Le ministre lors de son intervention à l’ouverture des travaux
A la cérémonie officielle d’ouverture de la quatrième édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Sipen-Uemoa 2026), organisée autour du thème : «Refonder l’économie numérique au sein de l’Uemoa : Intelligence artificielle, FinTech et Finance inclusive» Cette édition rassemble plus d’un millier de participants, une cinquantaine d’exposants ainsi que les principaux décideurs, experts, investisseurs et partenaires du numérique de l’espace communautaire.
La
cérémonie d’ouverture était présidée par la ministre burkinabè de la Transition
digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata
Zerbo/Sabané, représentant le Premier ministre du Burkina Faso. Dans son
allocution, elle a salué la présence de ses homologues du Mali et du Niger,
soulignant que leur participation traduit la volonté des États de renforcer la
coopération régionale face aux profondes mutations technologiques. Elle a
rappelé que le numérique constitue désormais un levier de souveraineté, de
compétitivité économique et d’intégration régionale, appelant les États membres
à bâtir un écosystème numérique plus résilient, plus innovant et davantage
tourné vers les besoins des populations.
À
cette occasion, le Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de
la Modernisation de l’Administration du Mali, Alhamdou Ag Ilyène, a eu
l’honneur de prononcer, au nom des Ministres en charge du Numérique de la
Confédération des États du Sahel (AES), le discours officiel de la
Confédération, portant une vision commune en faveur d’une économie numérique
souveraine, intégrée, innovante et au service du développement des peuples
sahéliens.
Dans
une intervention particulièrement remarquée, le ministre malien a rappelé que
le thème retenu dépasse largement la seule dimension technologique. Selon lui,
refonder l’économie numérique revient à choisir le modèle de développement que
les États de la région souhaitent construire, en faisant de l’intelligence
artificielle, des FinTech, des infrastructures numériques, des plateformes
digitales et des données de véritables instruments de souveraineté, de
compétitivité économique, d’efficacité administrative et d’inclusion sociale.
Le
ministre a souligné que les pays de l’Uemoa et de l’AES sont confrontés à des
défis communs : accélérer la connectivité, développer des infrastructures
numériques résilientes, renforcer la cybersécurité, protéger les données, créer
des emplois qualifiés pour la jeunesse et accompagner l’émergence d’entreprises
africaines capables de conquérir les marchés régionaux et internationaux. Il a
insisté sur le fait qu’aucun de ces défis ne pourra être relevé dans
l’isolement et que la coopération régionale, l’harmonisation progressive des
cadres réglementaires et la mutualisation des compétences constituent désormais
des impératifs stratégiques.
Plaçant
le développement du capital humain au cœur de cette transformation, le ministre
Alhamdou Ag Ilyène a appelé à investir davantage dans la formation aux métiers
du numérique, à soutenir les startups, à développer les capacités régionales en
intelligence artificielle, en cybersécurité, en cloud computing, en gestion des
données et dans les technologies émergentes, afin que les innovations
africaines trouvent les financements, les marchés et les partenariats
nécessaires à leur croissance.
Le
ministre a également insisté sur la dimension sociale de la transformation
numérique. Pour lui, le numérique doit rester un outil au service des
populations en rapprochant les services publics des citoyens, en facilitant
l’accès au financement, en améliorant l’éducation et la santé, en modernisant
l’agriculture, en développant le commerce et en créant de nouvelles
opportunités pour les femmes et les jeunes. Cette vision s’inscrit pleinement
dans la politique de modernisation engagée par le Gouvernement du Mali en
faveur d’une transformation numérique inclusive et souveraine.
Évoquant les perspectives régionales, Alhamdou
Ag Ilyène s’est félicité de l’élaboration attendue de la Déclaration de
Ouagadougou, qu’il souhaite porteuse d’engagements concrets en faveur d’une
coopération numérique renforcée entre les États de la sous-région. Reprenant
les mots du Président Thomas Sankara, il a lancé un appel à « oser inventer
l’avenir », en produisant des solutions africaines, en développant les
compétences locales, en protégeant les données et en bâtissant une économie
numérique créatrice de valeur pour les populations.
La
participation du ministre Alhamdou Ag Ilyène au Sipen-Uemoa 2026 s’inscrit dans
la continuité de l’engagement international du Mali en faveur de la
souveraineté numérique. Après avoir porté, au Sommet mondial sur la gouvernance
de l’intelligence artificielle et au Forum SMSI 2026 à Genève, la vision du
Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’armée
Assimi Goïta, en faveur d’une intelligence artificielle au service du
développement, le Ministre poursuit à Ouagadougou son plaidoyer pour une
coopération africaine renforcée, fondée sur l’innovation, l’intégration
régionale et la maîtrise des technologies stratégiques.
À
travers cette participation de haut niveau des ministres en charge du Numérique
de la Confédération AES, le Mali réaffirme sa volonté de contribuer activement,
aux côtés de ses partenaires, à la construction d’un espace numérique africain
plus intégré, plus compétitif et plus souverain, où le numérique constitue un
véritable moteur de développement économique, d’inclusion sociale et de
transformation structurelle de nos États.
CCOM/MCENMA
Rédaction Lessor
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