Dr Coulibaly Mariam Maïga, ministre chargée de la Promotion de la Femme
C’était en présence du représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Yves Sassenrath, du représentant du gouverneur, Dramane Diakité. C’est dans une liesse populaire que la délégation ministérielle a été accueillie par la ville qui a étrenné son One stop center. La ministre a symboliquement coupé le ruban symbolique et informer les communautés de la disponibilité et de la gratuité des services de prise en charge holistique des survivantes de VBG. Ce centre holistique est composé d’une salle pour la gestion des cas urgents et prise en charge psychologique, une autre pour la prise en charge sécuritaire et juridique. Il dispose aussi d’une unité de jeu pour les enfants et d’une autre salle d’accouchement, ainsi qu’un bloc médical.
La représentante de la
Coordination des associations et ONG féminines (Cafo), Mme Sidibé Korotimi, a témoigné
de sa joie, en laissant entendre que ce centre soulagera les femmes victimes de
VBG. «Nous remercions le médecin chef et tous les acteurs de lutte contre les
VBG pour leur soutien constant aux femmes.»
Le médecin chef, du district sanitaire de Kolondiéba, Dr Lassana Sissoko, a indiqué que les VBG représentent une violence sexiste, qui renvoie à l’ensemble des actes nuisibles dirigés contre la gent féminine en raison de sa faiblesse. Ces violences peuvent être physiques, sexuelles et psychologiques.
Quant au représentant résident
du Fonds des Nations unies pour la population,
Yves Sassenrath, il a déclaré qu’en plus du centre de Kolondiéba, celui de Yemané sera bientôt inauguré. Ces
deux One stop center, logés dans les locaux des Centres de santé de référence
(Csref) des deux districts sanitaires, ont été réalisés grâce à la
collaboration entre l’UNFPA et le Fonds mondial.
Pour lui, ces centres à l’image d’autres
permettront d’assurer la prise en charge holistique des victimes de VBG.
Plusieurs actions ont été entreprises pour la mise en place des centres
notamment les missions d’évaluation des besoins, la réalisation des travaux de
réaménagement et de construction. Il faut noter que pour la prise en
charge holistique de qualité des personnes survivantes des VBG,
le ministère en charge de la Promotion
de la Femme a mis en place, avec l’appui technique et financier de l’UNFPA, 15
One stop center (OSC) au niveau des structures sanitaires.
La ministre Mariam Maïga a fait savoir que le phénomène (VBG) qui est un fléau sape tous les efforts de développement socioéconomique et doit être contenu en vue de faire de notre pays un havre de paix et de justice sociale, gage de tout développement.
«C’est pourquoi, je tiens à réaffirmer toute
ma reconnaissance et mes sincères remerciements à l’Union européenne, au Système
des Nations unies pour le financement du Programme initiative Spotlight», a explique la ministre
chargée de la Promotion de la Femme. Pour elle, cette initiative a permis de
renforcer de façon significative les actions de prévention et de prise en
charge holistique des cas de violences.
La ministre Maïga a tenu à expliquer la lettre et l’esprit des One stop center, avant de lancer un appel aux populations pour la bonne compréhension de l’idéal recherché dans leur mise en place. Et de dire clairement que ceux-ci ne sont pas installés en contradiction avec nos us et coutumes, mais visent à orienter, assister, conseiller, bref assurer la prise en charge holistique des victimes de VBG en vue d’un traitement dans la dignité.
Elle a aussi rappelé
qu’au-delà des résultats encourageants, les défis restent énormes, compte tenu
des attentes de nos communautés pour l’élimination des facteurs favorisants les
VBG qui constituent aujourd’hui, selon elle, une problématique à l’échelle
mondiale.
Au Mali, le phénomène des
VBG s’est accentué avec l’avènement de la crise multidimensionnelle que connaît
notre pays depuis 2012. Face à cette situation dont certaines conséquences sont
irréversibles, les autorités de la Transition ont entrepris des actions pour
venir à bout du phénomène, a expliqué la ministre Maïga.
Pour elle, l’approche One stop center consiste à réunir en un seul lieu, un ensemble de services de soutien psycho-social, d’appui sécuritaire, de soins médicaux et d’assistance juridique et judiciaire pour faire face aux sollicitations.
La ministre a aussi remis symboliquement les clés du centre aux autorités de la Région de Bougouni.
Maïmouna SOW
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