#Mali :Refondation de l’État : une Semaine dédiée à l’harmonisation des symboles de l’État

Qui est autorisé à utiliser les symboles de l’État ? Comment doit-on les utiliser ? Quels sont les facteurs et les déterminants pour utiliser un symbole de l’État ? …. sont autant de questions que les experts expliqueront lors de la semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État qui se tiendra du 4 au 10 mars prochain sur toute l’entendue du territoire national.

Publié lundi 26 février 2024 à 06:46
#Mali :Refondation de l’État : une Semaine dédiée à l’harmonisation des symboles de l’État

Elle a pour objectif de faire prendre conscience à tous les citoyens, mandataires comme administrés de la nécessité de bien connaître et de respecter lesdits symboles. Cela, en évitant les confusions qui les dénaturent, pour en saisir le sens, les valeurs incarnées et les conséquents effets de droit.

La cérémonie de lancement de ladite semaine, couplée à une conférence de presse s’est tenue, vendredi dernier, au Mémorial Modibo Keita sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux Mahamadou Kassogué. Il avait à ses côtés, le président du comité des experts, non moins directeur national des affaires judiciaires et du Sceau, Mohamed Maouloud Nadjim et plusieurs invités.

En effet, le président du comité des experts a souligné que les symboles de l’état, véhicules de valeurs, signes d’identité et d’appartenance à un ensemble, sources de reconnaissance de soi et de son passé, cris et gestes de ralliement, empreintes de l’état ou de la République, facteurs de fierté nationale, sont restés longtemps dans l’ignorance, y compris des cadres du pays. Cette ignorance, a expliqué Mohamed Maouloud Nadjim, les a exposés à toutes sortes d’abus, de falsifications, de faux, de confection et d’usage frauduleux dans une indifférence quasi générale. Sous l’égide du ministre chargé de la Justice, un comité a été créé avec pour missions notamment d’identifier les difficultés liées à la confection et à l’utilisation des symboles de l’état. Au cours des travaux du comité d’experts, cinq symboles forts ont été identifiés. Il s’agit du drapeau, l’hymne national, la devise, le sceau et les armoiries.

Pour chaque symbole, a-t-il détaillé, un groupe, avec à sa tête un responsable a été créé. Chaque groupe de travail a produit un rapport discuté, validé et versé à un document unique le mémorandum d’une trentaine de pages avec en annexe les rapports et la documentation collectée. « De fortes recommandations ont été retenues à l’issue de plus de 10 mois de travail. Parmi elles, certaines vont être déroulées au cours de la semaine », a informé le président du comité des experts. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a rappelé que les symboles de l’État bénéficient peu de la protection de nos instruments juridiques. Ils sont utilisés avec des entorses dans la reproduction ou des vices dans la procédure.

Selon Mahamadou Kassogué, les principes de souveraineté, d’exclusivité et de conformité sont remis en cause. « Ce mauvais traitement est dû, en grande partie, à la méconnaissance à la fois des symboles et des règles qui les régissent. Ce qui n’exempte pas les cas d’usage frauduleux. Il est apparu clairement un besoin de réprimer ou de sanctionner afin de mettre un terme à ces pratiques », a indiqué le Garde des Sceaux. Pour le ministre chargé de la Justice, l’idée d’organiser cette semaine est en parfaite adéquation avec l’action gouvernementale de refondation de l’État qui implique la formation d’un citoyen de type de nouveau, ayant le sens civique du respect des institutions, de la loi, de l’autorité, et de la sacralité des symboles républicains, inviolables.

Cette activité est également conforme aux orientations éclairées du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui est profondément attaché aux symboles de l’état et à leur respect scrupuleux par chaque citoyen de notre pays. Cela justifie amplement une vaste campagne à mener pour amener les différents responsables et agents de l’état et de ses démembrements ainsi que les citoyens à mieux percevoir les enjeux et la portée quant à une utilisation harmonisée et légale des symboles de l’État.

Au cours de la conférence de presse animée par les experts du comité, les journalistes ont été édifiés sur les différents symboles et les activités programmées au cours de la semaine. Des séances d’explication avec les institutions, les départements ministériels, les écoles et universités, des démonstrations, des expositions sont également au menu du programme de la semaine.

Mariétou KOITE

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