Le directeur général de l’Agence, Abdourahamane Oumarou Touré et le président du conseil d’administration Mamadou Haïdara
Cette information a été donnée par le secrétaire
général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et Développement
durable, président du conseil d’administration de l’ABFN, Mamadou Haïdara, lors
de la 21è session ordinaire du conseil, tenue hier à son siège. C’était en
présence du directeur général de l’Agence, Abdourahamane Oumarou Touré. Pour la
réalisation des activités, le budget 2023 de l’Agence du bassin du fleuve Niger
approuvé est d’un montant d’environ 6,051 milliards de Fcfa.
Avec cette
dotation, l’Agence a pu exécuter quelques actions majeures de son programme,
notamment la réalisation de plusieurs missions d’investigation et de
constatation d’agressions/dégradations, la contribution à la préparation d’un
nouveau projet dédié à la restauration des terres dégradées au Mali. S’y ajoute
l’élaboration d’une note conceptuelle pour une deuxième phase du projet de
réhabilitation économique et environnementale du fleuve Niger (Preefn), dont la
phase actuelle de démonstration a été clôturée le 30 juin 2024.
Le
président du conseil d’administration a souligné que le niveau global
d’exécution du budget 2023 est de 59%, soit une liquidation de 2,459 milliards
de Fcfa. «Cette faible mobilisation des ressources, surtout internes, illustre
à elle seule les difficultés de notre Agence. Toute chose qui me fait dire que
la gestion du fleuve Niger n’est pas une traversée paisible», a affirmé Mamadou
Haïdara.
C’est pourquoi, a-t-il ajouté, les administrateurs doivent être
imaginatifs pour trouver une solution à la lancinante question de ressources
propres au profit de l’ABFN qui est fortement sollicitée. Il a précisé que les
résultats obtenus en 2023, en deçà des ambitions de sauvegarde du principal
cours d’eau nourricier du pays, sont à corréler avec la modestie des
allocations budgétaires et parfois leur non ouverture.
D’où la nécessité, a
insisté Mamadou Haïdara, d’améliorer conséquemment les dotations budgétaires et
leur mise à disposition à temps pour des résultats encore meilleurs en 2024.
«Pour la réalisation du contrat annuel de performance, le budget prévisionnel
2024 de l’Agence est de 5,403 milliards de Fcfa contre 6,049 milliards de Fcfa
en 2023, soit une réduction de 10,69%», a-t-il fait savoir. Avant de préciser
que la Loi de finances 2024 n’a pas retenu dans le budget 2024 de l’Agence, la
contribution du financement extérieur.
Le
directeur général de l’ABFN a signalé que de la session précédente à
aujourd’hui, il y a eu des réalisations d’ordres institutionnel et physique.
Abdourahamane Oumarou Touré a expliqué que l’Agence a pu développer un projet
qu’on appelle restauration des terres dégradées pour une enveloppe d’environ 93
milliards de Fcfa. Aujourd’hui, a-t-il rappelé, ce projet a fait la fierté du
ministère en charge de l’Environnement.
L’Agence a également développé un outil
dénommé «Observatoire des données spatiales», qui permet d’interpréter les
données satellitaires et certains relevés sur le terrain. «Nous avions un
projet avec la Banque mondiale, qui a fait de grandes réalisations en ce qui
concerne le dragage du tronçon Macina-Bafoulabé pour améliorer le temps de
navigation», a-t-il déclaré, tout en soulignant l’aboutissement du mécanisme
financier de perception des redevances auprès des organismes préleveurs et
pollueurs. Il a signalé que l’Agence souhaite l’opérationnalisation des outils
mis en place et obtenir d’autres financements pour permettre de rentabiliser
tout cet acquis et se donner les moyens d’assurer son autonomie.
Fatoumata Mory SIDIBE
Elles vont offrir notamment une grille salariale attractive, mettre fin à la notation subjective des fonctionnaires et à la prise successive des positions de détachement et de disponibilité. Mais surtout diminuer les bras de fer juridiques opposant l’administration publique et ses agents.
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