Les Kayesiens sont sortis en masse pour exprimer leur soutien à la Transition
C’était au cours d’un grand meeting, organisé le 12 avril dernier par le Conseil régional de la jeunesse (CRJ) à la tribune de l’Indépendance. Ce meeting de soutien à la Transition était placé sous la présidence du Général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, en présence d’une foule composée des forces vives de la région.
Déjà à 15 heures, cette place historique de la cité des Rails était noire de monde. Malgré la forte chaleur, les Kayesiens sont sortis en masse pour exprimer leur soutien à la Transition. Sur les gradins de la tribune, la foule scandait des slogans pour magnifier la bravoure de nos Forces de défense et de sécurité qui consentent d’énormes sacrifices pour sécuriser les personnes et leurs biens. D’autres manifestants affichaient également des banderoles et pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Oui à la paix, Kayes soutient la guerre», «Kayes soutient la Transition».
En effet, depuis l’avènement de la Transition sous l’égide du Général de d’armée Assimi Goïta, les autorités ne cessent de déployer des efforts pour permettre au Mali de retrouver sa souveraineté et son intégrité territoriale. Notre pays s’affirme davantage grâce à l’engagement des pouvoirs publics et la bravoure des Forces de défense et de sécurité.
«L’Armée repose sur vous. Quelles que soient ses moyens, l’Armée ne peut point travailler sans les populations. Des soutiens de ce genre renforcent les FAMa (Forces Armées du Mali). Le gouvernement fonde l’espoir sur les populations. Vous êtes sur la bonne voie. Aujourd’hui, comme on le constate en Afrique centrale, aux États-Unis, en Ukraine, le monde est en proie aux conflits d’intérêt. Nos ressources minières sont convoitées. Nous devons éduquer les jeunes dans le sens du patriotisme pour qu’ils assurent la relève», a déclaré le chef de l’exécutif régional, tout en prônant la prudence.
«Nous sommes sur le champ de l’honneur. C’est un acte de patriotisme. Celui qui n’aime pas ces jeunes (le Général d’armée Assimi Goïta et ses compagnons), n’est pas un patriote. On leur en veut, parce qu’ils luttent pour l’indépendance de notre pays.
L’armée algérienne a bombardé notre drone parce que leur pays sert de refuge pour nos chefs terroristes. Suite à l’abandon de l’Accord d’Alger, ce pays voisin a perdu la mainmise sur nos ressources naturelles», a expliqué Moussa Tangara, représentant des légitimités traditionnelles.
Des ressortissants nigériens basés à Kayes ont fait savoir que nos peuples doivent soutenir l’AES qui est là pour nous, pour l’indépendance de nos trois pays (Mali, Burkina Faso, Niger). D’après eux, l’Algérie n’a pas été reconnaissante envers le Mali qui l’a, pourtant, aidée durant sa guerre d’indépendance.
Mamadou Coulibaly dira que les forces vives de la Région de Kayes partagent en commun le souci de la dignité et de la souveraineté retrouvée. Adama Sangaré, président du Conseil régional de la jeunesse rappellera que depuis 2023, la jeunesse malienne avait été alertée sur le complot qu’ourdissait Alger contre le Mali, surtout face à l’influence de l’AES sur l’échiquier international.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
-.
Le Directeur général de l’Agence malienne de Presse et de Publicité (AMAP), Alassane Souleymane a appelé ce lundi à une mobilisation renforcée des médias maliens face aux défis sécuritaires et informationnels auxquels le pays est confronté..
-.
Il est aux environs de 15 heures ce samedi, et le stade Mamadou Konaté a troqué ses crampons pour une communion sacrée. Entre boubous brodés, slogans percutants et ferveur patriotique, l'unité nationale s'affiche en grand format dès l'entrée, où un immense calicot jaune barrant la pelouse.
À l'instar de Bamako et des autres localités du pays, les Forces vives de la Région de Kayes se sont fortement mobilisées, ce samedi 09 mai dans la salle de conférences de la Chambre de commerce et d'industrie (CCIM) de la Cité des Rails, afin d’apporter leur soutien aux FAMA ainsi qu’aux .
Dans un contexte marqué par les attaques terroristes simultanées perpétrées le 25 avril dernier à Bamako ainsi qu’à Kati, Sévaré, Gao et Kidal, les autorités poursuivent les actions de sensibilisation pour rassurer les populations et éviter toute psychose..