La ministre Oumou Sall Seck visitant un stand
Ce Salon avait pour thème «innovations agricoles et autonomisation : accélérer la transformation agricole durable au Mali». L’ouverture de cette rencontre a été présidée, vendredi dernier, par la ministre de l’Entreprenariat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck. L’évènement a réuni plusieurs acteurs agricoles : autorités, exploitants agricoles, étudiants, producteurs de semence, transformateurs et start-ups.
Ce salon était l’occasion pour ces acteurs de promouvoir les activités de ce secteur primaire et les stratégies et mécanismes d'accompagnement de la production, des innovations commerciales, techniques et technologiques.
La ministre de l’Entreprenariat, de l’Emploi et de la Formation professionnel a, à l’entame de ses propos, assuré du soutien de son département à cette initiative qui favorise l’emploi, l’insertion des jeunes et encourage l’entreprenariat rural. Selon Oumou Sall Seck, il ne s’agit plus aujourd’hui de voir l’agriculture comme un simple moyen de subsistance, mais comme une activité économique à part entière, génératrice de valeur ajoutée.
Pour y arriver, l’investissement dans le capital humain est crucial.
«En effet, les femmes rurales jouent un rôle central dans l’agriculture et leur autonomisation économique est au cœur des priorités des autorités à travers des dispositifs intégrant formation, financement et mise en réseau», a indiqué Mme Oumou sall Seck, poursuivant que les objectifs du Siam sont alignés avec les missions de son département. Elle a invité les jeunes, les femmes rurales, les producteurs, les formateurs et les partenaires à innover, entreprendre et oser pour un avenir meilleur.
La directrice déléguée du Siam, Mme Sangaré Aïcha Bah, dira que le thème de cette édition est un acte de foi en nos capacités collectives à changer le destin et de confiance à notre jeunesse et à aux femmes qui innovent souvent dans le silence et la discrétion, mais dont les idées sont des germes d’avenir. Parlant des opportunités agricoles, Mme Sangaré Aïcha Bah a déclaré que notre pays dispose de 2,2 millions d’hectares de terres cultivables, un cheptel robuste, une biodiversité précieuse et des milliers de kilomètres de fleuve. Et pourtant, regrette-t-elle, ces richesses sont insuffisamment valorisées. Le Siam est né de cette conviction, car selon la directrice déléguée, il est temps de sortir de la dépendance et de la précarité et de bâtir un pont entre les savoirs traditionnels et les technologies modernes.
Parain de cette édition, le Centre de formation professionnelle en transformation agro-alimentaire à Siby (CAAS) a répondu par une présence massive des étudiantes et par l’exposition des produits transformés par le centre. Son coordinateur, Salaha Baby, a souligné que ce centre est un produit financé par la Coopération décentralisée allemande et a pour objectifs d’appuyer et d’accompagner le gouvernement dans sa politique de formation, d’insertion socio professionnelle particulièrement la formation des jeunes filles et des femmes organisées en association. Salaha Baby a assuré que son centre accompagnera ce salon pour la réussite de cette 1ère édition qui est une occasion pour tous les partenaires agricoles d’agir en synergie pour l’intérêt de nos populations.
Durant trois jours, les participants ont été édifiés à travers des panels et sessions de formation sur les semences améliorées, la digitalisation, le financement agricole, la résilience face au changement climatique, la souveraineté alimentaire, le volontariat agricole et l’entreprenariat féminin.
Exposition des produits agricoles, animations culturelles, visites touristiques et concours de la meilleure innovation agricole ont été aussi les temps forts de cette 1ère édition du Siam.
Anne Marie KEITA
L’événement va réunir des experts chercheurs, des décideurs publics, des représentants des entreprises minières et énergétiques, mais aussi des institutions de formation. Les participants viendront de la Russie, du Maroc, des pays de l’AES et de la sous-région.
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