Amorcée depuis le 12 juillet dernier, la chute progressive de l’euro face au dollar illustre bien ce constat. Cette situation menacerait le vieux continent de récession et par ricochet les 14 pays utilisant le Franc CFA comme monnaie, indexée directement sur l’euro par une parité fixe.
Hier, l’euro continuait de fléchir sous la parité avec le dollar en perdant 0,04% pour s’établir 0,9939 dollar. Une première depuis 2002. Au printemps dernier, il valait autour de 1,2 dollar.
L’euro avait ainsi perdu 13,2% sur un an. Cette dépréciation serait consécutive aux décisions américaines prises face à la hausse des prix. «L’inflation a été plus forte aux États-Unis, du fait notamment des politiques budgétaires menées par Joe Biden. Ses plans de relance massifs ont stimulé la hausse des prix de manière plus brutale, ainsi que la hausse des salaires. Donc, la Réserve fédérale américaine, pour éviter cette inflation galopante, a dû augmenter plus rapidement ses taux d’intérêt», explique celui qui est présenté comme l’économiste spécialiste de la zone euro, Stéphanie Villers.
Cette nouvelle chute fait, selon des analystes, planer le spectre d’une récession sur la zone euro, car elle s’accompagne de «risque d’inflation et de perte d’attractivité». À leurs avis, les mêmes menaces sont valables pour les pays de la zone CFA qui, selon eux, subissent de plein fouet ces variations de l’euro. Ils appuient leur thèse par le fait que toute l’économie de ces pays, est basée sur le maintien de la parité de change. «Ce qui crée une faiblesse énorme dans des périodes compliquées», décrit l’économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), Carl Grekou, cité par TV5 Afrique.
En la matière, les principales répercussions sont d’ordre commercial. «La facture pétrolière va augmenter puisque nous importons (achetons) le pétrole en dollars et nos recettes d’exportation de coton vont augmenter puisque nous vendons notre coton en dollars», analyse l’économiste Modibo Mao Macalou, précisant qu’une analyse coût/bénéfice est nécessaire pour déterminer l’impact. Abondant dans le même sens, un autre expert estime que les prix à la consommation pourraient augmenter pour les pays qui «importent beaucoup d’aliments de base comme le riz, le sucre et l’huile».
Pour y faire face, Carl Grekou pense que les pays de la zone Franc CFA pourraient se tourner davantage vers des partenaires commerciaux des autres régions africaines. «Leur pouvoir d’achat a baissé, donc ils pourraient s’orienter vers des pays où la production est moins chère, et les coûts de transport moindres», souligne-il.
Certainement pour minimiser l’impact de l’inflation provoquée par la chute de l’euro face au dollar.
Cheick Moctar TRAORE
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