#Mali : École normale supérieure : Des progrès, mais aussi des difficultés

L’École normale supérieure de Bamako (ENSup) faisait partie des grandes écoles dans notre pays avant l’avènement de l’université. Cet établissement a été aussi un vivier important de cadres qui ont servi et continuent de mettre leurs expertises au service de l’enseignement et l’administration publique.

Publié vendredi 01 mars 2024 à 07:36
#Mali : École normale supérieure : Des progrès, mais aussi des difficultés

La représentante du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Kadidiatou Bouaré et le directeur général de l’établissement supérieur, Douga Nassoko

 

L’ENSup a donc tenu, hier dans ses propres installations, la 10è session ordinaire de son conseil d’administration. La réunion était présidée par la représentante du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kadidiatou Bouaré, en présence du directeur général de l’établissement supérieur, Douga Nassoko.

L’ordre du jour portait essentiellement sur l’adoption du compte rendu et le point d’exécution des recommandations de la précédente session, mais aussi sur le rapport d’activités 2022-2023 et les perspectives 2024. Il s’agissait aussi de se prononcer sur le contrat annuel de performance, ainsi que le rapport annuel de performance et le projet annuel de performance. Les administrateurs ont aussi opiné sur le projet de règlement intérieur.

Le projet de budget 2024 de l’établissement est équilibré en recettes et en dépenses à environ 2,3 milliards de Fcfa.

Le directeur général de l’ENSup a expliqué qu’en 2023 sur le plan académique, toutes les activités pédagogiques ont été effectuées. Ajoutant que les nouvelles recrues ont commencé en janvier 2024. Pour lui, il y a eu une satisfaction sur le plan pédagogique.

Concernant les difficultés, Douga Nassoko a rappelé que celles-ci sont généralement d’ordre financier. Et de dire que les activités programmées ne sont pas réalisées du fait des restrictions budgétaires. Il a aussi évoqué d’autres problèmes, notamment l’instabilité des enseignants à cause de multiples grèves. À ses dires, cela impacte le déroulement des activités pédagogiques.


À tous ceux-ci, s’ajoute le contexte international, et celui socio-économique avec une flambé des prix. «Nonobstant les difficultés, nous avons pu honorer nos engagements face à la satisfaction des charges financières dues à notre cahier de doléances avec les syndicats et du côté des étudiants également», a expliqué le directeur de l’ENSup, assurant qu’ils ont pu payer les charges sociales (salaires et sécurité sociale) des agents sur ressources propres de l’établissement.

 La représentante du département en charge de l’Enseignement supérieur a rappelé qu’en perspectif pour l’année universitaire 2023-2024, l’ENSup, parallèlement à sa mission de formation professionnelle initiale, se propose, entre autres, d’améliorer la performance du service de la formation continue, de soutenir les actions du centre de formation ouverte à distance et le E-learning (Foadel).

Mais aussi de poursuivre les activités de la revue scientifique : «Les cahiers de l’ENSup», et de renforcer le cadre partenarial existant pour une plus grande visibilité des actions académiques et pédagogiques. Enfin de poursuivre les travaux de constructions de la nouvelle ENSup à Kabala. Kadidiatou Bouaré a invité les uns et les autres à jouer pleinement leur partition dans la formation des formateurs et dans la construction de la quatrième République (Mali Kura) pour le bonheur du peuple malien.

Amsatou Oumou TRAORE

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