#Mali : Bassin du fleuve Niger : Des actions majeures réalisées par l’ABFN

Le budget 2024 de l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) est constitué à 19,69% (environ 1,063 milliards de Fcfa) de financement intérieur et 80,31% (environ de 4,339 milliard de Fcfa) de financement extérieur, contre respectivement 16,60% et 83,40% en 2023.

Publié jeudi 29 août 2024 à 18:54
#Mali : Bassin du fleuve Niger : Des actions majeures réalisées par l’ABFN

Le directeur général de l’Agence, Abdourahamane Oumarou Touré et le président du conseil d’administration Mamadou Haïdara

 

Cette information a été donnée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et Développement durable, président du conseil d’administration de l’ABFN, Mamadou Haïdara, lors de la 21è session ordinaire du conseil, tenue hier à son siège. C’était en présence du directeur général de l’Agence, Abdourahamane Oumarou Touré. Pour la réalisation des activités, le budget 2023 de l’Agence du bassin du fleuve Niger approuvé est d’un montant d’environ 6,051 milliards de Fcfa.

Avec cette dotation, l’Agence a pu exécuter quelques actions majeures de son programme, notamment la réalisation de plusieurs missions d’investigation et de constatation d’agressions/dégradations, la contribution à la préparation d’un nouveau projet dédié à la restauration des terres dégradées au Mali. S’y ajoute l’élaboration d’une note conceptuelle pour une deuxième phase du projet de réhabilitation économique et environnementale du fleuve Niger (Preefn), dont la phase actuelle de démonstration a été clôturée le 30 juin 2024.

Le président du conseil d’administration a souligné que le niveau global d’exécution du budget 2023 est de 59%, soit une liquidation de 2,459 milliards de Fcfa. «Cette faible mobilisation des ressources, surtout internes, illustre à elle seule les difficultés de notre Agence. Toute chose qui me fait dire que la gestion du fleuve Niger n’est pas une traversée paisible», a affirmé Mamadou Haïdara.

C’est pourquoi, a-t-il ajouté, les administrateurs doivent être imaginatifs pour trouver une solution à la lancinante question de ressources propres au profit de l’ABFN qui est fortement sollicitée. Il a précisé que les résultats obtenus en 2023, en deçà des ambitions de sauvegarde du principal cours d’eau nourricier du pays, sont à corréler avec la modestie des allocations budgétaires et parfois leur non ouverture.

D’où la nécessité, a insisté Mamadou Haïdara, d’améliorer conséquemment les dotations budgétaires et leur mise à disposition à temps pour des résultats encore meilleurs en 2024. «Pour la réalisation du contrat annuel de performance, le budget prévisionnel 2024 de l’Agence est de 5,403 milliards de Fcfa contre 6,049 milliards de Fcfa en 2023, soit une réduction de 10,69%», a-t-il fait savoir. Avant de préciser que la Loi de finances 2024 n’a pas retenu dans le budget 2024 de l’Agence, la contribution du financement extérieur.

Le directeur général de l’ABFN a signalé que de la session précédente à aujourd’hui, il y a eu des réalisations d’ordres institutionnel et physique. Abdourahamane Oumarou Touré a expliqué que l’Agence a pu développer un projet qu’on appelle restauration des terres dégradées pour une enveloppe d’environ 93 milliards de Fcfa. Aujourd’hui, a-t-il rappelé, ce projet a fait la fierté du ministère en charge de l’Environnement.

L’Agence a également développé un outil dénommé «Observatoire des données spatiales», qui permet d’interpréter les données satellitaires et certains relevés sur le terrain. «Nous avions un projet avec la Banque mondiale, qui a fait de grandes réalisations en ce qui concerne le dragage du tronçon Macina-Bafoulabé pour améliorer le temps de navigation», a-t-il déclaré, tout en soulignant l’aboutissement du mécanisme financier de perception des redevances auprès des organismes préleveurs et pollueurs. Il a signalé que l’Agence souhaite l’opérationnalisation des outils mis en place et obtenir d’autres financements pour permettre de rentabiliser tout cet acquis et se donner les moyens d’assurer son autonomie.

Fatoumata Mory SIDIBE

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