échantillons pour le dépistage de cinq
zoonoses (brucellose, charbon bactéridien, grippe aviaire, rage et
tuberculose), 1.486 pour le diagnostic de routine des maladies animales et
8.612 prélèvements traités dans le cadre de la surveillance épidémiologique de la
peste des petits ruminants (PPR).
Le directeur général du LCV a indiqué que dans
le cadre des activités prévues, il s’agira de travailler dans le domaine du
diagnostic et de la recherche médicale. Boubacar dit Aladjogo Maïga a révélé
que du point de vue diagnostic des maladies animales, sa direction prévoit de
recevoir un total de 9.000 échantillons à traiter, analyser et donner les
résultats dans le cadre du diagnostic des maladies animales, y compris les
maladies transmissibles à l’homme.
Il est prévu, selon lui, d’assurer sur le plan de la santé publique, l’analyse microbiologique des aliments, eaux et boissons. «Dans cette optique, à peu près 200 lots de vaccins vont être réceptionnés et environ 300 échantillons d’aliments eaux et boissons pour voir leur qualité bactériologique et toxicologique seront analysés», a-t-il affirmé. Aussi, pour le directeur général du LCV, le cap sera toujours maintenu avec la production de 60 millions de doses pour servir le besoin en vaccin vétérinaire au niveau national et dans la sous-région.
Anta CISSÉ
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