
La pénurie d’eau potable qui coupait le sommeil aux habitants des logements sociaux de N’Tabacoro est désormais un mauvais souvenir. L’eau y coule des robinets sans discontinuer depuis un mois. Le constat a été fait mardi dernier par le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau. Lamine Seydou Traoré qui visitait la station de reprise de Faladié et les réservoirs (nouveau et ancien) d’eau potable de Ouatakoulou, d’une capacité respective de 6.000 et 4.000 m3, était accompagné par le directeur général de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep), Dramane Coulibaly.
Un rêve devenu réalité qui fait le bonheur de ses habitants. Mme Dikourou Tamboura, relate : «Depuis 2011, nous n’avons pas eu de l’eau en permanence. On achetait le bidon d’eau de 20 litres à 100 Fcfa. Pour avoir de l’eau, il fallait se lever à 4 h du matin tous les jours. À cause de cette situation précaire, les aide-ménagères refusaient de travailler ici».
Visiblement ému, un habitant des 1180 Logements sociaux de N’Tabacoro considère ce geste comme un cadeau de fin d’année offert à la population par la Somagep. «Ici à cause de la rareté de cette denrée, les enfants étaient programmés. C’est-à-dire chaque soir, un jeune se rendait au robinet depuis 3 h du matin à la recherche de l’eau pour soulager la famille. Et à partir de 5 h du matin, l’eau ne venait plus», témoigne Alhadji Diall.
Après la visite des installations dans certaines familles, le ministre Lamine Seydou Traoré s’est réjoui de constater que ces actions débutées fin 2020 se traduisent par la satisfaction des populations. «Depuis que nous sommes arrivés aux affaires, nous nous sommes dits que la Transition travaillera sur deux choses : la dimension à court terme et celle à long terme. La dimension à court terme consistait à faire en sorte de soulager les populations durant la période allant de 2020 à 2021 par rapport à ce qui se faisait déjà», explique Lamine Seydou Traoré. La deuxième, elle, visait à étendre le réseau de l’eau et de l’électricité partout sur le territoire national, surtout à poser des actes permettant aux gens de sortir du stress hydrique. «Nous allons continuer à travailler, à faire en sorte que la fourniture de service public de l’eau soit un outil privilégié de développement social mais surtout du mieux être de nos populations», assure le chef du département en charge de l’Énergie et de l’Eau.
Cette visite s’effectuait en prélude à la période de pointe qui survient entre les mois de mars et avril. «Nous avons demandé à nos braves populations de payer les factures, mais au-delà de cela, il y a un problème crucial en matière de fourniture d’eau. L’État ne peut plus continuer à subventionner l’eau au profit des entreprises étrangères, les grandes banques, les chancelleries ou les institutions internationales», dit Lamine Seydou Traoré. En la matière, la subvention de l’État devra désormais profiter exclusivement aux citoyens maliens. «C’est pourquoi, dans les jours à venir nous augmenterons les tarifs pour ceux qui doivent payer l’eau au prix coûtant. Nous allons prendre des mesures qui seront destinées à faire en sorte que les gens qui sont en capacité de payer l’eau au prix coûtant, puissent le faire et que la subvention de l’État puisse servir à aider seulement les citoyens maliens», poursuivit-il.
Selon lui, les bénéfices qui seront tirés de cette révision tarifaire en cours, vont être affectés à l’extension du réseau de fourniture d’eau. L’objectif étant de permettre à l’ensemble de la population d’avoir de l’eau potable.
Babba COULIBALY
La 1ère session du comité national de pilotage de l’étude d’élaboration de la Stratégie de développement spatial pour le Sahel (SDSS) et du Plan d’action stratégique territorial de la zone transfrontalière du Liptako-Gourma (PAST-LG) se tient depuis hier dans un hôtel de Bamako..
Les premières plaques issues de la nouvelle procédure d’immatriculation et de réimmatriculation ont commencé à circuler le 22 septembre 2024. De cette date au 28 février 2025, 24.963 véhicules ont été immatriculés.
Face à la recrudescence des mauvais comportements de certains usagers dans la circulation routière, la 2è session ordinaire du conseil d’administration de l'Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), tenue le 23 février 2011, avait recommandé d’organiser tous les 24 mars, une Jou.
La surcharge accélère l’usure des véhicules, réduisant ainsi leur durée de vie et augmentant les frais d’entretien. L’État a pris des mesures pour non seulement préserver le réseau routier, mais aussi garantir des conditions de travail durables aux transporteurs et chargeurs.
En plus de la dégradation précoce du réseau routier national, la circulation des gros porteurs hors normes et gabarits entraine d’autres désagréments en milieu urbain comme les accidents. Par peur, les usagers évitent très souvent de dépasser ces véhicules surchargés..
Face au retard constaté dans la mise en œuvre du Règlement n°14 visant à sauver le réseau routier dans l’espace Uemoa, notre pays a pris ses responsabilités en définissant ses propres normes, en accord avec les réglementations internationales.