C’est le moins qu’on puisse dire à propos de l’installation continuelle des Centres d’accès universel conteneurisé sur l’ensemble du territoire national. En
effet, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a procédé, samedi dernier au
second cycle B de Konobougou dans le Cercle de Barouélé, Région de Ségou, à
l’inauguration du Centre d’accès universel conteneurisé. Le ministre de
l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, et son collègue de la Refondation de
l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga,
représentant celui en charge du département de la Communication, de l’Économique numérique et de la Modernisation
de l’Administration, ont effectué le déplacement.
L’Agence
de gestion du Fonds d’accès universel (Agefau) s’engage ces derniers temps à mieux rendre accessibles
les nouvelles technologies aux populations sevrées de ce moyen de
communication. En témoigne la réalisation de 40 Centres d’accès universel
conteneurisé dans les Régions de Sikasso, Koulikoro, Kayes et Ségou. Suivant
les orientations du gouvernement, sous le leadership du président de la
Transition, le colonel Assimi Goïta, une accélération du processus
d’implantation numérique au profit des populations démunies est en marche.
En
sa qualité du président du conseil d’administration de l’Agefau, Dr Choguel
Kokalla Maïga a soutenu que l’inauguration du Centre d’accès universel
conteneurisé de Konobougou, au-delà de ses aspects techniques, porte une marque
politique extrêmement importante. Car, selon lui, il est très clair que les
technologies de l’information et de la communication occupent une place de
choix dans le programme d’action gouvernementale, dans le processus de refondation
de notre pays, surtout dans le processus de la réorganisation de notre
enseignement éducatif.
«Dans
le domaine de l’économie, il est avéré que les technologies de l’information
peuvent apporter entre 5 et 15% du produit intérieur d’un pays», a-t-il rappelé.
Raison de plus pour le gouvernement, sous l’autorité du président de la
Transition, de se battre pour opérer actuellement un virage technologique pour
la République du Mali. Cela, au bénéfice des populations les plus démunies.
Des
citoyens dans des zones reculées, défendra le Premier ministre Maïga, ont les
mêmes droits aux technologies de l’information tout comme les citadins. Et de
rappeler que l’Agefau a été créée pour satisfaire ce besoin avant de regretter
la mauvaise utilisation des fonds avant la Transition en cours. «C’était
facile, mais cela dépend de comment les gouvernements conduisent», a-t-il
souligné. Et d’indiquer : «Maintenant, en si peu de temps, 40 Centres
d’accès universel conteneurisé ont été réalisés. On aurait dû faire cela depuis
très longtemps… la nouvelle direction a reçu de très hautes instructions de
tout faire pour les populations, d’être proche du peuple».
Le Premier ministre a ainsi promis que
l’Agefau sera désormais destinée à amener le téléphone et l’Internet dans des zones
en nécessité. Les efforts seront poursuivis suivant les nouvelles orientations
qui consistent à utiliser l’argent de l’Agefau pour servir son objectif
initial. «Amener le téléphone et l’internet chez les citoyens qui n’en ont pas
le moyen, par exemple dans une école où il peut y avoir des enfants du pauvre,
des villages éloignés…», a précisé Dr Choguel Kokalla Maïga comme prérogative
de l’Agefau. Et d’insister qu’elle doit financer les plus démunis de la
société. «C’est une ligne politique à suivre», a-t-il appuyé.
Le
directeur général de l’Agence reconnaitra que les responsables de sa structure
ont été amenés à opérer des réajustements afin d’adapter leurs infrastructures
au besoin des populations. C’est dans cet esprit que l’option de migrer vers les
centres d’accès universel conteneurisé a été retenue pour offrir plus de
commodité aux utilisateurs et plus accessible en termes de coût. «L’Agefau se
devait d’apporter des solutions idoines à la problématique du numérique», a
reconnu Boubacar Sacko. Selon lui, son service, en synergie avec plusieurs
autres structures du domaine de l’écosystème numérique, travaille sans relâche
afin que les objectifs de l’émission de la fracture numérique, assez
déterminante dans la réussite des politiques de développement de notre pays,
puissent être atteints.
L’accélération du processus d’implantation d’infrastructures d’accès universel, comme le Centre d’accès universel conteneurisé de Konobougou, en est la parfaite illustration. Le développement économique, social et culturel des zones à faible rentabilité demeure déjà une constante. Par-delà, a souligné Boubacar Sacko, il s’agit de rompre avec la vertigineuse exclusion numérique afin de permettre à notre pays de vivre en parfaite révolution industrielle. La dotation de plus d’une centaine de collectivités territoriales, d’organisations à caractère social, de faitières, de structures étatiques ou non étatiques en temps d’accès universel participe de cette exigence de résultat. «Cet effort se poursuivra inlassablement…», a-t-il rassuré.
UNE
RÉVOLUTION DANS LE SYSTÈME ÉDUCATIF- Le ministre de l’Éducation nationale n’en
demeure pas moins convaincu. Selon Amadou Sy Savané, c’est une révolution dans
notre système éducatif. Il dira que le président de la Transition a à cœur que
notre pays soit au rendez-vous du monde des technologies de l’information et de
la communication. Le ministre de l’Éducation nationale reviendra sur la pose de
la première pierre du Centre d’intelligence artificielle et robotique à Kati
par le colonel Assimi Goïta.
Dans
la même dynamique, Amadou Sy Savané a évoqué que son département s’est engagé à faciliter l’accès aux
technologies de l’information et de la communication aux élèves de
l’enseignement fondamental et du secondaire. «Il a été lancé une action
vigoureuse pour une forte présence de nouvelles technologies à tous les
établissements scolaires», a-t-il révélé. Le numérique permet aux acteurs de
l’éducation et aux apprenants de tout faire autrement, de mieux travailler pour
les résultats qui fortifient l’école malienne. Ainsi, le Mali aidera-t-il sa
jeunesse à cultiver l’excellence, à être compétitive au plan national et
international. «Plus nous disposerons des ressources humaines de grande
qualité, mieux se concrétiseront les ambitions d’un Mali nouveau en voie du
développement», a soutenu le ministre de l’Éducation nationale.
Faut-il retenir que ce Centre d’accès universel conteneurisé de Konobougou est fait d’installations ultra modernes pour booster la qualité de l’enseignement. Il est équipé d’ordinateurs avec des imprimantes multifonctionnelles, d’une vidéo projecteur, d’un scanneur, de kits de connexion Internet, de mobiliers, de sources d’énergie solaire, etc. Pour le ministre, ces infrastructures sont mises à la disposition des enseignants, des élèves et de tous les citoyens pour leur permettre d’accéder au téléphone et à l’internet. Espace convivial de travail, ces centres d’accès universel conteneurisé sont à la pointe de la technologie. Ces enseignants disposent désormais d’outils modernes pour leur cours. Amadou Sy Savané a invité les bénéficiaires à faire bon usage des équipements.
Oumar DIAKITE
Le Royaume du Maroc organise, du 12 au 14 octobre 2026 à Rabat, a Morocco Cybersecurity Week, placée sous le thème «La cybersécurité au service de la transformation numérique et du développement»..
En consolidant leur dispositif à Kidal et dans plusieurs localités charnières de la 8ᵉ région administrative du Mali au cours de l’opération «Dougoukoloko», les Forces armées maliennes (FAMa) franchissent un cap décisif dans l’exercice effectif de la souveraineté territoriale..
Ouvert lundi dernier, le procès impliquant Adama Sangaré se poursuit devant la chambre criminelle du Pôle économique et financier de Bamako. Dans cette affaire foncière, l'ancien maire du District de Bamako et huit autres coaccusés sont poursuivis pour des «faits de faux, usage de faux, att.
La cérémonie de leur présentation au drapeau a été présidée, hier, sur la place d’armes du Génie militaire, par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Pendant six mois, ces hommes et ces femmes ont suivi un programme exigeant de formation militaire et civiq.
Notre collègue, Siguéta Salimata Dembélé, a présenté, mardi dernier, ses travaux sur la protection numérique des enfants lors du Forum de Bamako sur le numérique et la cohésion sociale, organisé dans la capitale à l’initiative de Search for Common Ground Mali sous l’égide de la Haute.
La rencontre annuelle du Forum de Bamako sur le numérique et la cohésion sociale s’est tenue hier à Bamako, réunissant représentants d’institutions, professionnels des médias et partenaires techniques autour des enjeux de la gouvernance du numérique et de la cohésion sociale dans l’esp.