Le projet de budget du LNS pour 2026 est chiffré à un peu plus de 938 millions de Fcfa
Cette session budgétaire a planché sur les activités réalisées, l’état d’exécution du budget 2025 et les ambitions affichées pour l’exercice 2026. Il ressort des données fournies aux administrateurs que le LNS a réalisé une mobilisation de 81%, soit un peu plus de 756, 5 millions de Fcfa au 31 décembre dernier sur un budget qui s’élevait à un peu plus de 938,4 millions de Fcfa. Le directeur général a précisé que sur une prévision de plus de 253,2 millions de Fcfa de ressources propres, il a été réalisé un peu plus de 215,4 millions de Fcfa, soit un taux de réalisation de 85,08% et un taux de progression de 115% par rapport à 2024. Dr Seydou Moussa Coulibaly a souligné que les dépenses ont connu aussi une exécution à hauetur de 81% par rapport aux crédits notifiés.
Dans ce contexte, les grands événements de l’année ont été le maintien de l’accréditation au référentiel ISO/CEI-17025 pour les activités d’essai en produits pharmaceutiques (Certificat N°ES21007 version.01/SOAC), l’acquisition de certains équipements pour le contrôle de la qualité des aliments, la maintenance et la qualification des équipements du périmètre d’accréditation. En outre, il y a eu l’amélioration du concept de surveillance de la qualité des produits par l’intensification du contrôle de qualité des médicaments (humains et vétérinaires), grâce à la surveillance post-marketing basée sur le risque et l’analyse de la totalité des échantillons reçus dans le cadre des demandes d’autorisation de mise sur le marché (DPM et DNSSA).
«La notification systématique et règlementaire des cas de non-conformité pour la surveillance classique de la qualité des produits a révelé que sur 2.034 échantillons analysés l’année dernière, 1.106 échantillons de médicaments avec 2,26% de non-conformité pour absence de principe actif, de sous-dosage en principe actif, d’essais hors spécifications et de défauts technico-règlementaires», a dévoilé le patron du LNS. Concernant les aliments et boissons, sur 811 échantillons analysés, il y a eu un taux global de non-conformité de 38,59%, majoritairement représenté par les huiles (36,74%).
Pour les eaux, 341 échantillons ont été analysés avec des non-conformités divers dont 79 échantillons d’eaux en sachet. Dans le domaine des expertises particulières, le LNS a été sollicité pour 14 réquisitions provenant des services des douanes, de l’Office central des stupéfiants et de la police. L’établissement, qui a performé dans d’autres domaines, a aussi connu des difficultés techniques et financières pour acquérir des normes de référence et participer annuellement à un maximum d’essais d’inter-comparaisons et d’essais d’aptitude indispensables à l’obtention, au maintien et à l’extension de l’accréditation au référentiel ISO 17025. Les difficultés d’accès aux structures certifiées pour calibrer et qualifier les équipements conformément aux exigences normatives y figurent aussi.
Pour sa part, le président du conseil d’administration s’est réjoui des grandes réalisations du LNS qui prouvent à suffisance ses capacités de résilience. Il s’agit spécifiquement du maintien et de l’extension de la portée de l’accréditation ISO/CEI-17025 du laboratoire de contrôle de qualité des médicaments à d’autres services. «Concernant les contrôles réalisés dans le cadre de la surveillance du marché des produits, vous avez relevé des cas de non-conformité pour les médicaments, les aliments et les eaux», a souligné Pr Abdalaye Keïta, avant d’ajouter que ces produits mettent en danger la santé des populations et risquent de compromettre nos actions de santé publique si des dispositions rigoureuses et pratiques ne sont pas prises.
Il a en appelé aux orientations utiles des administrateurs pour les mesures qui s’imposent et à indiquer des axes stratégiques pour mieux protéger les populations contre la consommation des produits de mauvaise qualité. Et d’ajouter que cet engagement doit s’inscrire pleinement dans la vision présidentielle Mali kura taasira. Il est utile de préciser que le projet de budget 2026 du LNS est arrêté en recettes et en dépenses à un peu plus de 982,2 millions de Fcfa contre un budget d’un peu plus de 938,4 millions de Fcfa en 2025, soit une augmentation de 4,7%.
Maïmouna SOW
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