Le pont revêt une importance capitale en termes de mobilité rurale
C’était dimanche dernier, en compagnie d’une forte délégation comprenant
le président de la commission des travaux publics du Conseil national de
Transition (CNT), Modibo Keïta, les autorités politiques, administratives et
coutumières de la localité.
À l’occasion, Mme Dembélé Madina Sissoko a également inauguré la piste rurale
Kangaba-Karan-Nougani/bretelle Djoungoula longue de 55,6 km. Son coût total est
estimé à un peu plus de 1,148 milliard de Fcfa. Le visiteur de marque a remis
aux populations des villages desservis par les pistes rurales les clés des aménagements
connexes qui ont été financés à hauteur d’environ 108,7 millions de Fcfa. Il
s’agit des forages équipés et des salles de classes.
Quant
au pont de Djoungoula réalisé sur la bretelle Tobrila-Djoungoula, son coût
total est de 423,467 millions de Fcfa. Le pont revêt une importance capitale en
termes de mobilité rurale puisqu’il relie les deux rives de cette localité.
Cette nouvelle construction est un pont à poutre de deux travées de 16 mètres,
en remplacement d’un pont de fortune. Toutes ces infrastructures ont été réalisées
dans le cadre du Projet d’amélioration d’accessibilité rurale (Paar), initié
par notre gouvernement avec l’accompagnement de la Banque mondiale.
Ce pont répond
à une requête des villages environnants depuis plus de 60 ans. L’engouement était intense chez les
populations, visiblement soulagées de voir le rêve devenir réalité. Namory
Keïta dit Daba, porte-parole des bénéficiaires a remercié les plus hautes
autorités et la Banque mondiale pour la réalisation de cet ouvrage si important
pour leur localité. «Pendant l’hivernage, personne ne pouvait rallier l’autre
rive. En 1972, l’ouvrage de fortune avait causé la mort d’un de nos frères.
Auparavant, pour que nos machines agricoles arrivent ici, on était obligé de
parcourir plus de 50 km», a-t-il affirmé.
Pour
sa part, le maire de la Commune urbaine de Karan, Fadjimba Keïta, a rappelé que
l’ancien pont en bois était très endommagé au point d’enclaver le village. L’édile
a promis de faire bon usage de ces infrastructures. Pour
le 1er vice-président du Conseil régional de Koulikoro, ces infrastructures
permettent non seulement de désenclaver les zones de productions mais aussi de
contribuer à l’épanouissement et au bien-être de nos populations. Selon M’Baré
Dicko, ces infrastructures réalisées
cadrent parfaitement avec la vision de la collectivité régionale de Koulikoro
en matière de développement et de désenclavement de nos localités respectives.
La
ministre des Transports et des Infrastructures a indiqué qu’au niveau de son département,
il y a un programme spécial à savoir le «Paar», axé sur la réalisation, l’amélioration
de la mobilité rurale. «Ces communes constituent des bassins de production
agricole et les populations qui produisent doivent commercialiser
obligatoirement leurs produits. Ces infrastructures sont des outils clés pour
le développement régional, sous-régional et communautaire.
Quand vous
produisez, si vous n’arrivez pas à acheminer à temps votre production, cela
peut créer la mévente et entraîner aussi une diminution des revenus des
producteurs. Nous devons encourager ces producteurs en les dotant
d’infrastructures adéquates leur permettant d’acheminer à temps les productions
vers les zones de commercialisation et de transformation», a-t-elle souligné.
Et de témoigner de sa reconnaissance à la Banque mondiale qui, selon elle, est un partenaire privilégié pour l’accessibilité. Mme Dembélé Madina Sissoko a promis de revenir pour l’identification d’autres besoins prioritaires enfin que l’état puisse accompagner ces communes dans l’atteinte de leurs objectifs de développement.
Amadou GUÉGUÉRÉ
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