La 3è réunion du comité technique du Projet d’appui au cadre politique de gestion de la crise du Centre s’est tenue, hier à Bamako. L’ouverture des travaux était présidée par le secrétaire permanent du cadre politique de gestion de la crise du Centre, Dr Mohamed Lamine Haïdara, en présence du représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Mohammed Issa, des autorités locales des régions du Centre.
Pour rappel, le Projet d’appui au cadre politique de gestion de la crise du Centre est une initiative conjointe du Pnud et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) pour la coordination de l’action gouvernementale dans la résolution de la crise dans ces régions. Mais aussi pour fortifier les avancées en termes de consolidation de la paix.
L’appui au cadre politique de gestion de la crise du Centre va notamment à son secrétariat permanent et aux comités régionaux de Mopti, Bandiagara, Douentza, Ségou et San pour impulser et promouvoir l’adhésion des populations aux mécanismes mis en place et assurer leur appropriation communautaire. Démarré en 2019, ce projet, qui devait, initialement, prendre fin le 31 décembre dernier, a bénéficié d’une prolongation jusqu’au mois de juillet prochain. Son coût s’élève à environ 850 millions de Fcfa.
La rencontre d’hier visait à apprécier le chemin parcouru, les réalisations enregistrées, les succès et insuffisances éventuelles. Il s’agissait surtout de tirer les leçons et enseignements pour un nouveau départ dans le plan de travail 2022. À ce propos, le secrétaire permanent du cadre politique de gestion de la crise du Centre a annoncé qu’un plan d’urgence humanitaire sera incessamment lancé pour une période d’environ trois mois.
Et ce, a expliqué Dr Mohamed Lamine Haïdara, en vue de répondre à des besoins pressants des populations en attendant la finalisation de la stratégie de stabilisation. «Ce plan de travail 2022 viendra se greffer au plan d’urgence et le renforcer afin de redonner espoir aux populations en détresse», a-t-il ajouté.
Pour lui, la priorité sera accordée au financement de la stratégie de stabilisation de ces régions pour contribuer à relever les défis qui sont de plusieurs ordres. Ces défis trouvent leur origine aussi bien dans un certain nombre de réalités internes de nature politique, socio-économique, humanitaire, environnementale et sécuritaire que dans un environnement géopolitique immédiat, particulièrement, instable et volatile.
Le secrétaire permanent du cadre politique de gestion de la crise du Centre a par ailleurs insisté sur le renforcement des mécanismes de redevabilité à travers l’Assemblée nationale, les acteurs locaux et la société civile. Cela, en mettant en place des espaces de reddition des comptes aux citoyens pour capter et intégrer leurs aspirations dans «nos réflexions afin d’engager les actions conséquentes», a déclaré Dr Mohamed Lamine Haïdara.
Bembablin DOUMBIA
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