L’inflation progresse dans la plupart des pays
africains où les taux d’inflation dépassent souvent les 20%. Cette situation
qui persiste tend à devenir un facteur d’instabilité sociale pour nos pays. «L’une
des principales implications est que les prix mondiaux des engrais ont considérablement
augmenté au cours de l’année dernière en raison de la flambée des coûts des
intrants, des perturbations de l’approvisionnement et des restrictions à
l’exportation», précise la secrétaire exécutive adjointe et économiste en chef
de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Mme Hanan Morsy.
Pour elle, la flambée des prix des engrais et
la pénurie pourraient affecter la campagne agricole en 2023. À moins que des
mesures urgentes ne soient prises pour acheminer les engrais là où ils sont le
plus utiles en Afrique et à un prix abordable, insiste-t-elle.
Nos pays devraient utiliser des mécanismes
innovants d’échanges de biens et même de services. Cela en stimulant le
commerce numérique des produits de base essentiels dans le cadre de la Zone de
libre-échange continentale africaine (Zlec). À l’échelle continentale existent
des solutions qui font déjà leur preuve face à cette situation.
L’une des réponses efficaces et disponibles
est la plateforme Africa exchange trade platform (Atex). Mme Morsy l’a présenté
en marge de la Cop-27 à Charm el-Cheikh, en Égypte. Atex est une plateforme de
commerce électronique interentreprises (B2B) et intergouvernementale (B2G).
Elle a été développée par la CEA et la Banque africaine d’import-export
(Afreximbank), en collaboration avec la Commission de l’Union africaine et le
secrétariat de la Zlec.
Actuellement, 134 fournisseurs ont été
intégrés à l’Atex (dont 104 entreprises africaines) et 249 acheteurs
africains. Les produits disponibles sur Atex sont les engrais (NPK, urée,
phosphates, composés d’engrais, produits chimiques agricoles), produits
agricoles (cajou, café, graines oléagineuses, blé, maïs, riz et orge), produits
alimentaires transformés (produits du blé, produits en vrac et produits
alimentaires) et autres produits industriels (matériaux de construction,
produits chimiques et produits pétroliers).
En la matière, le potentiel existe sur le
continent. La valeur des exportations totales d’engrais de l’Afrique a dépassé
les importations de 2,6 fois en 2021. Quatre pays d’Afrique du Nord figuraient
parmi les cinq premiers producteurs d’engrais du continent. Le Maroc et l’Égypte
ont exporté cumulativement 6,23 milliards de dollars américains d’engrais en
2021, soit 70% du total de l’Afrique.
Un potentiel dont veut profiter Atex. Objectifs : stimuler l’approvisionnement en intrants et en produits essentiels en Afrique, réduire les coûts de transaction et accélérer la mobilité des cultures afin de minimiser les pertes alimentaires.
Cheick Moctar TRAORE
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