C’est ce qui ressort de l’analyse de la note de conjoncture économique - novembre 2022 de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), publiée le 5 de ce mois. Les prix des principaux produits de base exportés par les pays de l’Union ont connu une baisse de 3,8% en octobre 2022, après un recul de 5,4% en septembre, renforçant leur profil baissier, analyse le document.
Les baisses, selon le
document, s’expliquent par la hausse de l’offre, des achats moins importants
que prévu de la Chine et des effets de l’affaiblissement de l’euro par rapport
au dollar des états-Unis d’Amérique. Elles concernent les produits énergétiques
(-6,4% en octobre 2022 contre -8,8% en septembre 2022) et non énergétiques
(3,0% en octobre 2022 contre -4,3% en septembre 2022). La baisse des cours est
significativement tirée par le repli des cours du gaz (gaz naturel : -26,6%).
Les
prix du coton, un des principaux produits d’exportation du Mali, ont chuté à cause de l’affaiblissement de la
demande. L’ombre de la récession qui plane a induit l’effondrement de la
demande des filatures de coton. Le Pakistan, la Turquie et le Bangladesh font,
par exemple, face à la baisse de commandes des grandes marques de textile. Le
raffermissement du dollar et l’amélioration des perspectives de récoltes dans
le principal producteur brésilien après l’annonce de pluies abondantes, qui
pourraient favoriser la floraison du café, ont pesé sur les cours de ce
produit.
Les
cours de l’or n’échappent pas à cette tendance baissière. Ils sont impactés par
les anticipations d’un resserrement supplémentaire de la Réserve fédérale américaine
(FED) pour faire baisser l’inflation, la hausse des taux d’intérêt américains
poussant les investisseurs à se réfugier dans le dollar. Alors que le métal
jaune est historiquement considéré comme la principale valeur de refuge
notamment en période d’incertitude économique.
Par
ailleurs, les cours du pétrole ont progressé, dans un contexte où le marché est
de plus en plus tendu, avec des stocks de carburant au plus bas à l’approche de
l’hiver et des sanctions européennes sur le brut russe, à compter de décembre
2022. Les prix du brut ont également été soutenus par d’importants achats de
pétrole brut par les raffineurs chinois, perçus comme un signe d’accélération
de la demande.
Quant
aux prix des principaux produits alimentaires importés dans l’Uemoa, ils ont
reculé de 2,1%, après une augmentation de 2,2% un mois auparavant. Les baisses
concernent les cours du riz (-4,8%) et du sucre (-1,0%). La baisse des prix du
riz est imputable aux attentes d’une offre plus élevée et d’un repli de la
demande, dans un contexte de ralentissement de la croissance économique
mondiale.
Par contre, les prix mondiaux du blé ont progressé de +1,9%, principalement du fait des incertitudes qui perdurent au sujet de l’initiative céréalière de la mer Noire.
Cheick Moctar TRAORE
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