Prise en charge holistique des survivantes de VBG : Kolondiéba étrenne son One stop center

La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Coulibaly Mariam Maïga, a présidé, lundi à Kolondiéba, la cérémonie d’inauguration du «One stop center», un centre de prise en charge holistique des survivantes de Violences basées sur le genre (VBG).

Publié mardi 28 mai 2024 à 16:50
Prise en charge holistique des survivantes de VBG : Kolondiéba étrenne son One stop center

Dr Coulibaly Mariam Maïga, ministre chargée de la Promotion de la Femme

 

 

C’était en présence du représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Yves Sassenrath, du représentant du gouverneur, Dramane Diakité. C’est dans une liesse populaire que la délégation ministérielle a été accueillie par la ville qui a étrenné  son One stop center. La ministre a symboliquement coupé le ruban symbolique et informer les communautés de la disponibilité et de la gratuité des services de prise en charge holistique des survivantes de VBG. Ce centre holistique est composé d’une salle pour la gestion des cas urgents et prise en charge psychologique,  une autre pour la prise en charge sécuritaire et juridique.  Il dispose aussi d’une unité de jeu pour les enfants et d’une autre salle d’accouchement, ainsi qu’un bloc médical.


La représentante de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo), Mme Sidibé Korotimi, a témoigné de sa joie, en laissant entendre que ce centre soulagera les femmes victimes de VBG. «Nous remercions le médecin chef et tous les acteurs de lutte contre les VBG pour leur soutien constant aux femmes.»

Le médecin chef, du district sanitaire de Kolondiéba, Dr  Lassana Sissoko, a indiqué que les VBG représentent une violence sexiste, qui renvoie à l’ensemble des actes nuisibles dirigés contre la gent féminine en raison de sa faiblesse. Ces violences peuvent être physiques, sexuelles et psychologiques.

Quant au représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population,  Yves Sassenrath, il a déclaré qu’en plus du centre de Kolondiéba,  celui de Yemané sera bientôt inauguré. Ces deux One stop center, logés dans les locaux des Centres de santé de référence (Csref) des deux districts sanitaires, ont été réalisés grâce à la collaboration entre l’UNFPA et le Fonds mondial.

 Pour lui, ces centres à l’image d’autres permettront d’assurer la prise en charge holistique des victimes de VBG. Plusieurs actions ont été entreprises pour la mise en place des centres notamment les missions d’évaluation des besoins, la réalisation des travaux de réaménagement et de construction. Il faut noter que pour la prise en charge  holistique  de qualité des personnes survivantes des VBG, le ministère  en charge de la Promotion de la Femme a mis en place, avec l’appui technique et financier de l’UNFPA, 15 One stop center (OSC) au niveau des structures sanitaires.

La ministre Mariam Maïga a fait savoir que le phénomène (VBG) qui est un fléau sape tous les efforts de développement socioéconomique et doit être contenu en vue de faire de notre pays un havre de paix et de justice sociale, gage de tout développement. 

 «C’est pourquoi, je tiens à réaffirmer toute ma reconnaissance et mes sincères remerciements à l’Union européenne, au Système des Nations unies pour le financement du Programme  initiative Spotlight», a explique la ministre chargée de la Promotion de la Femme. Pour elle, cette initiative a permis de renforcer de façon significative les actions de prévention et de prise en charge holistique des cas de violences. 

La ministre Maïga a tenu à expliquer la lettre et l’esprit des One stop center, avant de lancer un appel aux populations pour la bonne compréhension de l’idéal recherché dans leur mise en place. Et de dire clairement que ceux-ci ne sont pas installés en contradiction avec nos us et coutumes, mais visent à orienter, assister, conseiller, bref assurer la prise en charge holistique des victimes de VBG en vue d’un traitement dans la dignité. 

Elle a aussi rappelé qu’au-delà des résultats encourageants, les défis restent énormes, compte tenu des attentes de nos communautés pour l’élimination des facteurs favorisants les VBG qui constituent aujourd’hui, selon elle, une problématique à l’échelle mondiale.

Au Mali, le phénomène des VBG s’est accentué avec l’avènement de la crise multidimensionnelle que connaît notre pays depuis 2012. Face à cette situation dont certaines conséquences sont irréversibles, les autorités de la Transition ont entrepris des actions pour venir à bout du phénomène, a expliqué la ministre Maïga.

 Pour elle, l’approche One stop center consiste à réunir en un seul lieu, un ensemble de services de soutien psycho-social, d’appui sécuritaire, de soins médicaux et d’assistance juridique et judiciaire pour faire face aux sollicitations.

La ministre a aussi remis symboliquement les clés du centre aux autorités de la Région de Bougouni.

Maïmouna SOW

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