
Ce
transporteur, non moins paysan, scrute ses animaux et ses plantes. Au tour de
lui, on aperçoit des moutons et des espèces de volailles (pintades, poulets,
dindons, canards) jasant dans une ambiance incommensurable. Outre des manguiers,
des karités, des nérés et des boutures de goyaves s’y trouvent. À l’autre bout
du champ, tout entouré de grillage, on voit des tas de bouses de bœuf en épars.
Pour ses besoins, notre interlocuteur a mis en place un système de production
de l’engrais organique «farafin nɔgɔ» à partir des excréments de ses animaux.
Il explique : «Nous rassemblons leurs fientes dans un trou, nous en ajoutons
les déchets et ordures, de l’herbe et du banco. De temps en temps, on l’arrose
pour qu’il soit bien décomposé avant le début d’hivernage afin d’avoir de
l’engrais organique.» Cette technique, bien connue dans le Mandé, permet à
nombre d’agriculteurs de satisfaire une bonne partie de leurs besoins en
engrais. Oumar Fomba ne cache pas qu’il préfère l’engrais organique à l’engrais
chimique, appelé «tubabu nɔgɔ».
Une préférence qui s’est imposée au fil des années
de pratique de l’agriculture. Aujourd’hui, il n’utilise plus que de l’engrais
organique, car «les plants nourris avec cet engrais donnent des produits bios avec
un agréable goût». L’agriculteur estime que ce type d’engrais permet de
fertiliser le sol et de le conserver durablement. Ses cultures phares sont le
maïs, le mil et le haricot cette dernière est cultivée sous le maïs pour le
fourrage d’animaux. Son gardien est natif de Béléko, dans la Région de Dioïla,
une des grandes zones agricoles du Mali. Installé dans le champ d’Oumar avec sa
femme, Adama Diarra nous partage leur idée sur les deux engrais dans leur contrée.
Selon lui, tous les deux sont utilisés chez eux. Cependant, l’engrais organique
permet à la culture d’avoir la force de résister dans la durée, tandis que
l’engrais chimique lui donne un vif élan dans un temps mesuré et permet aussi
d’augmenter sa production. Le jeune homme explique aussi qu’ils ont deux sortes
de terres : sableuse et non sableuse. Leur différence est que celle
sableuse conserve plus l’humidité. «L’engrais chimique aide beaucoup dans les
parties moins conservatrices d’humidité, parce qu’il fait avancer rapidement
les plantes», croit savoir Adama Diarra.
RESTAURER LA FERTILITÉ-
Le chef de la division promotion et valorisation des cultures et produits végétaux
à la Direction nationale de l’agriculture (DNA), Tiémoko Lanfia Touré, fait
savoir que les deux engrais ont à peu près le même rôle qui est de booster la
production agricole, d’augmenter les rendements. Mais la différence est que
l’engrais organique contribue à la structuration du sol, c’est-à-dire la
restauration de la fertilité et la conservation de humidité dans le sol. Il
contribue à l’amélioration des propriétés physiques ou chimiques du sol. Tiémoko
Lanfia Touré rassure que cet engrais n’est pas toxique pour la terre parce que
c’est à base naturelle. «Il est aussi considéré comme l’engrais de fond. On
l’utilise en général avant l’installation des cultures. Il soutient la culture
durant tout le cycle», explique l’expert agricole de la DNA.
Les engrais chimiques
contribuent aussi à l’augmentation de la production agricole. Mais le seul
problème est que ce sont des produits toxiques. Leur utilisation prolongée et
irrationnelle peut provoquer le problème d’acidité du sol et contribuera à la
baisse de la fertilité du sol. Selon Tiémoko Lanfia Touré, les deux engrais
(chimique et organique) peuvent être combinés et utilisés. Est-ce que les
paysans peuvent se passer des engrais minéraux? L’expert répond : «Dans
les politiques agricoles en Afrique de façon générale, on est en train de faire
la promotion de l’agro écologie. Cela ne veut pas dire qu’il faut bannir
l’engrais chimique, mais plutôt un usage raisonnable car il a un impact négatif
sur la santé humaine, animale et sur l’environnement.»
Pour le moment, ajoute-t-il, l’agriculture biologique tant souhaitée n’est pas à la portée de tout le monde. Elle demande, en effet, beaucoup de fonds que peu de pays peut mobiliser. Aussi, la production d’engrais organique est très limitée au Mali. Les quelques sociétés qui ont commencé à produire ne peuvent pas couvrir les besoins des paysans, révèle Tiémoko Lanfia Touré qui explique au passage que les engrais chimiques de fond jouent le rôle de compost. Ils peuvent contenir plusieurs composants chimiques, comme le potassium, le phosphate, le diazote et souvent le calcium associé.
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