Partis politiques et société civile condamnent et proposent des pistes de solution

Les sanctions économiques et financières imposées à notre pays font réagir les formations politiques et la société civile. Faut-il rappeler que ces sanctions concernent notamment la fermeture des frontières des pays de la Cedeao avec le Mali, le gel des avoirs de notre pays au niveau de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Publié vendredi 14 janvier 2022 à 07:04
Partis politiques et société civile condamnent et proposent des pistes de solution

Dans un communiqué en date du 12 janvier, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) estime que ces sanctions sont illégales et injustes. «Les mesures adoptées, de toute évidence, ont piétiné les textes régissant la Cedeao et l’Uemoa. Elles n’ont tenu compte ni des antécédents qui ont mené à la crise actuelle, ni de la situation sociale, politique, économique, sanitaire et sécuritaire du Mali dont la volonté de dialogue et de compromis a été purement et simplement méconnue», déplore le mouvement de contestation, à l’origine de la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020.

De son côté, le Cadre d’échange des partis et regroupements de partis politiques pour une Transition réussie au Mali juge que le peuple malien ne mérite pas des sanctions des organisations régionales et sous régionales dont il est membre à part entière. «Ces sanctions fragilisent notre pays. Elles affectent la résilience de notre peuple, soumis aux effets néfastes des crises alimentaires, socio-politiques, sanitaires et sécuritaires», relève la coalition d’une soixantaine de partis politiques, tout en soutenant que l’unité des filles et des fils de notre  pays est encore possible pour assurer un retour à l’ordre constitutionnel normal et faciliter la levée des sanctions contre le Mali.

De même, le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) de Tiébilé Dramé a, dans un communiqué, fait savoir que «le peuple malien qui paie un lourd tribut à l’insécurité et à la Covid-19 ne mérite pas de souffrir davantage». Pour la sortie de cette crise sans précédent, le parti du Bélier blanc propose la «tenue urgente d’un conclave des partis politiques, de la société civile et des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Cela, pour adopter une nouvelle feuille de route et un chronogramme électoral  consensuel, réaliste et raisonnable que le gouvernement soumettra à notre organisation communautaire».

 Pour sa part, l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) dit regretté les sanctions prises par la Cedeao et l’Uemoa tout en appelant l’État du Mali à privilégier le dialogue afin de convenir d’un délai raisonnable pour le retour à l’ordre constitutionnel. Dans son communiqué, elle estime qu’en dépit de l’exclusion de cette série de sanctions, de certains produits dont des produits alimentaires de grande consommation, pharmaceutiques, pétroliers, de l’électricité,  des matériels et équipements médicaux, ces mesures vont malheureusement toucher les populations maliennes déjà en proie  à des difficultés sécuritaires et sanitaires.

Pour l’AMDH, certaines de ces sanctions sont contraires à l’esprit du Traité révisé de la Cedeao. À cet effet, l’Association que dirige Me Moctar Mariko, a rappelé avec insistance que ces nouvelles sanctions sont disproportionnées et injustes. Aussi, l’AMDH  a qualifié ces sanctions de graves violations des droits  civils et politiques, économiques, sociaux et culturels.

«Or, le respect, la promotion et la protection des droits de l’Homme et des peuples, conformément à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, font partie des principes fondamentaux de l’organisation, selon l’article 4, g, du Traité révisé», rappelle l’AMDH, ajoutant que la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux, droits de résidence et d’établissement sont des objectifs primordiaux de l’intégration ayant été concernés par les sanctions infligées à notre pays.

Oumar DIAKITE

Lire aussi : À l’heure du Mali : Le gouvernement réaménagé, entre continuité et confiance

De nouveaux ministres, de nouveaux ministres d’État et voilà le gouvernement Abdoulaye Maiga 2. Le Président de la Transition sait entendre ses compatriotes quant à la réorientation de l’action publique, incarnée par le pouvoir exécutif à travers le duo Chef de l’État et chef du Gouve.

Lire aussi : Remaniement ministériel : Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement

Par Décret N°2026-0062/PT-RM du 12 février 2026, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a procédé à un léger remaniement au niveau du gouvernement dirigé par le Général de division Abdoulaye Maïga. Dans la nouvelle équipe gouvernementale dont la liste a é.

Lire aussi : Mali: Quatre nouveaux ministres entrent au gouvernement

Depuis ce jeudi 12 février 2026, le gouvernement a subi un réaménagement. Les ministres chargés de la Défense, des Finances et de la Réconciliation nationale, respectivement le général de corps d'armée Sadio Camara, Alousséni Sanou et Ismaël Wagué renforcent leurs fonctions avec le poste.

Lire aussi : Citoyenneté, leadership et engagement : Le prefodep façonne une nouvelle génération de jeunes maliens

Dans un Mali en quête de stabilité politique, de cohésion sociale et de gouvernance inclusive, l’investissement dans la formation de la jeunesse apparaît comme un levier stratégique de refondation durable..

Lire aussi : Feuille de route de l’an II : Le président de la commission nationale de la Confédération AES du Burkina Faso prend langue avec le ministre Abdoulaye Diop

Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de l’an II de la Confédération des états du Sahel (AES), une délégation burkinabè a effectué hier, une visite de travail à Bamako. La délégation, conduite par le président de la Commission nationale de la Confédération AES du B.

Lire aussi : Présentation de vœux de nouvel An à Koulouba : Le soutien des forces vives de la nation et les assurances du chef de l’état

Les familles fondatrices de Bamako, les autorités religieuses et les forces vives de la Nation ont successivement présenté, hier au Palais de Koulouba, leurs vÅ“ux de nouvel An au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. C’était en présence de plusieurs personnalitÃ.

Les articles de l'auteur

Gestion de la question migratoire : Le partenariat fécond entre le gouvernement et l’OIM

Le ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine et son partenaire stratégique, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ont tenu, hier, une journée du dialogue institutionnel, sous la présidence du ministre Mossa Ag Attaher en présence du chef de mission de l’agence onusienne dans notre pays, Dr Boubacar Seybou..

Par Oumar DIAKITE


Publié vendredi 13 février 2026 à 08:32

Journée des diplomates russes : L’axe Bamako-Moscou se consolide

Le Mali et la Russie sont résolument déterminés à approfondir leur dialogue politique et à coordonner leurs positions de principe sur les questions actuelles de l’agenda mondial et régional à l’ONU et dans d’autres formats multilatéraux. Ces assurances ont été données par l’ambassadeur de la Fédération de Russie dans notre pays, Igor Gromyko, mardi dernier, lors de la célébration de la Journée des diplomates russes.

Par Oumar DIAKITE


Publié jeudi 12 février 2026 à 08:53

Koulouba : 36 grands serviteurs de l’état décorés

En retour de la reconnaissance nationale de leur mérite, les récipiendaires ont décidé d’élever le Chef de l’état, le Général d’armée Assimi Goïta, à la haute distinction de «Héros de la Nation».

Par Oumar DIAKITE


Publié lundi 09 février 2026 à 08:52

Attaque des États-Unis contre le Venezuela : La Confédération AES dénonce une ingérence inacceptable

Dans un communiqué datant de ce jeudi 8 janvier et signé par son Président, et Président du Faso, Ibrahim Traorė, la Confédération des Etats du Sahel (Confédération AES) dénonce l'attaque des États-Unis d’Amérique contre la République bolivarienne du Venezuela..

Par Oumar DIAKITE


Publié jeudi 08 janvier 2026 à 13:47

Enlèvement du Président vénézuélien par les États-Unis : l’ambassadeur Elio Colmenares dénonce une agression au mépris du droit international

L’ambassadeur du Vénézuela dans notre pays, Elio Colmenares, a animé hier dans les locaux de sa représentation diplomatique, une conférence de presse pour dénoncer l’enlèvement du Président Nicolas Maduro Moros, par les États-Unis aux premières heures du samedi 3 janvier dernier..

Par Oumar DIAKITE


Publié jeudi 08 janvier 2026 à 08:55

Diplomatie : Le nouvel ambassadeur du Mali à Genève prêt à accomplir sa mission

Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a mis en route, hier dans l'après-midi au palais de Koulouba, Sékou Gaoussou Cissé, avec des orientations pour la bonne exécution de sa mission.

Par Oumar DIAKITE


Publié mardi 06 janvier 2026 à 10:17

Processus de refondation de l’État : Le Cinsere-FNR partage son rapport avec la société civile

Selon les résultats de l’évaluation du Comité indépendant de suivi des recommandations des Assises nationales de la refondation (Cinsere-FNR), au 31 décembre 2024, sur les 517 recommandations, 72 actions ont été réalisées, 315 sont en cours de réalisation et les 130 autres n'ont pas encore connu un début de démarrage..

Par Oumar DIAKITE


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:42

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner