Remise des matériels aux bénéficiaires du projet
Présidée par le Directeur national de
l’Agriculture, Souleymane Yacouba, en présence de plusieurs responsables des
services agricoles régionaux, cette session avait plusieurs objectifs :
examiner la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la précédente
rencontre, analyser le rapport d’activités, valider les programmations budgétaires
et dégager de nouvelles orientations pour renforcer l’impact du projet sur le
terrain.
Soutenu par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le projet SHEP ambitionne de changer profondément la manière de pratiquer l’agriculture chez les petits exploitants. Il s’agit de faire évoluer les producteurs d’une agriculture essentiellement tournée vers l’autoconsommation vers une approche plus entrepreneuriale : « cultiver pour vendre». Une philosophie qui place le marché au cœur des décisions agricoles et qui vise particulièrement les filières horticoles. À l’ouverture des travaux, le directeur national de l’Agriculture a rappelé l’importance stratégique de ce cadre de concertation, institué par la Décision n°2025-482 MA-SG du 31 décembre 2025. Cette instance se réunit semestriellement pour assurer le suivi, l’évaluation et la validation des actions du projet. Selon Souleymane Yacouba, la réussite de cette deuxième phase repose avant tout sur le renforcement des capacités des acteurs, notamment les vulgarisateurs agricoles et les producteurs. C’est pourquoi la DNA a engagé plusieurs sessions de formation sur l’approche SHEP, aussi bien au niveau national que régional. Ces formations concernent également les agents des nouvelles zones d’intervention et portent sur les outils modernes de suivi, notamment l’application numérique KoboToolbox.
Au-delà du renforcement des compétences, le projet
entend mettre davantage les producteurs au cœur des mécanismes de
commercialisation. L’objectif est de favoriser des partenariats durables avec
les acteurs du marché, d’améliorer la gestion des données agricoles et de créer
les conditions d’une meilleure autonomie économique des exploitants. Pour
Abdoulaye Sow, chargé de projets principal de la JICA Sénégal et responsable
des projets au Mali, cette deuxième phase marque une étape importante dans
l’expansion de l’approche SHEP. «Elle permettra d’étendre l’approche aux régions
de Bougouni, Dioïla, Kita, Koutiala et San, tout en renforçant les capacités
des acteurs à travers des formations, notamment sur l’utilisation de
KoboToolbox», a-t-il expliqué. La JICA a également réaffirmé son engagement à
accompagner le Mali dans cette ambition de modernisation agricole.
La phase II du projet SHEP vise à améliorer les
revenus de 2500 producteurs maraîchers. Elle prévoit également de consolider
les acquis dans les anciennes zones d’intervention, d’intégrer les modules SHEP
dans les Centres d’apprentissage agricole et les universités agricoles, mais
aussi de renforcer la digitalisation du dispositif.
Les bénéficiaires directs comprennent notamment 20
formateurs des Centres d’apprentissage agricole (CAA) de Samé, Dioro, M’Pèssoba
et Samanko, ainsi que 30 cadres et agents des Directions régionales de
l’Agriculture des cinq nouvelles régions concernées. Pour accompagner cette
montée en puissance, d’importants moyens matériels sont prévus : un véhicule
pick-up pour le CAA de Kayes, dix motos destinées aux vulgarisateurs dans les
nouvelles zones d’intervention, treize ordinateurs, 75 tablettes pour les
agents de terrain et sept bornes Wi-Fi portatives. À travers SHEP Phase II,
l’enjeu dépasse donc la simple augmentation de la production. Il s’agit de
donner aux petits exploitants les outils nécessaires pour mieux valoriser leurs
récoltes, accéder aux marchés et faire de l’agriculture un véritable levier de
création de revenus et de développement rural.
Aïchata Sissoko
Rédaction Lessor
La trentième réunion du Cadre de concertation entre le gouvernement et les acteurs du secteur pétrolier s'est tenue hier à la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM). Cette rencontre a permis d'évaluer la situation de l'approvisionnement en hydrocarbures durant le mois écoulé et .
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