L’auteure dédicace un de ses ouvrages sous le regard des admirateurs
La cérémonie officielle de lancement de cet ouvrage
s’est déroulée, vendredi dernier dans un hôtel de la place, en présence de
l’auteure elle-même, de la représentante de la maison d’éditions Takuba, Mme
Oumou Yalkoye. Etaient aussi présents la marraine de l’événement, Mme Ly Taher
Dravé, ancienne ministre, le parrain Mohamed Diawara et plusieurs autres invités.
C’est dans une ambiance poétique
que l’auteure a rendu hommage à ses parents et tous ceux qui l’ont soutenue
pour la réalisation de son premier ouvrage, ainsi que dans son combat pour la
littérature.
Dans le recueil, elle explique ses inspirations et ses inquiétudes
face à la violence en général. Dans la poésie, Anna a su allier prose et vers
libres, dans un langage subtile, fluide et agréable qui invite au voyage entre
les rives du fleuve Sénégal et le Mont Hombori, aux confins de vastes espaces désertiques
où, la mort et la violence aveugle semblent avoir élu domicile au milieu des
fleurs fanées.
«Mes textes sont mes seuls outils de défense
dans une société où la parole est sacrée», explique l’auteure à qui veut
l’entendre. à travers cette parution, elle extériorise ses sentiments et ses dégoûts face .
A certaines situations
qu’elle juge choquantes. Dans un premier temps, l’auteure explique que ses
premiers textes étaient innocents et non agressifs. Aujourd’hui, ils sont plus
engagés, notamment le texte de l’âme faible où, elle dénonce la barbarie et la
violence subies par des êtres humains à Ogossagou et les conditions difficiles
des immigrés clandestins. Mais aussi des textes plus romantiques où, elle
rappelle le souvenir de sa chère mère et sa fratrie.
«J’aimerais rendre un
vibrant hommage à toutes les personnes atteintes d’un handicap particulièrement
les sourds muets», a souligné Anna Samballa Diallo. Et de poursuivre : «après
le décès de mon père, j’ai eu la chance de rester avec mon oncle Madou Diallo
qui avait cet handicap. Mais très intelligent, il m’a appris la patience et l’humilité dans la
vie». Pour rappel, l’auteure revient sur son passage au lycée, marqué par
l’amour de la littérature et l’écriture. «Je me souviens encore de ma rencontre
avec les organisateurs d’étonnants voyageurs (un festival du livre) dans la
cour du lycée Dougoukolo Konaré de
Kayes.
Il y avait une Sénégalaise, Ken Bukul, qui m’a beaucoup inspiré au point de vouloir la suivre dans le train et rester à son service pour toujours.
J’aurais tellement aimé lui
montrer les quelques textes que j’avais écrits, mais je suis restée là sans
dire un mot, la regardant s’exprimer avec confiance et gentillesse. Et depuis,
je n’ai plus jamais cessé d’écrire tout ce qui me passait par la tête.
Dans un
passage du livre, dira l’écrivaine : «Je reste patiente pour que reviennent la
paix dans le cœur des enfants connus d’une inconnue». Elle évoque également le
courage d’une mère et la persévérance d’un talibé qui cherche à retrouver son
enfance volée, intégrer l’école et jouer au ballon comme les siens.
Il faut
noter qu’Anna s’est toujours distinguée par son travail et son engagement pour
la littérature. Déjà à 15 ans, elle avait été élue présidente du Parlement des
enfants de la Région de Kayes. Titulaire d’une maîtrise de l’Université des
sciences juridiques et politiques de Bamako, elle décide d’épouser l’écriture
en œuvrant pour un monde meilleur.
Il faut aussi rappeler que plusieurs
personnes ont fait des témoignages sur l’engagement, la qualité du travail de
l’auteure, mais aussi son amour pour la littérature depuis son enfance. Mme Ly
Taher Dravé a salué l’engagement et la détermination de Mme Keïta, avant de la
remercier pour le choix porté sur sa personne comme marraine. Pour le parrain,
c’est une histoire de la littérature, un pont des belles-lettres, qui nous
incite encore à aller vers l’écriture.
Amadou SOW
Face à la modernité et la contrefaçon, les tisserands lancent un cri de détresse aux autorités afin qu’elles s’impliquent pour sauver leur métier du naufrage collectif et préserver du coup un patrimoine manufacturier traditionnel inestimable.
En reconnaissance de l’importance du rôle des légitimés traditionnelles dans la société et dans le souci de leur doter d’un espace dédié à la tenue de leurs activités, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a decidé d’offrir à chacune des régions adm.
Marquée par une série d’échanges entre les photographes, la journée a été un véritable champ de diagnostic et de propositions de relance du secteur.
Si certains photographes de première génération ont connu le succès sur le plan international, d’autres ont passé toute leur vie sans pour autant connaître le show-biz de l’art contemporain. C’est le cas de notre compatriote feu Souleymane Sarr, qui a consacré sa vie au service de la ph.
Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale.
On pourrait penser que rien ne prédestinait Seydou Camara à la photographie surtout avec son cursus scolaire, mais c’est s’y méprendre parce que ce natif de Ségou, la 4è région du Mali, avait la passion de la photographie chevillée au corps et depuis sa tendre enfance..