À en croire le président de l’association, l’insécurité a
considérablement appauvri la population de la localité. «Aujourd’hui, on ne
peut rien faire à Ansongo. Même le petit commerce qui existait, a été empêché»,
a déploré Dr Yeya Issa Maïga. Ajoutant que la dégradation de la situation sécuritaire
à Ménaka y est pour beaucoup.
Dr Maïga a fait savoir que la ville d’Ansongo est devenue
une ville martyre, surpeuplée et confrontée à beaucoup de difficultés.
Reconnaissant les efforts «considérables» des Forces armées maliennes (FAMa)
dans la lutte contre le terrorisme, l’Association des ressortissants d’Ansongo
dit avoir compté sur le chef du gouvernement afin que la paix revienne dans le
cercle et que l’économie locale puisse être relancée.
Les natifs du Cercle d’Ansongo ont également demandé l’érection
de leur localité «en circonscription
administrative de haut niveau». Ils ont,
par ailleurs, réaffirmé leur soutien aux autorités pour la réussite de la
Transition.
En réponse, le Premier ministre a souligné les efforts qui
sont en cours pour pacifier l’ensemble du pays. «Nous avons compris que quelles
que soient les ambitions que le président de la Transition et le gouvernement
ont pour le pays, tant qu’il n’y a pas de sécurité, on ne pourra rien réussir»,
a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga.
D’après le chef du gouvernement, un pays, envahi par des
gens qui se croient invaincus, ne peut être indépendant. Cela est d’autant plus
clair dans la conscience des autorités de la Transition qu’elles doivent
d’abord restaurer la sécurité dans notre pays. Toutefois, dira-t-il, un grand
tournant a été fait avec la rectification de la Transition.
Aujourd’hui, on peut, sans risque de se tromper, dire que notre pays est l’une des premières puissances militaires dans la sous-région, a déclaré le chef du gouvernement. Avant d’ajouter que si on était dans cette situation, il y a 10 ou 15 ans, notre pays ne serait pas tombé si bas. Demandant la patience aux populations, Dr Choguel Kokalla Maïga a réaffirmé la volonté des autorités à pacifier tout le Mali.
Bembablin DOUMBIA
Dans les lignes qui suivent, la 5è vice-présidente du Conseil national de Transition (CNT) évoque le rôle des femmes parlementaires dans le processus de refondation en cours dans notre pays. Mme Diarra Racky Talla revient également sur l’application de la loi 052 depuis le début du processus.
La diplomatie proactive adoptée par les autorités de la Transition se fait avec une pleine implication des femmes. Le poste stratégique du Conseiller diplomatique du Chef de l’État est aujourd’hui occupé par une femme et quatre autres dames sont à des postes d'ambassadeur à l'étranger. S.
Il s’agit notamment des progrès dans l’application de la loi 052 relative à la promotion du genre dans les fonctions nominatives et électives, et de la promulgation du Code de procédure pénale dont l’application correcte pourrait contribuer à réduire certaines injustices.
A l’instar des autres pays à travers le monde, le Mali célèbre la Journée internationale de la femme, le dimanche prochain. C’est dans cette mouvance de célébration du 8 mars que la présidente de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo), Mme Kouyaté Goundo Sissok.
Dans la mise en œuvre de la vision refondatrice du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, les femmes se présentent comme des modèles incontournables. Elles incarnent la mémoire vivante du pays et la résilience du foyer face aux changements socio-politiques..
Dans cette interview, l’écrivaine Fatoumata Keïta évoque les grandes avancées du processus de refondation, déclenché par les autorités du pays. La figure emblématique de la littérature malienne met en lumière, le rôle crucial des femmes et dénonce les obstacles qui freinent leur .