Cette initiative est le début d’un long processus participatif et inclusif qui impliquera l’ensemble des parties prenantes nationales
Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement
durable, Modibo Koné a présidé hier le lancement de la phase II du Projet
d’appui à la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national
(CDN). C’était au Parc national de Bamako, en présence des acteurs concernés et
les partenaires techniques et financiers.
Cette phase prévoit un budget de 416 millions de Fcfa. Elle
vise à intensifier le soutien dans trois domaines essentiels à savoir, l’échelle
et la rapidité, c’est à dire faire de la CDN une promesse pour mettre en œuvre
et suivre une nation climatique ambitieuse dans les secteurs et domaines
climatiques afin d’atteindre des objectifs ambitieux fixés dans les CDN révisés
et améliorés, amplifier l’ambition, notamment relier les CDN fortes et intégrées
dans des parcours à long termes et des résiliences climatiques afin de tracer
la voix de la neutralité climatique, et l’exclusivité durable devant aboutir à
long termes à la résilience climatique, a expliqué l’ambassadrice des
Royaume-Unis, Katy Ransome, dans son discours.
C’est dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat du 23 septembre 2016 que notre pays a confirmé son engagement à contribuer à l’ambition collective de limiter d’ici la fin du siècle l’augmentation de la température globale de la planète sous la barre de 2°C, voir 1°C par rapport au niveau préindustriel.
Ainsi, la CDN a été lancée lors de la Conférence des Nations
unies sur le changement climatique (Cop 22), tenue à Marrakech (Maroc).
La
première phase a été lancée en 2019. D’une duré de deux ans, elle est mise en œuvre
par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement
durable, à travers l’Agence de l’environnement et du développement durable
(AEDD) avec l’assistance technique du Programme des Nations unies (Pnud).
Dans
son intervention, le ministre Modibo Koné a expliqué que cette initiative est
le début d’un long processus participatif et inclusif qui impliquera l’ensemble
des parties prenantes nationales dans la mise en œuvre de la CDN. «Toutes
choses qui nous permettraient d’aller vers une transition écologique, énergique
et un mode de production et de consommation plus durable avec un accent très
particulier sur la prise en compte du genre dans tout le processus», a-t-il
souligné.
Le responsable du département en charge de l’Environnement a ajouté
que ce projet intègre toutes les initiatives sectorielles de développement
notamment dans les secteurs prioritaires émetteurs de gaz à effet de serre
comme l’énergie, l’agriculture, les industries, le transport, la foresterie,
les déchets et les bâtiments.
Pour sa part, le représentant adjoint des Nations unies,
Alfredo Teixeira, a indiqué que cette nouvelle phase vise à mettre en place des
politiques stratégiques dans un cadre de règlement inclusif pour soutenir les
CDN. Aussi va-t-elle permettre de renforcer les capacités institutionnelles et
les mécaniques de coordination gouvernementale à tous les niveaux pour soutenir
le processus de mise en œuvre des CDN efficaces et sensibles. Elle prévoit également
l’élaboration de stratégies de financement, de plans ou de cadres
d’investissement inclusifs, la mise en place ou le renforcement des systèmes ou
des processus de données transparentes afin de mesurer les objectifs des CDN.
La rencontre de lancement a permis d’informer les
participants et le public sur le projet et les modalités de sa mise en œuvre,
présenter ses composantes et les activités à mener, informer les acteurs devant
intervenir dans son exécution. La cérémonie a pris fin par une brève présentation
du projet qui portait sur les composantes et les activités du Projet.
Kadiatou OUATTARA
Rédaction Lessor
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