Gao : Les bateaux de la COMANAV convoités par les voyageurs

À cause du blocus sur la route nationale n°16 imposé par des groupes armés, les bateaux de la Compagnie malienne de navigation sont très sollicités par les voyageurs, particulièrement les commerçants

Publié lundi 12 septembre 2022 à 06:13
Gao : Les bateaux de la COMANAV convoités par les voyageurs

L’arrivée du navire a été saluée par les populations

 

Le blocus sur l’axe Sévaré-Gao depuis le 24 mai dernier par des groupes armés terroristes empêche les populations du Nord et les transporteurs à emprunter cette route nationale. Ces hommes sans foi ni loi ont déjà brûlé plusieurs camions sur cet axe, causant d’énormes dégâts matériels.

Actuellement, avec la crue, les voyageurs font la ruée vers les bateaux de la Compagnie malienne de navigation (Comanav). Ainsi, commerçants, fonctionnaires, élèves et étudiants vacanciers, tous veulent embarquer dans les bateaux de la Comanav à partir de Koulikoro ou de Mopti. 

Cette année, le premier voyage du bateau appelé «Bateau Tombouctou» de la Comanav a quitté le 23 août 2022 Koulikoro pour arriver à Gao le 2 septembre dernier aux environs de 11 heures du matin. Cette arrivée a été fêtée par les populations du Nord.

À Gao, une foule compacte est venue au quai pour assister à l’arrivée de ce mastodonte. Des tricycles, des charretiers et des taxis se bousculaient à la recherche des clients. Certaines personnes venaient uniquement pour se ravitailler en fruits et légumes en provenance des régions du Sud du pays. Le «Bateau Tombouctou» était bourré de passagers et de marchandises.

Le chef de village de Tchirisoro, Diabiri Abdoulaye Maïga, témoigne que  l’arrivée de ce bateau de la Comanav soulage les souffrances des populations de Gao à cause de l’embargo imposé sur la RN16 par les terroristes. «Le bateau est venu avec des denrées alimentaires,  ce n’est  pas suffisant pour toute la région, mais c’est moins que rien», se réjouit-il. Mme Cissé Diahara Moussoudou faisait partie des passagers du bateau. «C’est à cause de l’insécurité sur l’axe Gao-Sévaré que j’ai préféré voyager par le bateau même s’il est lent et très coûteux», confie-telle.

Le chef d’escale de la Comanav de Gao, Boureima Diarra, indique que cette année, la demande est forte par rapport à la disponibilité des bateaux. «À cause de la forte demande, au départ comme au retour du bateau, nous avons décidé d’embarquer certains clients sans leurs marchandises ni leurs bagages.


Sur le chemin, il y a d’autres passagers qui nous attendent comme ceux de Tonka, Diré, Nianfounké, Rharous, Bamba, Bourem», explique-t-il. Pour Boureima Diarra, la Comanav n’est pas en mesure de mettre en marche tous ses bateaux. En effet, le «Bateau Tombouctou»  peut prendre 130 tonnes et 288 passagers,  le Bateau Soumaré 130 tonnes et 288 passagers et le Bateau Kankou Moussa 448 passagers et 130 tonnes. «Nous sommes à notre premier voyage et le fleuve n’a pas atteint son niveau normal. Si les trois bateaux se mettent en marche en même temps, la compagnie de navigation va  enregistrer  des pertes», explique-t-il. 

Selon le chef d’escale de la Comanav de Gao, le prix du billet de voyage par bateau varie selon la distance et la classe. La quatrième classe (sans repas ni chambre) coûte 16.700 Fcfa de Koulikoro à Gao. Le prix en troisième classe (avec repas et chambre non ventilée) est de 76.900 Fcfa de Koulikoro à Gao. Le voyage dans le bateau avec toutes les commodités (chambre climatisée, repas et autres) de Koulikoro à Gao coûte 317.500 Fcfa. 

La Comanav, selon son responsable local, est confrontée à des difficultés comme la hausse des prix du carburant et la non subvention de l’État.

Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao

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