#Mali : 20è Ségou’Art Festival sur le Niger : Une célébration à la hauteur de l’événement

La 20è édition de Ségou’Art Festival sur le Niger a été marquée par des spectacles de haute gamme avec de grandes stars de la musique malienne comme Salif Kéïta, Abdoulaye Diabaté, Cheick Tidiane Seck et Sidiki Diabaté.

Publié lundi 05 février 2024 à 07:41
#Mali : 20è Ségou’Art Festival sur le Niger : Une célébration à la hauteur de l’événement

De grandes stars de la musique malienne comme Salif Kéïta ont électrisé le public


Côté art visuel, une vingtaine d’expositions au siège de la Fondation Festival sur le Niger était rehaussés non seulement par la présence des œuvres de célèbres maliens comme Abdoulaye Konaté et Cheick Diallo, le Burkinabé Ky Siriki, le Béninois Ludovic Fadïro, le Togolais Kossi Assou et le Nigérian George Edozie. Mais également par le concours international. C’est notre compatriote Mariam Ibrahim Maïga qui a remporté le premier prix dénommé prix Mamou Daffé. Elle a eu droit à un trophée et une somme de 1 million de Fcfa.

Intitulée «Sin Sanou man», cette peinture en acrylique sur tissu montre cinq homme dans la pénombre, portant des armes et chaussés des bottes de couleur d’orée. Une grande toile de 3,5 mètres sur 2 mètres. L’artiste dédie cette œuvre au travail des Cinq colonels au pouvoir dans notre pays. Pour elle, les militaires sont en train d’effectuer un énorme travail. Ils ont  libéré les parties occupées de notre pays, tout en ramenant petit à petit la sécurité et la quiétude pour les populations, a-t-elle expliqué devant la presse.

Le deuxième prix, dénommé prix du Centre culturel kôrè, est allé à l’Ivoirienne Tiélégnon Ariane Koné. La valeur de ce prix est 750.00 Fcfa. Le troisième est le prix de l’Institut kôrè des arts et métiers, d’une valeur de 500.000 Fcfa. Il est revenu au Nigérian Aremu Opemi. Et enfin le prix de la meilleure femme artiste «Anta Guèye» récompense les efforts de la Tunisienne Ikram Ben Ibrahim.

Les 20 ans du Ségou’Art Festival sur le Niger ont aussi été marqués par une soirée Hip hop dédiée à l’artiste Cheick Amadou Tidiane Seck. Cette initiative qui a regroupé un nombre important d’artistes de la scène Hip hop made in Mali et de quelques pays d’Afrique de l’Ouest, a été l’occasion pour les organisateurs de rendre hommage à ce grand artiste toujours présent, toujours disponible pour la jeune génération.

Musicien au doigté magique, avec une habileté remarquable, Cheick Amadou Tidiane Seck est un artiste qui a inscrit en lettre d’or son nom dans l’histoire de la musique malienne. L’homme est aussi un acteur très important dans le processus d’évolution de jeunes talents ainsi que d’initiatives culturelles au Mali. Il y participe chaque année, à travers des masterclass, des tables rondes ainsi que des panels. Cette année, à l’occasion de la célébration de ses 20 ans d’existence, le Ségou’Art Festival sur le Niger a décidé de lui rendre un hommage particulier à travers l’organisation d’une soirée 100% hip hop.

Au programme de cette soirée festive, une belle brochette d’artistes parmi lesquels Imilo Lechanceux du Burkina Faso, Didier Awadi du Sénégal, les rappeurs Master Soumy, Mylmo, Iba One, Mobjack, Mogoni, Calibre 27, Dr Keb, Mariam Koné, et Maïmots du Mali. Ce fut aussi une plateforme de promotion des lauréats de Korè Hip Hop 2023.

Comme chaque année, depuis 2014, le Festival sur le Niger dédie une soirée à la paix, intitulée Caravane de la paix avec la participation des festivals partenaires que sont le Festival sur le désert d’Essakan (Tombouctou) et le Festival Taragalte du Maroc.  Cette caravane se veut un espace de promotion de la paix, du vivre ensemble mais surtout de la diversité culturelle.

Le Festival sur le Niger, c’est aussi du théâtre. Cette année, le public a pu apprécier la pièce intitulée «Juste savoir». Cette œuvre du dramaturge togolais Joël Amah Ajavon, a été présenté ce mercredi 31 janvier 2024 au Centre Culturel Kôrè Ségou. Adaptée et mise en scène par l’Association Studio Monopole, «Juste savoir» est une pièce qui questionne la condition des enfants victimes de la séparation de leurs parents.  

Youssouf DOUMBIA

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