Campagne cotonnière 2022-2023 : La mise en place des intrants se poursuit

Le processus est effectué à 41% pour le complexe coton, contre 60% pour le complexe céréale et près de 20% pour l’urée dans la région cotonnière de Fana. Au plan national, il est respectivement de 59%, 60% et 16%

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Publié mardi 17 mai 2022 à 08:40, mis à jour mercredi 06 juillet 2022 à 11:13
Campagne cotonnière 2022-2023 : La mise en place des intrants se poursuit

Sur une prévision de 118.200 tonnes, la filiale Est de Fana de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a produit près de 136.826 tonnes de coton graine, au titre de la campagne cotonnière 2021-2022, contre environ 21.830 tonnes en 2020-2021.

Les recettes totales issues de la vente de cette production sont évaluées à près de 38,5 milliards de Fcfa. Sur cet ensemble, 128.004 tonnes ont été totalement payées pour une valeur proche de 36 milliards de Fcfa.

Après déduction du remboursement de l’ensemble des frais, les producteurs des six secteurs de la région cotonnière de Fana : Dioïla, Fana, Markacoungo, Massigui, Konobougou et Banamba ont empoché environ 23,3 milliards de Fcfa.

À la date du 12 mai, il restait 8.785,240 tonnes d’impayées pour un montant de près de 2,5 milliards de Fcfa. Sur ce reliquat, le net à payer aux producteurs de coton est évalué à 1,3 milliard de Fcfa. Ce qui équivaut à treize états non encore soldés au profit des producteurs.

Massigui et Béléko sont totalement soldés. Les ordres de virement ont été donnés pour la moitié de ce montant, soit environ 648 millions de Fcfa.

C’est-à-dire que cet argent est déjà viré dans les comptes des producteurs au niveau de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et de Kafo Jiginew.

L’administrateur général de la filiale Est Fana de la CMDT, Issa Sidibé, assure que ce reliquat sera payé dans les plus brefs délais.

Ainsi, aux 940.916 habitants des 31 communes couvertes par la Filiale de Fana, la culture du coton aura rapporté un net à payer estimé à près de 25 milliards de Fcfa.

Ils promettent, en reconnaissance des efforts et engagements pris et tenus par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, de faire mieux cette année.

Le chef de l’État a décidé de majorer le prix du kg de coton de 5 Fcfa et de subventionner l’engrais afin de permettre aux producteurs d’avoir le sac de 50 kg à 12.500 Fcfa contre plus de 30.000 Fcfa sur le marché.

Les secteurs de Béléco, de Dioïla et de Massigui ont réalisé un record d’environ 1,3 tonne à l’hectare en 2021-2022. Cette performance leur a valu des reconnaissances collectives et individuelles de la part du chef de l’État.

Ces prouesses qui font aujourd’hui l’honneur des Maliens risquent d’être compromises. La mise en place jugée timide de l’engrais, les impayés des recettes de coton à des producteurs et la cherté de l’aliment bétail notamment le tourteau, cristallisent l’attention des producteurs de coton de la Filiale Est Fana.

Ces questions ont été largement débattues jeudi et vendredi derniers, respectivement à Dioïla et Fana où la délégation du mandataire judiciaire de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) du Mali, Souleymane Fomba, a séjourné après les étapes de Ouelessebougou et Kati.
 
41% du complexe coton mis en place- Cette situation préoccupe les autorités au plus haut sommet de l’État eu égard à l’apport du coton à l’économie nationale, concède l’administrateur général.

En la matière, 49,28% du complexe coton (l’engrais au démarrage de la culture du coton) ont été déjà réceptionnés, contre 75% pour le complexe céréales (l’engrais utilisé au démarrage de la culture céréalière) et 20% pour l’urée (engrais utilisés en juillet).

Sur cet ensemble, précise Issa Sidibé, 41% ont été mis en place pour le complexe coton, contre 60% pour le complexe céréales et près de 20% pour l’urée.

Au plan national, ce taux est de 59% pour le complexe coton, 60% pour le complexe céréalier et 16% pour l’urée sont déjà disponibles et les répartitions se poursuivent, ajoute le conseiller spécial du président directeur général de la CMDT, Siaka Coulibaly.

Le processus de négociation des prix et de la subvention a été âpre au ministère des Finances, compte tenu du contexte économique du pays. Après ces paperasses, l’appel d’offres a été lancé le 4 janvier. Le 9 janvier, la Cedeao et l’Uemoa ont imposé leurs sanctions «inhumaines, injustes et inégalités» à notre pays.

Les camions qui avaient déjà pris le départ des ports sénégalais et ivoiriens par lesquelles transitaient plus de 90% des importations maliennes ont pu regagner le pays.

«Tous les autres camions sont restés bloqués au niveau de ces pays», explique Souleymane Fomba. Cet ancien conseiller juridique de la BNDA (il a occupé ce poste durant 25 ans), impute la situation à l’embargo qui empêche la BCEAO de faire les transactions financières des opérateurs économiques.
 
100 milliards de Fcfa- Selon lui, ce retard ne doit pas occulter les efforts énormes fournis par les autorités de la Transition malgré le contexte difficile. La subvention accordée à l’engrais et la majoration du prix du coton ont coûté plus de 100 milliards de Fcfa à l’État.

 Le mandataire judiciaire a accusé certains agents de la CMDT et des membres des Coopératives de producteurs suspectés d’avoir détourné l’engrais destinés aux paysans pour le revendre sur le marché noir. Quatre suspects ont été interpellés et les investigations sont en cours pour situer les responsabilités.

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