L’usine de fabrication de la marque Dunhill international a été
inaugurée hier au siège de la Société nationale des tabacs et allumettes du
Mali (Sonatam) sis à la Zone industrielle. C’était en présence du représentant
du Premier ministre, Issiaka Ahmadou Singaré, du ministre de l’Industrie et du
Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, du représentant de Bristish American Tobacco
(BAT), Rodrigue Ntso, du président du Conseil d’administration de la Sonatam,
Abdoulaye Yaya Seck et de plusieurs autres personnalités.
Avec une capacité de production annuelle dépassant les 3,5
milliards de cigarettes, la construction de l’usine de fabrication de la marque
Dunhill international a coûté plus de 10 milliards de Fcfa. Elle compte créer
70 nouveaux emplois, augmenter considérablement les recettes fiscales de l’État
et développer le tissu industriel local. La nouvelle usine permettra également
l’amélioration de l’équilibre de la balance commerciale pour notre pays. La
construction de cette usine fait suite à l’accord conclu, le 7 septembre 2017 à
Paris, entre la Sonatam et BAT pour la fabrication et la distribution de la
marque Dunhill international au Mali.
Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, cet
investissement permettra d’avoir une base industrielle d’exportation des
produits British American Tobacco vers les pays de la sous-région. Mahmoud Ould
Mohamed a rappelé que la Sonatam a bénéficié de l’accompagnement de l’État à
travers l’octroi d’un agrément au Code des investissements et d’un contrat de
performance lui donnant des avantages fiscaux et douaniers. Il a assuré de
l’accompagnement nécessaire de son département notamment dans les domaines de
la qualité, de la propriété industrielle, de la lutte contre la fraude, de la
concurrence déloyale et de la promotion commerciale.
Cette usine permettra, selon le président du conseil
d’administration de la Sonatam, de transférer au Mali la fabrication de la
marque Dunhill international, marque la plus vendue sur le marché malien. Ce
joyau, a dit Abdoulaye Yaya Seck, constitue également la consécration des
efforts fournis par la Sonatam, sous l’impulsion de l’État malien, dans le
cadre d’un plan de redynamisation et de réorganisation du secteur du tabac. Il
dotera notre pays de l’outil industriel
le plus moderne de la sous-région et contribuera à pérenniser l’activité de la
Sonatam. Abdoulaye Yaya Seck de souligner que cette nouvelle unité positionnera
la Sonatam comme le fleuron de l’industrie malienne en tant que plate-forme de
fabrication et d’exportation des produits du tabac pour l’ensemble de la sous région.
Pour le représentant de British American Tobacco, cette
usine apportera aux fumeurs adultes du Mali leur marque préférée fabriquée et
livrée selon les meilleurs standards de qualité internationaux. «Les produits
qui seront fabriqués apporteront de la fierté compte tenu des multiples
avantages», a indiqué Rodrigue Ntso
La Sonatam est une entreprise industrielle ayant pour
principales fonctions, l’importation, la commercialisation et la distribution
de cigarettes. Fruit de la coopération sino-malienne, elle a été créée en 1965.
L’unité appartient aujourd’hui à quatre actionnaires à savoir l’État malien
avec 38,5%, Laïco représentant des intérêts libyens avec 28,02%, Coralma
international Group ITC avec 28,02% et le club des investisseurs privés maliens
avec 5,46%.
La Sonatam a investi de 2005 à 2021 plus de 335 millions de Fcfa dans plusieurs actions sociales au bénéfice de l’État, des communautés et des populations les plus nécessiteuses.
Anne Marie KEITA
La campagne agricole bat son plein dans le Cercle de Ouélessébougou, les regards sont tournés vers les champs..
Alors que la saison pluvieuse s’annonce déficitaire dans le Cercle de Bafoulabé, la campagne agricole 2026 s’organise activement. Dans les zones rurales, les producteurs s’affairent dans les champs de niébé, de maïs, de sorgho et de mil, espérant une meilleure pluviométrie pour sauver l.
Dans certains endroits de cette zone exondée, le riz cultivé en submersion libre n’a pas germé d’où les inquiétudes des paysans. Concernant la zone inondée du cercle, celle qu’on appelle le Bourgou, la situation n’est guère aussi reluisante. Les poches de sécheresse sont signalées u.
« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », ce proverbe colle parfaitement bien au producteur Diakaridia Doumbia..
La campagne agricole 2026 a connu un démarrage tardif dû à l’installation tardive des pluies et à leur mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace..
Les producteurs de la Région de Sikasso sont confrontés à l’irrégularité de la pluie dans le temps et dans l’espace, à l’insuffisance et la cherté des fertilisants minéraux sur les marchés. Mais l’espoir est permis si ces données sont maîtrisées.