Les dégâts sont estimés à plusieurs millions de Fcfa
Le marché Sougounikoura a changé de visage depuis cette tragédie. Ici, ce n’est plus l’ambiance du marché qui règne, mais un silence pesant. Les allées autrefois bondées sont presque vides et envahies de cendres, de tôles calcinées et de résidus de brûlés. Depuis le centre-ville, une fumée noire est encore visible et rend l’air presqu’irrespirable. Pourtant, des commerçants sont encore assis devant leurs kiosques incendiés, le regard plongé dans le vide. Sacs de riz, bidons d’huile, habits, pièces détachés, poulets, fruits, tout est parti en fumée.
Adama Pona, vendeur de condiments, a tout vu. Il affirme avoir été alerté aux environs de minuit par des voisins du marché. Il s’est aussitôt rendu sur place pour tenter de sauver ses marchandises. Mais le feu avait déjà atteint son magasin. «Tout est parti d’un problème électrique près d’une mosquée. Les poteaux électriques se sont enflammés successivement. Le feu a rapidement atteint le centre du marché», explique-t-il. Selon notre interlocuteur, l’occupation anarchique des allés aurait aggravé la situation. D’autant plus que les pompiers ont eu du mal à limiter les dégâts à certains endroits.
Ismaël Diarra, vendeur de médicaments traditionnels, a été blessé par des tôles en tentant de sauver ses produits. Cet autre commerçant affirme avoir perdu près de 7 millions de Fcfa de liquidité, en plus de sa marchandise. «Les dégâts sont énormes. Ce sont des chefs de famille qui travaillent ici pour nourrir leurs proches», témoigne-t-il. Encore sous le choc, Fatoumata Kaba, vendeuse de friperie, ne cesse de répéter : «J’ai été détruite». La vendeuse affirme avoir perdu plus d’un million de Fcfa avec ses habits brûlés.
À l’approche du mois de Ramadan, les sinistrés se disent démoralisés. Pour eux, aucune aide ne pourra compenser ce qu’ils ont perdu. Cependant, la visite de la délégation ministérielle apporte un peu de réconfort. Conscient de l’importance économique de ce marché de la capitale, le ministreMoussa Alassane Diallo a exprimé sa compassion à l’endroit des victimes. Selon lui, un marché brûlé, c’est la disparition des produits de première nécessité, la perte de chiffre d’affaires et d’emplois. Face à la récurrence des incendies dans les marchés, il a invité les commerçants à un changement de comportement. «Un marché doit être organisé avec des règles de sécurité et de responsabilité», a-t-il indiqué, appelant à tirer les leçons de ces drames.
Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, aussi présent, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes exactes de l’incendie. «Quelles que soient les causes, ces incendies peuvent être évités. Les branchements illicites sont souvent à l’origine de ces drames», a déploré le Général Daoud Aly Mohammedine. Avant de saluer l’intervention prompte des Forces de sécurité et de la Protection civile. Le directeur régional de la Protection civile, le Colonel Adama Diatigui Diarra, a indiqué que ses équipes ont été les premières à intervenir après l’alerte.
«Nous avons divisé le site en sept zones d’intervention pour empêcher la propagation du feu», a-t-il expliqué. Il a rassuré qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais quelques cas de malaise ont été signalés. Le feu est désormais maîtrisé, même si la surveillance se poursuit. Selon le directeur régional de la Protection civile, le bilan provisoire fait état d’environ une centaine de kiosques et de boutiques détruits.
Au nom de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (Ccim), Boubacar Tandia a exprimé sa compassion envers les commerçants sinistrés.
DEMBÉLÉ Siguéta Salimata
les magasins de la Société Mamadou Diarra S.A et les Établissements Gaakoye et Frères. Les deux disposent de stocks importants de sucre et de riz. Selon la DGCC, les stocks disponibles à la date du 14 février 2026 auprès des grossistes sont estimés à 94.641 tonnes de riz, 50.152 tonnes de s.
Conformément aux dispositions de l’arrêté n°2021-0643/MSPC-SG du 5 mars 2021, la commission nationale de destruction des drogues saisies a procédé, hier dans la Commune de Dio (Cercle de Kati), à l’incinération d'une quantité importante de produits stupéfiants, psychotropes et de médi.
En recevant hier les vœux de nouvel An du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali), le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a invité les jeunes à consolider l’élan patriotique amorcé ces dernières années.
Le Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (Pafeem) a organisé, hier dans un hôtel, une session de formation des cadres de la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) en monétique..
Le budget 2026 du Centre de formation professionnelle de Sénou (CFP-Sénou) est équilibré en recettes et en dépenses à environ 666,750 millions de Fcfa. C’est ce qui ressort de la 3è session ordinaire de son conseil d’administration, tenue hier dans les locaux du Centre..
En 2025, l’Université de Ségou a renforcé son corps enseignant de rang magistral. Sur 16 candidats présentés à la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (Cnela) 2025, 13 ont été admis, soit un taux de réussite de 81,25%, comprenant 11 maîtres de conférences, un .