’initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la
représentation dans le renforcement des connaissances et de la compréhension
des journalistes sur les procédures suivies devant la juridiction pénale
internationale.
Au cours de la session, les participants ont bénéficié de présentations
enrichissantes sur plusieurs thématiques telles que «les victimes devant la
Cour : définition et droits», «le rôle des représentants des victimes pendant
la procédure judiciaire», «la protection des victimes».
Dans sa présentation, le représentant de l’Unité de
participation des victimes et réparation de la CPI a exposé le rôle et le mandat
de son unité. Selon Nahouala Soro, elle est une composante du greffe de la CPI
qui travaille en collaboration avec celle qui s’occupe de la protection des
victimes et des témoins. Il y a une troisième entité appelée le Fonds au profit
des victimes, qui s’occupe de la réparation de celles-ci, a-t-il expliqué.
Pour Nahouala Soro, il y a réparation lorsqu’un accusé est
reconnu coupable de l’un des crimes visés par le Statut de Rome par les juges
de la CPI, notamment des crimes de guerre, de génocide, d’agression ou de
crimes contre l’humanité.
Lorsque la Cour est saisie d’un crime de violation grave des
droits de l’Homme commis dans un État signataire, l’ensemble des personnes
affectées par ces évènements sont appelées les victimes de la situation, a-t-il
informé. C’est lorsque l’enquête préliminaire porte sur une infraction spécifique
commise par une personne poursuivie devant la juridiction pénale, qu’on parle
d’affaires contre X et les personnes lésées sont appelées les victimes de
l’affaire procureur contre X.
Dans son intervention, Me Seydou Doumbia, l’un
des avocats des victimes dans l’affaire Al Hassan en cours actuellement, dira
qu’il faut disposer d’au moins 10 ans d’expérience devant la barre et n’avoir
jamais été traduit devant le conseil de discipline de son barreau pour figurer
sur la liste des avocats pouvant être commis par la CPI. Pour lui, il revient
ensuite aux juges de désigner le représentant légal des victimes par rapport à
une affaire donnée.
Me Doumbia a rappelé que les avocats ont le devoir d’être
permanemment à l’écoute des victimes, de les conseiller et de les représenter.
Ils sont ainsi porteurs des vues, des préoccupations et des attentes des
victimes auprès de la Cour, a-t-il détaillé. Concernant l’affaire du Malien Al
Hassan, il a signalé que les victimes sont représentées par une équipe de trois
avocats dont il fait partie. Et Me Doumbia de préciser qu’à la date
d’aujourd’hui, 2.196 victimes participantes sont enregistrées.
Pour sa part, la responsable de l’Unité de sensibilisation de la CPI-Mali a insisté sur la responsabilité individuelle du journaliste dans la protection des témoins et des victimes participantes aux procédures. Et Mme Tedesco Margot d’inviter les journalistes à privilégier l’utilisation de l’anonymat, du «floutage» des visages et d’autres astuces en cas d’interrogation de victimes.
Aboubacar TRAORE
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